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PARALLÈLE DES DEUX CŒURS

plus grands aussi chez l’homme que chez la femme. Celte seconde différence disparaît pour la femme dans l’état de gestation.

Différence de capacité — Les observateurs qui ont cherché à déterminer la capacité absolue et relative des cavités du cœur sont unanimes pour reconnaître que les cavités droites sont plus grandes que les cavités gauches. Mais, lorsqu’ils ont voulu formuler en termes précis les différences qu’elles présentent, ils sont arrivés à des résultats contradictoires ou du moins très peu concordants.

Ainsi au temps de Haller on admettait déjà généralement que la capacité du ventricule gauche est plus petite que celle du ventricule droit; et la différence variait selon' les auteurs : de 31 à 33, de lOàll, de 5 à 6, de 2 à 3, de 1 à 2. .Une telle divergence dans les évaluations obtenues atteste que les moyens mis en usage par ces divers auteurs étaient défectueux ; mais elle atteste aussi que la différence cherchée est un problème assez difficile à résoudre.

Il est incontestable que sur le cadavre les cavités droites l’emportent sur les cavités gauches.. En est-il de même pendant la vie? Rien ne le démontre rigoureusement. N’oublions pas en effet qu’au moment de l’agonie les premières se dilatent par suite de la stase du sang veineux, tandis que les secondes se resserrent par suite des proportions de plus en plus minimes du sang qu’elles reçoivent. Rappelons aussi que le cœur est un muscle, soumis comme tous les autres à la rigidité cadavérique ; et que cette rigidité vient surprendre le cœur droit dans l’état de réplétion et le cœur gauche dans l’état de vacuité. Il est donc permis de penser que si leur capacité diffère, c’est surtout parce que l’un est resté plein et dilaté, l’autre vide et contracté. Cette conclusion paraît d’autant plus légitime que lorsqu’on lie l’aorte sur un mammifère les cavités gauches restées pleines et dilatées offrent alors une capacité supérieure à celles des cavités droites.

Ces évaluations ont été reprises il y a quelques années par Robin et Hiffelsheim, qui ont injecté les quatre cavités d’une manière lente et graduelle avec des liquides coagulables, et qui ont ensuite déterminé le volume du liquide contenu dans chacune d’elles. Le tableau suivant résume les résultats de leurs recherches :

Adulte. Nouveau -né.

Oreillette droite 110 à 185 cent, cubes. 7 à 10 cent, cubes.

— gauche 100 à 130 — 4 à 5 —

Ventricule droit 160 a 230 — 8 à 10 —

— gauche.. ...... 143 à 212 — 6 à 1 —

Il suit de ces recherches : 1° que les cavités droites du cœur sont en effet plus considérables que les cavités gauches, soit qu’on les compare chez l’adulte, soit qu’on les compare dans les premiers temps de la vie ;

ANGI0L0G1E.

2° que la capacité des oreillettes est plus petite que celle des ventricules, et que la différence varie d’un cinquième à un tiers.

Ces résultats sont précis, sans être cependant à l’abri de toute objection. Lescavilés droites étant beaucoup plus minces que les cavités gauches, ne seraient-elles pas plus dilatables aussi? et si en effet elles sont plus dilatables, les différences observées ne seraient-elles pas une simple conséquence de cette inégale dilatabilité?

§ 3. — Structure du cœur.

Le cœur réduit à sa plus simple expression peut être considéré comme une cavité musculaire comprise entre deux membranes séreuses. Longtemps on a pensé que dans les parois de cette cavité il n’existait aucun de ces tissus à fibres blanches et inextensibles dont les organes à fibres rouges et contractiles recherchent la présence pour leur demander un point d’appui. Mais une analyse plus complète des divers éléments qui entrent dans la structure de cet organe ne permet plus aujourd’hui d’adopter une semblable opinion. Nulle part la fibre musculaire n’est isolée et comme abandonnée à elle-même ; sur tous les point où on la rencontre, il existe aussi un tissu plus résistant qui lui forme une sorte de charpente. Le cœur comprend en effet dans sa structure :

1° Des parties denses et résistantes de nature fibreuse qui sont au nombre de quatre et qui affectent une forme annulaire : ce sont les anneaux fibreux du cœur;

2° Des fibres musculaires qui le constituent essentiellement et qui se fixent à ces anneaux par leurs deux extrémités ;

3° Les éléments généraux de toute organisation : vaisseaux, nerfs et tissu conjonctif ;

4° Enfin des membranes séreuses au nombre de trois, dont l’une revêt les cavités droites du cœur, et l’autre les cavités gauches. La troisième, ou \e péricarde, embrasse toute la périphérie de l’organe.

L — Anneaux fibreux «Su cneaer.

Ces anneaux, appelés aussi zones fibreuses du cœur, couronnent les orifices situés à la base des ventricules. Deux sont antérieurs ou artériels, et deux postérieurs ou auriculo-ventriculaires.

Les anneaux artériels présentent un diamètre un peu inférieur à celui des vaisseaux auxquels ils sont unis. Cette disposition a pour résultat un rétrécissement d’autant plus prononcé sur l’orifice de l’aorte que cette artère, immédiatement au-dessus de son origine, présente trois renflements qui en augmentent notablement le calibre. • — Par leur partie interne, ces anneaux fournissent :

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