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MUSCLE PETIT PECTORAL

sternum, aux cartilages des sept premières côtes, aux muscles intercostaux, au grand dentelé, au sous-clavier et surtout au petit pectoral ; 2° par sa portion externe ou axillaire, à l’attache scapulaire du même muscle, au tendon de la longue portion du biceps brachial, au tendon commun à sa courte portion et au coraco-huméral, et plus profondément aux vaisseaux et nerfs du creux de l’aisselle.

Le bord supérieur du muscle est séparé du deltoïde par un interstice celluleux, linéaire en bas, mais plus large et triangulaire en haut. Cet interstice reçoit la partie terminale de la veine céphalique qui vient se jeter immédiatement au-dessous de la clavicule dans la veine sous-clavière. — Son bord inférieur, d’abord mince, rectiligne et obliquement ascendant, repose sur le bord correspondant du petit pectoral qui le déborde un peu.

Action . — Le grand pectoral a pour destination principale de rapprocher le bras des parois du thorax.

Son faisceau claviculaire, en attirant l’humérus en dedans, le porte aussi en avant, de manière à nous permettre de croiser les bras et d’appliquer la main sur l’épaule du côté opposé. Les fibres autérieures du deltoïde favorisent ce mouvement et lui donnent plus d’étendue.

La portion sterno-costale a pour effet, lorsque les bras sont étendus en croix ou élevés^ de les abaisser en les portant en avant.

Quelquefois le grand pectoral prend son point d’appui sur l’humérus; c’est ce qui a lieu par exemple dans l’action de grimper. Il s’unit alors au grand dorsal pour attirer la poitrine et toutes les parties sous-jacentes du corps vers l’humérus. Dans ces conditions, il peut soulever les côtes et participer à l’inspiration ; mais il n’est inspirateur que par ses fibres inférieures, c’est-à-dire par les faisceaux qui s’attachent aux cinquième, sixième et septième côtes, et ne contribue, du reste, à la dilatation de la poitrine que dans les grands mouvements respiratoires; l’attitude tourmentée que certaines personnes communiquent à leurs membres supérieurs au moment du réveil a évidemment pour but d’associer les grands pectoraux à ces mouvements inspirateurs.

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