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BOURSES SÉREUSES DES MUSCLES

au contraire très nombreuses sur la portion moyenne et aux deux extrémités de la portion pariétale.

Les artères viennent pour la plupart de celles qui se distribuent aux gaines tendineuses. Plusieurs ramuscules s’introduisent entre les deux lames du pédicule des tendons, auxquelles elles abandonnent des rami- ' fications, et vont ensuite se terminer dans le tendon lui-même.

Les veines accompagnent les artères. En s’anastomosant, elles forment, comme celles-ci, un réseau à mailles d’autant plus serrées, qu’il est plus rapproché de la surface libre des synoviales.

Les nerfs des gaines synoviales n’ont jamais été nettement démontrés. Leur existence cependant n’est pas douteuse. J’ai eu fréquemment l’occasion de les observer dans le cours de mes recherches. Pour les étudier, il convient de choisir un des replis membraneux qui se portent vers les tendons. On distinguera sur le trajet des vaisseaux plusieurs filets nerveux qui sont destinés au tendon correspondant ; mais de chacun de ces filets naissent quelques divisions qui se ramifient dans les deux feuillets du repli, et qui s’épuisent bien manifestement dans leur épaisseur.

La surface interne des gaines synoviales est recouverte par une couche endothéliale, composé de petites cellules à contour irrégulier et présentant comme ces gaines une portion pariétale, une portion moyenne, et une portion tendineuse. Cette dernière se termine sur les limites de chaque gaine. Au delà de celle-ci je l’ai vainement cherchée sur la périphérie des tendons ; l’endothélium qui les recouvre n’existerait donc qu’au niveau des synoviales et en serait une dépendance.

§ 4. — Bourses séreuses des muscles.

Deux sortes de bourses séreuses sont annexées aux muscles striés : les unes sont situées au-dessous des tendons, et les autres dans l’intervalle des muscles.

Parmi les bourses séreuses sous-tendineuses viennent se ranger celles qui séparent le tendon d’Achille du calcanéum, le tendon du psoas iliaque du petit trochanter, celui du biceps de la tubérosité bicipitale, etc. On remarque que chacun de ces tendons se réfléchit dans certains mouvements autour de la saillie osseuse sur laquelle il s’attache; c’est ce qui a lieu pour le tendon d’Achille pendant la flexion du pied, pour celui du psoas iliaque pendant la rotation de la cuisse en dedans, pour celui du biceps dans l’état de pronation de l’avant-bras. Des frottements réciproques se produisent donc entre les tendons et les saillies sur lesquelles ils s’enroulent; en les séparant, les bourses séreuses viennent adoucir ces frottements.

MYOLOGIE.

Comme exemples de bourses séreuses sous-tendineuses, je mentionnerai encore celle qui facilite le glissement de l’obturateur interne sur la petite échancrure sciatique, celle qu’on observe entre le psoas iliaque et l’articulation coxo-fémorale, etc.

Toutes ces bourses séreuses remplissent les mêmes attributions que les gaines synoviales, dont elles ne diffèrent que par leur plus grande indépendance.

Les bourses séreuses intermusculaires se rencontrent dans les régions où les muscles avaient à subir des frottements réciproques très étendus. Les plus remarquables correspondent à la racine des membres; je citerai celle qui sépare le sous-épineux du deltoïde, celle qui est située entre le sous-scapulaire et la courte portion du biceps, celle qu’on voit entre le grand fessier et les muscles qui s’attachent à la tubérosité ischiatique. Ces bourses séreuses ont pour attribut distinctif leur étendue considérable, leur faible adhérence avec les parties voisines, et surtout une grande élasticité qui leur permet de se prêter à toutes les variétés de forme.

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