M VU LO GIE
d’une part en dehors en rasant la saillie du trapèze, de l’autre en dedans en rasant le pisiforme et l’os crochu ; puis abattez, par un trait de scie, tout le bord interne de la gouttière carpienne ; vous pourrez alors facilement soulever le faisceau des tendons fléchisseurs, et observer les deux synoviales du poignet, les cloisons qu’elles forment par leur adossement en avant et en arrière, leurs replis, leurs connexions, et tous les détails qui se rattachent à leur étude. — Les mains de femme et d’enfant sont les plus avantageuses pour celte étude. Les mains calleuses, à muscles puissants, sont beaucoup moins favorables, les synoviales, par suite des frottements énergiques et répétés qu’elles ont eu à subir, n’offrant plus dans toute sa pureté le type primitif de conformation.
Historique des synoviales carpo-phalangiennes. — Jusqu’en 1837, ces synoviales ont été peu étudiées. Presque tous les auteurs s’accordaient pour admettre dans l’anneau carpien, autour des tendons fléchisseurs, une seule synoviale, entourant ceux-ci de ses plis et replis. A cette époque parurent les recherches de Leguey, exposés dans sa dissertation inaugurale (1); deux ans plus tard, celles de Malhieurat-Lagemard, publiées dans la Gazette médicale (2); puis, en 1850, celles de Gosselin, communiquées à l’Académie de médecine.
Le travail de Leguey est sans contredit le plus complet. A cet auteur appartient le mérite d’avoir, le premier, nettement signalé, démontré et décrit les deux synoviales du poignet. Le premier aussi, il abien constaté le prolongement de la synoviale externe jusqu’à la phalangette du pouce, et celui de la synoviale interne jusqu’à la phalangette du petit doigt. Cet auteur a mentionné, en outre, la synoviale médiane antérieure.
Malhieurat-Lagemard affirme de nouveau l’existence d’une synoviale unique. C’est lui qui a, le premier, conseillé l’insufflation. Son mémoire d’ailleurs très court tend à nous ramener à l’erreur ancienne si bien réfutée par l’observateur précédent.
Gosselin a constaté l’existence des deux synoviales normales et des deux synoviales exceptionnelles.
3° Synoviale de V index , du médius et de V annulaire.
Sur les doigts la disposition de la synoviale qui entoure les tendons fléchisseurs est des plus simples. Son feuillet viscéral s’identifie avec les deux tendons. Son feuillet pariétal revêt la gaine ostéo-fibreuse dans laquelle ils sont logés. Chacune des trois synoviales remonte un peu audessus de la tète des métacarpiens.
Le feuillet pariétal est uni au feuillet viscéral : 1° par des replis longi-
(1) Leguey, Rech. sur les synoviales des tendons fléchisseurs des doigts , thèse, 1837.
(2) Anal, descriptive des synoviales de la main (Gaz. méd., 1839, p. 27(>).
MUSCLE LONG SUPINATEUR.
ludiuaux, do très petites dimensions et de forme variée; 2° par un repli semi-lunaire qui embrasse les deux tendons fléchisseurs au moment où ils entrent dans la gaine ostéo-fibreuse des doigts.
Les replis longitudinaux se divisent en inférieurs destinés au tendon perforant, et supérieurs destinés au tendon perforé. Très variables de nombre, de forme et de dimensions, ils peuvent être considérés comme autant de rudiments d’un mésentère dans lequel cheminent les vaisseaux et les nerfs destinés aux tendons. — Le repli semi-lunaire occupe le cul-de-sac supérieur des trois synoviales.
§9. — Région antibrachiale externe ou radiale.
Elle est composée de quatre muscles : le long supinateur , le premier radial externe , le second radial externe et le court supinateur .