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C. Surfaces de V aponévrose fémorale

La face externe de l’aponévrose est recouverte par une couche celluloadipeuse d’épaisseur très variable, dans laquelle cheminent les veines et les vaisseaux lymphatiques superficiels du membre. — Sur le grand trochanter, la peau est séparée de l’aponévrose par une bourse séreuse rudimentaire.

En dedans et en arrière, où elle est très mince, l’aponévrose laisse entrevoir la couleur et quelquefois aussi la saillie des muscles sousjacents. En dehors, où son épaisseur devient très grande, elle présente une couleur blanche et nacrée.

Sur la surface externe de l’aponévrose on remarque des orifices, dont les uns livrent passage à des vaisseaux sanguins, et les autres à des rameaux nerveux. Ces derniers sont coupés très obliquement et représentent l’extrémité terminale de canaux, plus ou moins longs, creusés dans l’épaisseur de l’enveloppe fibreuse.

La face profonde de l’aponévrose répond aux muscles de la cuisse auxquels elle n’adhère que par un tissu cellulaire lâche. En haut et en arrière cependant, au niveau du moyen et du grand fessier, elle est unie à ces muscles de la manière la plus intime. Sur le moyen fessier l’union est due aux fibres charnues qui naissent de sa face profonde. Sur le grand fessier, elle est établie par les cloisons cellulo-fibreuses qu’elle envoie entre les faisceaux charnus, et par ses connexions avec le tendon du muscle.

APONÉVROSE FÉMORALE.

D. Cloisons inter musculaires.

Comme celles du bras, elles sont au nombre de deux, et se distinguent aussi en interne et externe.

La cloison intermusculaire interne sépare les muscles de la région crurale interne de ceux de la région antéro-externe. Cette cloison se confond dans ses deux tiers supérieurs avec l’aponévrose d’origine du vaste interne ; en bas, elle devient indépendante de ce muscle, dont on peut facilement la séparer. Son bord externe s’attache à la ligne âpre, et plus bas à la branche interne de sa bifurcation. Son bord interne se continue inférieurement avec le tendon de la longue portion du grand adducteur.

La cloison intermusculaire externe s’étend de la base du grand trochanter au condvle externe. Elle sépare le vaste externe des fléchisseurs de la jambe. En dedans, cette cloison s’insère : 1° à toute l’étendue de la ligne âpre; 2° à la branche externe de sa bifurcation inférieure. En dehors, elle se continue avec l’aponévrose fémorale. Sa face antérieure donne attache au vaste externe ; c’est sur cette face que s’insère surtout la partie inférieure du muscle. Sa face postérieure, inclinée en dehors, est en partie recouverte par les insertions qu’elle fournit à la courte portion du biceps. — Cette cloison se compose, comme la précédente, de rubans fibreux obliquement descendants, très forts, et très analogues à ceux qui forment les cloisons intermusculaires du bras. Ils sont croisés par d’autres faisceaux fibreux plus déliés, qui offrent une obliquité inverse et qui les relient entre eux.

Les deux cloisons partant l’une et l’autre de la ligne âpre sont très rapprochées en haut ; elles divergent en bas comme les deux branches résultant de sa bifurcation, et comme les deux bords supérieurs du losange poplité qu’elles contribuent à former.

Ces cloisons ne naissent pas de l’aponévrose fémorale ; elles n’en forment pas une dépendance. Mais il en est d’autresplus nombreuses qui tirent leur origine de celle-ci, qui s’unissent entre elles pour constituer des gaines, et qui méritent aussi d’être mentionnées.

E. Cloisons émanées de V aponévrose fémorale .

Ces cloisons et ces gaines diffèrent suivant que l’on considère les muscles du bassin ou les muscles de la cuisse.

Sur la région fessière l’aponévrose descend de la crête iliaque jusqu’au grand fessier. Arrivée à cette limite, elle se dédouble, sa lame superficielle passant sur la face postérieure du muscle pour aller se continuer en bas avec l’aponévrose de la cuisse ; sa lame profonde cheminant entre

MYOLOGIE.

le grand et le moyen fessier, pour aller s’attacher, en dedans, sur le grand ligament sacro-sciatique. De là deux larges gaines : 1° une gaine postérieure ou superficielle dans laquelle se trouve logé le grand fessier; 2° une gaine antérieure ou profonde, ostéo-libreuse, contenant le moyen, le petit fessier, et tous les autres muscles pelvi-trochantériens.

Sur la cuisse, la cavité circonscrite par l’aponévrose fémorale est subdivisée aussi en deux grandes loges qui sont constituées sur le même type que celle du bras. Nous avons vu que pour celui-ci les cloisons intermusculaires divisaient la cavité circonscrite par l’aponévrose en une loge postérieure contenant le triceps et une loge antérieure destinée aux fléchisseurs de l’avanl-bras. Sur la cuisse, il existe également une loge pour le triceps et une loge pour les fléchisseurs de la jambe et les adducteurs. La première est antérieure, la seconde postérieure.

1° Grande loge musculaire antérieure. — Elle est limitée en avant par l’aponévrose fémorale, en arrière par le fémur, en dehors par la cloison intermusculaire externe, en dedans par la cloison intermusculaire interne et par la lame fibreuse qui descend de la branche horizontale du pubis sur le pectiné et les adducteurs. En se prolongeant jusqu’à la ligne âpre, où elle s’unit à la cloison inlermusculaire interne, cette lame fibreuse sépare le pectiné et les trois adducteurs du triceps et complète l’engainement de celui-ci.

La grande gaine antérieure ne renferme pas seulement le triceps; elle contient aussi le tenseur du fascia lata, le couturier et les vaisseaux fémoraux. — Les muscles psoas et iliaque sont situés au-dessus et en dedans ; le fascia iliaca, en se prolongeant sur leur partie terminale, les recouvre et les sépare de tous les muscles voisins ; leur gaine fibreuse propre s’unit du reste en dedans à la gaine du pectiné et en dehors à celle du tenseur du fascia lata. — Ce dernier est contenu dans un simple dédoublement de la paroi antérieure de la loge. Il en est de même du couturier.

La gaine du triceps est divisée en deux gaines secondaires par une lame transversale qui s’étend de la cloison intermusculaire interne à l’externe, en passant au-dessous du droit antérieur. Il existe par conséquent une gaine pour ce muscle et une gaine plus large commune aux vastes interne et externe.

La gaine des vaisseaux fémoraux, étendue de l’anneau crural à l’anneau du troisième adducteur, se compose d’éléments divers. Nous avons vu comment elle est constituée dans sa partie supérieure, c’est-à-dire au niveau du canal crural. Dans le reste de son étendue, elle est formée : en avant par la paroi antérieure de la gaine générale et le feuillet postérieur de la gaine du couturier; en dedans par l’aponévrose d’origine du vaste interne; en dehors par la lame fibreuse qui sépare le pectiné et les

APONÉVROSE FÉMORALE.

adducteurs de ce dernier muscle. Cette gaine présente : en haut et en dehors, un orifice par lequel le nerf saphène interne pénètre dans sa cavité; en avant, deux orifices plus considérables donnant passage chacun à une artère et deux veines destinées au couturier; en bas et en dedans, un quatrième orifice plus large encore, occupé par le nerf saphène interne, et par une branche de l’artère fémorale, la grande anastomotique.

2° Grande loge musculaire postérieure. — Cette seconde loge, plus considérable que l’antérieure, a pour limites : en arrière l’aponévrose fémorale, en avant la ligne âpre du fémur, en dehors la cloison intermusculaire externe, en dedans la cloison intermusculaire interne et la lame fibreuse qui recouvre le pectiné et les adducteurs. Elle contient les muscles de la région crurale interne et ceux de la région crurale postérieure. De sa paroi interne on voit se détacher quatre lames :

1° Une lame supérieure qui sépare le pectiné du second adducteur et de l’obturateur externe; — 2° une lame postérieure sous-jacente au pectiné et au premier adducteur; —3° une lame postérieure, plus profonde, sous-jacente au second adducteur et s’unissant par ses bords à la précédente ; — 4° une lamelle postérieure plus profonde encore, extrêmement mince et cellulo-fibreuse, séparant le grand adducteur des muscles fléchisseurs de la jambe.

De ces quatre lames, la première complète la gaine ostéo-fibreuse de l’obturateur externe. La seconde complète celle du pectiné et celle du moyen adducteur, la troisième celle du petit, et la quatrième celle du grand adducteur. — Les trois muscles de la région crurale postérieure sont renfermés dans la même gaine.

Structure de V aponévrose fémorale. — Cette enveloppe est composée de deux ordres de fibres réciproquement perpendiculaires : de fibres circulaires qui sont prédominantes en avant, en dedans et en arrière, et de fibres longitudinales très multipliées en dehors. Sur la plus grande partie de son étendue, les deux ordres de fibres s’entremêlent comme les fils de la toile et forment une seule couche. Sur le côté externe de la cuisse, où l’aponévrose acquiert une épaisseur considérable, les fibres circulaires constituent un plan superficiel très mince, et les fibres longitudinales un plan profond très épais.

Ces deux plans diffèrent très notablement par leur structure. — Le superficiel renferme des artérioles, des veinules, des ramifications nerveuses anastomosées entre elles et des cellules adipeuses échelonnées sur le trajet des vaisseaux. Ces mêmes éléments se voient également sur tous les points où l’aponévrose se compose d’une seule couche de fibres entremêlées. — Dans le plan profond on n’observe que quelques rares capillaires sanguins.

MYOLOGIE.

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