Muscles intercostaux externes
Au nombre de onze, comme les espaces qu’ils occupent, aplatis de dehors en dedans, comme les côtes qu’ils relient les unes aux autres, ces muscles s’étendent du rachis jusqu’au voisinage des cartilages costaux; ils ne correspondent par conséquent qu’aux parois postérieures et latérales du thorax.
Insertions. — Les intercostaux externes s’attachent par leur bord supérieur au bord inférieur de la côte qui les surmonte, et par le bord opposé à la lèvre externe du bord supérieur de la côte sous-jacente. Ces insertions se font par des fibres tendineuses de longueur très inégale, dont les unes naissent de la côte qui est au-dessus, et les autres de la côte qui est au-dessous. Du mélange de ces fibres tendineuses aux fibres charnues résulte, pour les intercostaux, un aspect particulier qui les distingue de la plupart des autres muscles de l’économie, et qui les rapproche, au contraire, beaucoup des ischio-coccygiens.
Comme ces derniers, du reste, ils jouent le rôle de paroi. L’analogie de destination semble donc présider ici à l’analogie de constitution. En s’allongeant, en se multipliant, les fibres tendineuses ont pour but d’accroître la résistance de ces muscles. 11 suit de leur inégale longueur que les libres charnues affectent une semblable inégalité.
Les fibres des intercostaux externes se dirigent toutes de haut en bas et d’arrière en avant. Elles se comportent à l’égard des deux côtes sur lesquelles elles s’insèrent comme autant de sécantes formant, avec la supérieure un angle aigu en avant, et avec l’inférieure un angle aigu en arrière.
Rapports. — Par leur face externe, ces muscles sont en rapport avec
MUSCLES JNTERCOSTAUX.
les deux pectoraux, le grand et les petits dentelés, le grand oblique et le grand dorsal. Une mince lamelle cellulo-fibreuse les sépare de tous ces muscles. — Leur face interne est recouverte, dans l’espace qui s’étend du rachis à l’angle des côtes, par une lamelle semblable, mais un peu plus résistante, et par la plèvre. Dans le reste de son étendue, elle répond au muscle intercostal interne. Entre les deux plans musculaires cheminent les vaisseaux et nerfs intercostaux, contenus dans la gouttière des côtes qu’ils débordent.
L’extrémité postérieure de chacun de ces muscles répond au ligament qui s’étend des apophyses transverses au bord supérieur du col des côtes. — Leur extrémité antérieure est reliée au sternum par une aponévrose d’aspect nacré, que constituent une série de rubans fibreux offrant pour la plupart la même direction et les mêmes insertions que les fibres musculaires.
IL — jflti&cles intercostaux internes.
Au nombre de onze, aplatis et contournés aussi d’arrière en avant, les intercostaux internes sont situés au-dessous des externes, mais ne présentent pas les mêmes limites. Ces derniers s’étendent du rachis jusqu’à l’extrémité antérieure des côtes. Les premiers se portent de l’angle des côtes au sternum ; ils sont donc débordés en arrière par les intercostaux externes qu’ils débordent, au contraire, en avant. Ils forment, avec la face interne des côtes, un seul et même plan que la plèvre achève de niveler.
Insertions. — Les intercostaux internes s’attachent, par leur bord supérieur, à la lèvre interne de la gouttière des côtes, sur une ligne notablement plus élevée que celle à laquelle s’insèrent les intercostaux externes ; et par leur bord inférieur, à la lèvre interne du bord supérieur de la côte sous-jacente. Ils sont donc plus larges que les précédents et par conséquent plus rapprochés les uns des autres ; la distance qui les sépare n’excède pas, en moyenne, 10 millimètres, tandis que celle qui sépare les intercostaux externes est de 12 à 14.
Les fibres de ces muscles se dirigent de haut en bas et d’avant en arrière, en sorte qu’elles croisent en sautoir celles des intercostaux externes. Mais leur obliquité est un peu moindre; et en outre elle n’est pas égale pour les antérieures et les postérieures. Les antérieures sont presque perpendiculaires aux cartilages costaux; les suivantes sont plus inclinées, et leur inclinaison devient en général de plus en plus grande à mesure qu’on se rapproche de leur extrémité postérieure.
Leur mode de constitution est, du reste, le même que celui des intercostaux externes.
Rapports. — Par leur face externe ces muscles correspondent, dans
leur liers antérieur, à l’aponévrose qui prolonge les intercostaux externes jusqu’au sternum. Dans leurs deux tiers postérieurs ils sont recouverts par les vaisseaux et nerfs intercostaux, et plus superficiellement par les intercostaux externes. Leur face interne est en rapport avec la plèvre, dont elle se trouve séparée en avant par le triangulaire du sternum.