STRUCTURE DU CŒUR
1° Trois prolongements anguleux qui remplissent les intervalles compris entre les trois festons d’origine des artères aorte et pulmonaire;
2° Trois prolongements semi-lunaires contenus dans la duplicature des valvules sigmoïdes.
La zone aortique renferme deux noyaux fibro-cartilagineux situés l’un à gauche et l’autre à droite. La zone pulmonaire, placée à 10 ou 12 millimètres au-dessus de la précédente, est exclusivement fibreuse.
Les anneaux auriculo-ventriculaires sont moins caractérisés que les précédents, dont ils diffèrent aussi par leur position : tandis que ceux-ci s’inclinent en dehors, ceux-là s’inclinent en arrière. Ils sont l’un et l’autre circulaires. De leur circonférence interne naissent des prolongements qui pénètrent dans l’épaisseur des valvules tricuspide et mitrale et qui en forment la couche moyenne.
Ces anneaux sont fortifiés, soit par des filaments tendineux qui viennent s’y terminer directement, soit par les tendons qui s’insèrent sur le bord adhérent des valvules correspondantes.
L’espace angulaire qu’ils interceptent en avant est occupé par la zone aortique, de telle sorte que ces trois anneaux, situés à la même hauteur, s’adossent entre eux. Les noyaux fibro-cartilagineux que présente la zone aortique correspondent au point de contact de cette zone avec
Fig. 388. — Anneaux fibreux du cœur.
1. Orifice auriculo -ventriculaire droit, fermé par la valvulve tricuspide. — 2. Anneau fibreux circonscrivant cet orifice. — 3. Orifice auriculo-ventriculaire gauche fermé par la valvuve mitrale. — 4. Anneaux fibreux de cet orifice. — 5. Orifice ventriculoaortique et ses trois valvulves sigmoïdes abaissées et presque juxtaposées par leur bord libre. — 6. Orifice ventriculo-pulmonaire et ses trois valvules sigmoïdes. — 7. Fibres musculaires naissant de la zone auriculo-ventriculaire droite. — 8. Fibres musculaires partant de la zone auriculo-ventriculaire gauche. — 9. Fibres musculaires provenant de la zone aortique.
ANGIOLOGIE.
les deux autres. On a vu ces deux points s’encroûter de phosphate calcaire ; ils simulent alors une concrétion osseuse qui est normale dans les grands animaux, et qui a été décrite sous le nom d’os du cœur.
Les zones fibreuses du cœur sont constituées par du tissu fibreux, c’est-à-dire par des fibres de tissu conjonctif condensées, auxquelles se mêlent des fibres élastiques.