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IV. — Muscle triangulaire du sternum

Ce muscle est situé sur les parties latérale et inférieure du sternum, en arrière des cartilages costaux. Il offre la figure d’un petit triangle rectangle à base inférieure, dont le côté le plus court serait vertical, et le plus long oblique et dentelé.

Insertions. — Le triangulaire s’attache, par son bord interne ou vertical, aux parties latérales du corps du sternum et de l’appendice xiphoïde, à l’aide d’une courte aponévrose de laquelle partent les fibres charnues. Celles-ci se dirigent en dehors, les inférieures horizontalement, les autres en suivant une direction ascendante, d’autant plus oblique qu’elles sont plus élevées. Le muscle se termine par quatre digitations, qui vont se fixer chacune par une languette tendineuse au bord inférieur et à la face interne des sixième, cinquième, quatrième et troisième cartilages costaux ; quelquefois il s’élève jusqu’au cartilage de la seconde côte.

Rapports. — Le triangulaire du sternum est en rapport, par sa face antérieure, avec les vaisseaux mammaires internes, les muscles intercostaux internes, et les cartilages costaux. Il répond, par sa face postérieure à la plèvre costale.

Y. — Action des muscles de la région pariétale.

Il n’existe pas de muscles dans l’économie dont les usages aient été aussi constestés que ceux des intercostaux. Toutes les hypothèses qu’on pouvait présenter sur leur action ont été émises. Elles sont exactement résumées dans le tableau suivant que j’emprunte à Beau et Maissiat :

« 1° Les intercostaux externes et internes sont les uns et les autres inspirateurs (Borelli, Winslow, Haller, etc.) ; 2° ils sont les uns et les autres expirateurs (Yésale, Sabatier); 3° les intercostaux externes sont expirateurs, et les internes inspirateurs (Galien, Bartholin); 4° les intercostaux externes sont inspirateurs , et les internes expirateurs (Spigel, Hamberger) ; 5° les intercostaux externes et internes sont à la fois inspirateurs et expirateurs (Mavow, Magendie); 6° les uns et les autres sont passifs dans les mouvements d’inspiration et d’expiration ; ils font l’office d’une simple paroi (Yan Helmont et Arantius). »

On pourrait croire qu’à notre époque, après tant de progrès réalisés, la science est enfin fixée sur ce point : ce serait une erreur.

MYOLOGJK.

Longet considère, avec Beau et Maissiat, les intercostaux externes et internes comme des expirateurs. — Béclard admet, avec Hamberger, que les intercostaux externes sont inspirateurs, et les internes expira» leurs. Selon Duchenne (de Boulogne), les deux muscles sont l’un et l’autre inspirateurs.

L’opinion qui me paraît la mieux fondée est celle de Van Helmont ; les intercostaux font l’office de parois ; lorsqu’ils se contractent, c’est pour communiquer à ces parois une plus grande rigidité. Il est possible cependant qu’ils remplissent un second usage relatif au jeu des côtes; mais ce second usage paraît accessoire et reste indéterminé.

Les surcostaux qui prennent leur point fixe sur les apophyses transverses et leur point mobile sur les côtes sous-jacentes ont pour destination d’élever celles-ci; ils sont inspirateurs.

Le triangulaire du sternum, prenant ses insertions fixes en bas et ses insertions mobiles en haut sur les cartilages costaux, abaisse ces cartilages ; il est expirateur.

§ 3. — Aponévroses du thorax.

Les aponévroses du thorax sont de simples lames cellulo-fibreuses. comparables à celles qui recouvrent les muscles larges de l’abdomen. Autant de muscles, autant de lames aponévrotiques. Celles des intercostaux ont été précédemment mentionnées. Les autres appartiennent au grand pectoral, au petit pectoral, au sous-clavier et au grand dentelé.

A. Aponévrose du grand pectoral. — Elle s’étale sur toute la largeur de ce muscle, auquel elle adhère par des lamelles qui pénètrent dans son épaisseur. — En dedans, cette aponévrose se prolonge jusqu’à la partie médiane du sternum, en s’unissant aux fibres tendineuses sousjacentes, et se continuant, en partie, avec celle du côté opposé. — En haut, elle s’insère à la clavicule. — En dehors, elle se continue avec l’aponévrose du deltoïde. — En bas, elle contourne le bord inférieur du grand pectoral pour s’unir à l’aponévrose axillaire.

B. Aponévrose du petit pectoral. — Cette lame fibreuse, plus mince et plus faible que la précédente, part de l’aponévrose du sous-clavier, puis s’applique à la face antérieure du petit pectoral. Parvenue sur le bord inférieur du muscle, elle s’unit à l’aponévrose du grand pectoral et à celle du creux de l’aisselle qui se trouve ainsi rattachée à la clavicule : d’où la forme voûtée qui lui est propre.

C. Aponévrose du sous-clavier. — L’aponévrose du muscle sousclavier est remarquable par son épaisseur et son aspect nacré. S’attachant par ses deux bords à la face inférieure de la clavicule, elle con-

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