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MUSCLES A FIBRES LISSES

rectum. Ces libres, dans le long trajet qu’elles parcourent, se partagent en deux plans : un plan sous-séreux, un plan sous-muqueux.

Le plan sous-séreux se subdivise en couche superficielle, composée de fibres longitudinales, et couche profonde, formée de fibres circulaires. L’une et l’autre s’attachent à la membrane qui les recouvre.

Le plan sous-muqueux, non moins étendu que le précédent, adhère à la face profonde de la muqueuse, dont il constitue la charpente ; il se compose d’innombrables faisceaux aplatis, rubanés, qui s’entre-croisent dans toutes les directions.

Sur l’appareil urinaire, le système musculaire lisse embrasse l’uretère sur toute sa longueur, puis les parois de la vessie, et se termine par un épais faisceau de fibres circulaires qui forme le sphincter de cet organe.

Sur l’appareil de la génération, chez l’homme, il entoure tous les conduits que doit parcourir le sperme ; et chez la femme, tous ceux que parcourt l’ovule. — Sur l’appareil de la respiration, il fait partie des conduits destinés à transmettre l’air atmosphérique jusqu’aux poumons.

Sur celui de la circulation, il s’enroule autour des vaisseaux pour présidera la progression du sang et de la lymphe.

Sur les conduits excréteurs il entoure leur tunique muqueuse pour diriger le produit des sécrétions vers les surfaces tégumentaires.

A la peau sont annexés : 1° des muscles sous-dermiques, qui impriment aux téguments des mouvements vermiculaires : tel est le dartos, qui détermine par ses contractions les rides du scrotum ; 2° des muscles intradermiques, en nombre très considérable, qui s’attachent par leur extrémité inférieure aux bulbes des poils, et qui s’enroulent autour des glandes pilifères pour expulser le liquide qu’elles sécrètent.

Deux muscles lisses appartiennent à la mamelle : l’un à fibres circulaires, situé au-dessous de l’aréole du sein ; l’autre composé de faisceaux longitudinaux et obliques, compris dans l’épaisseur du mamelon. — Quatre sont annexés à l’aponévrose orbitaire, et trois au globe de l’œil : le muscle ciliaire, le sphincter et le dilatateur de la pupille. — D’autres * entrent dans la constitution de la prostate. — D’autres contribuent à former les aréoles des organes érectiles, etc.

§ 2. — Conformation extérieure des muscles lisses.

Les muscles lisses ne possèdent pas une forme qui leur soit propre. Aplatis et minces, ils se moulent sur les organes dont ils font partie, en prennent le mode de configuration, et se présentent, comme la plupart de ceux-ci, sous l’aspect de cylindres membraneux. La couche musculaire des artères, des veines et des vaisseaux lymphatiques revêt très

régulièrement cette forme cylindrique ; il en est de même de celle des intestins, des conduits bronchiques, de l’uretère, de l’urèthre, du canal déférent, de tous les conduits excréteurs des glandes, etc.

Quelques muscles viscéraux affectent une forme conique : telles sont les tuniques musculaires de l’estomac, de la vessie, de la vésicule biliaire ; telle est aussi celle de l’utérus.

En comparant les deux ordres de fibres musculaires au point de vue de leur direction et de leur mode de groupement, on peut dire que, poulies unes, c’est la direction rectiligne qui domine, et pour les autres, la direction curviligne; — que les premières ont une grande tendance à se grouper en faisceaux ; que les secondes tendent, au contraire, à prendre une forme membraneuse. — Dans le système musculaire strié, les libres se rassemblent, afin d’agir avec plus de force sur un point déterminé; dans le système musculaire lisse, elles se disséminent sur toute l’étendue des cavités et des conduits creusés au sein de l’organisme, afin de présider à la progression des liquides ou substances qui les parcourent. — Ainsi, d’un côté, direction rectiligne, forme lasciculée, action énergique et rapide des muscles; de l’autre, direction curviligne, forme membraneuse, action lente, faible, croissant et décroissant graduellement.

a. Muscles lisses à forme membraneuse. — Ces muscles membraneux, qui forment une si vaste dépendance du système musculaire de la vie organique, se divisent en trois ordres. Ils sont simples, composés ou compliqués : simples, lorsqu’ils comprennent un seul plan; composés, lorsqu’ils comprennent deux ou plusieurs plans de fibres qui se superposent en s’entre-croisant ; compliqués ou rétiformes, lorsqu’ils résultent d’une multitude de faisceaux, offrant tous une direction différente.

Les muscles simples ou formés d’un seul plan de fibres sont les plus nombreux. On les rencontre sur tous les conduits que parcourent le sang et la lymphe, sur les divisions des conduits aérifères, sur les canaux excréteurs d’un grand nombre de glandes, sous la peau du pénis, etc. Ils se composent de fibres circulaires, le plus souvent parallèles, mais qui se croisent aussi quelquefois à angles très aigus.

Les muscles membraneux composés sont presque aussi répandus que les précédents. Ils forment le plan musculaire sous-séreux de l’appareil digestif; ils entourent la vessie, le conduit excréteur de l’ovaire, celui du testicule, etc.

Les muscles membraneux compliqués ou rétiformes sont les plus rares : c’est dans ce troisième ordre qu’il faut ranger le plan sousmuqueux de l’estomac et des intestins, l’enveloppe des vésicules séminales, la tunique musculaire de l’utérus, etc.

b. Sphincters. — Les sphincters à fibres lisses diffèrent aussi beaucoup des sphincters à libres striées. Ceux-ci présentent une forme

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