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C. Synoviales des tendons fléchisseurs

Cinq gaines synoviales sont annexées à la portion palmaire des tendons fléchisseurs. La première s’étend de la phalangette du pouce à la partie externe de l’anneau earpien ; la seconde, de la phalangette du petit doigt à la partie interne du même anneau au niveau duquel elle s’adosse à la précédente. Les autres appartiennent aux trois doigts moyens ; elles ne remontent pas au delà de la tête des métacarpiens.

Il existe, en un mot, deux synoviales carpo-phalangiennes qui offrent une disposition très différente, et trois synoviales phalangiennes affectant, au contraire, une disposition semblable.

1° Synoviale carpo-phalangienne externe.

Elle remonte à un centimètre au-dessus du ligament annulaire antérieur, et se termine à l’union de la première avec la seconde phalange du pouce. Sa longueur moyenne est de 11 centimètres. Cette synoviale atteint sa plus grande capacité au niveau de l’anneau earpien. On peut lui considérer une partie tendineuse et une partie pariétale.

La portion tendineuse entoure le tendon du long fléchisseur du pouce, tendon qu’elle rattache à l’anneau earpien par une sorte de pédicule ou de mésentère s’étendant à toute sa longueur, ou bien à une partie seulement de celle-ci.

La portion pariétale adhère par sa face externe aux parties environnantes. — En avant elle répond : au-dessus de l’anneau earpien, à l’aponévrose de l’avant-bras, dans l’intervalle compris entre les tendons du grand et du petit palmaire ; au niveau de l’anneau, au ligament annulaire du carpe; dans la paume de la main, à l’opposant et au court fléchisseur du pouce.

En arrière elle est en rapport : en haut, avec l’articulation radiocarpienne ; plus bas, avec le scaphoïde, le trapèze et le trapézoïde ; inférieurement, avec le muscle adducteur du ponce.

Ai YO LO GIE.

En dehors et au-dessus de Panneau elle longe un peloton adipeux très épais qui la sépare de l’artère radiale ; au niveau de l’anneau, elle adhère au conduit, dans lequel glisse le tendon du grand palmaire, et plus bas au court fléchisseur du pouce.

Dans l’anneau carpien, elle s’applique en dedans à la synoviale carpophalangienne interne, soit en avant, soit en arrière des tendons fléchisseurs : de là deux cloisons carpiennes, l’une et l’autre verticales.

La cloison antérieure, dont l’existence n’est pas constante, s’étend du ligament antérieur du carpe au nerf médian.

La cloison postérieure, plus large et plus importante, se porte du faisceau des tendons fléchisseurs à l’interligne articulaire qui sépare le grand os du scaphoïde et du trapézoïde. On la voit très bien lorsque, après avoir transversalement divisé tous les tendons au-dessus du poignet, on les soulève en les reportant vers la paume de la main. C’est par celle cloison qu’arrivent les vaisseaux et les nerfs destinés à la masse des tendons. La cloison antérieure n’est remarquable que par la présence dans son épaisseur du nerf médian. Lorsqu’elle n’existe pas, le tronc nerveux reste libre au-devant des tendons.

Au-dessus et au-dessous de ce ligament, la synoviale externe présente un repli semi-lunaire transversal. Ces replis en se dédoublant ont pour usage de favoriser l’allongement de la séreuse.

2° Synoviale carpo-phalangienne interne.

Cette seconde synoviale commence au-devant de la tête du cubitus, s’engage dans l’anneau carpien, tapisse ses deux tiers internes, en embrassant le faisceau des tendons fléchisseurs, et en s’appliquant en dehors, à la synoviale externe, descend ensuite dans la paume de la main, puis dans le canal ostéo-fibreux du petit doigt.

Sa longueur, plus grande que celle de la synoviale externe, est de 13 à 14 centimètres. Distendue à l’aide de l’insufflation, on remarque qu’elle offre une capacité plus considérable aussi.

Sa partie antérieure est recouverte: 1° au-dessus du ligament annulaire, qu’elle dépasse de 6 à 8 millimètres, par l’aponévrose antibrachiale, dans l’intervalle compris entre les tendons du petit palmaire et du cubital antérieur; 2° au niveau du ligament par les deux tiers internes de celui-ci, dont on peut facilement la détacher ; 3° au-dessous de l’anneau carpien, par l’aponévrose palmaire.

Sa partie postérieure revêt l’articulation radio-earpienne, les deux tiers internes de la face correspondante de l’anneau carpien, les articulations carpo-métacarpiennes du médius et de l’annulaire, la partie interne de l’adducteur du pouce et les deux derniers interosseux palmaires.

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