‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 179 sur 481 · II · texte numérisé non relu

II

Le faisceau claviculaire se dirige en bas el eu dehors. 11 esl triangulaire, très épais et d’une épaisseur uniforme sur toute son étendue. — Le faisceau sterno-costal, rayonné, beaucoup plus large et plus mince que le précédent, se rétrécit et s’épaissit de plus en plus en se rapprochant du bras. Il comprend trois ordres de fibres : 1° des fibres descendantes peu nombreuses, qui naissent de la première pièce du sternum; 2° des fibres horizontales très multipliées ; 3° des fibres obliquement ascendantes qui se contournent d’avant en arrière en formant avec les précédentes une gouttière à concavité supérieure.

Ces deux faisceaux, séparés à leur point de départ par une ligne celluleuse et quelquefois par un espace triangulaire, se confondent vers la partie moyenne du muscle.

Considéré dans sa partie terminale, le corps charnu du grand pectoral est formé aussi de deux faisceaux, mais très différemment disposés, el qu’on ne peut distinguer qu’après l’avoir divisé sur sa partie moyenne. En renversant en dehors sa moitié externe et en examinant le profil de la coupe, on remarque alors que cette seconde moitié se compose : d’uu faisceau antérieur, très large et très épais, obliquement descendant, et d’un faisceau postérieur, plus petit, plus mince el obliquement ascendant. Le premier esl constitué par les fibres qui naissent de la clavicule et de la moitié supérieure du sternum; le second, par celles qui viennent de la partie inférieure de cet os, des cartilages costaux correspondants el de l’aponévrose du grand oblique (fig. 324, 8).

Au faisceau antérieur ou descendant succède une large et forte lame tendineuse qui va se fixer à la lèvre externe de la coulisse bicipitale. De son bord supérieur on voit naître une étroite bandelette qui remonte jusqu’au ligament capsulaire de l’épaule, el de son bord inférieur une lamelle plus large qui se perd dans l’aponévrose du bras. — Le faisceau postérieur ou ascendant se termine sur une lame tendineuse, située en arrière de la précédente, tantôt plus large, tantôt plus étroite que l’antérieure, laquelle se fixe aussi au bord externe de la coulisse bicipitale. Ces deux lames juxtaposées forment île tendon du grand pectoral. Elles s’unissent en général par leur bord inférieur et prolongent ainsi jusqu’à l’humérus la gouttière que présente le corps charnu. Leur indépendance, du reste, est rarement complète : elles adhèrent presque toujours Lune à l’autre sur un ou plusieurs points.

Rapports. — La face antérieure du grand pectoral est recouverte par l’extrémité inférieure du peaucier cervical, par la glande mammaire, plus ou moins développée chez la femme, rudimentaire chez l’homme, et dans le reste de son étendue par la peau. Une lame fibreuse mince el très adhérente le sépare de toutes ces parties.

Sa face postérieure répond : 1° par sa portion interne ou thoracique au

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