‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 350 sur 481 · I. — Artère thyroïdienne supérieure · texte numérisé non relu

I. — Artère thyroïdienne supérieure

Celte artère s’étend de la partie antérieure de la carotide externe au larynx et au corps thyroïde dans lesquels elle se ramifie. Son origine est si rapprochée de la carotide primitive qu’elle semble assez fréquemment provenir de cette dernière. Il n’est pas rare de la voir naître d’un tronc qui lui est commun avec l’artère linguale. Son calibre est en raison inverse de celui des autres thyroïdiennes.

Direction. — La thyroïdienne supérieure se porte d’abord horizontalement en avant et en dedans. Après avoir parcouru un centimètre environ, elle descend obliquement en longeant les parties latérales de la glande thyroïde, et se divise alors en trois branches terminales.

Rapports. — Recouverte dans sa portion horizontale par le peaucier, et dans sa portion descendante par l’omoplat-hyoïdien et le sternothyroïdien, elle répond en dedans au constricteur moyen du pharynx.

A. Branches collatérales. — Au nombre de trois : la sterno-mastoïdienne , la laryngée supérieure , et la laryngée inférieure.

a. La branche sterno-masto'idienne , très grêle, naît de la partie supérieure de la thyroïdienne, en général au-dessus et souvent au-dessous de la laryngée supérieure. Dès son origine elle se porte en dehors, en passant au-devant de la carotide primitive et de la veine jugulaire interne, pour se rendre dans la partie moyenne du sterno-mastoïdien qu’elle pénètre par sa face profonde.

b. L’ artère laryngée supérieure part ordinairement de l’angle que forme laportion horizontale avec la portion descendante de la thyroïdienne. Par son volume elle représente plutôt une branche terminale qu’une simple branche collatérale. Sa direction est transversale. Elle s’engage presque aussitôt sous le muscle thyro-hyoïdien, traverse la membrane thyro-hyoïdienne dans sa partie moyenne, et se divise : 1° en rameaux ascendants qui se ramifient sur les faces antérieure et postérieure de l’épiglotte; 2° en rameaux descendants qui se distribuent, soit aux muscles intrinsèques du larynx, soit à la muqueuse laryngée.

terminales ou cutanées de cette artère. — 16. Anastomose de l’occipitale avec la branche postérieure de la temporale superficielle. — • 17. Auriculaire postérieure. — 18. Origine de la maxillaire interne. — 19. Temporale superficielle. — 20. Transversale de la face. — 21. Branche verticale de la temporale superficielle. — 22. Branche antérieure de la meme artère. — 23. Artère sus-orbitaire. — 24. Artère frontale interne. — 25. Sous-clavière. — 26. Mammaire interne. — 27. Sus-scapulaire. — 28. Scapulaire postérieure. — 29. Vertébrale. — 30. Thyroïdienne inférieure.

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c. L’ artère laryngée inférieure , ou rameau crico -thyroïdien, vient assez fréquemment de la branche terminale interne de la thyroïdienne supérieure. Son existence est constante, mais son volume très grêle. Elle rampe transversalement au-devant de la membrane crico-thyroïdienne pour s’anastomoser sur la ligne médiane avec celle du côté opposé. De l’arcade résultant de cet abouchement partent des rameaux perforants qui se répandent dans les muscles et la muqueuse du larynx.

B. Branches terminales. — On peut les distinguer en externe, interne et postérieure.

L’externe longe les parties latérales du corps thyroïde, en s’étendant jusqu’à son extrémité inférieure.

L’interne s’infléchit poursuivre le bord supérieur de la glande et s’anastomoser en arcade avec la branche correspondante de la thyroïdienne supérieure du côté opposé.

La postérieure chemine entre les parois latérales du larynx et du pharynx, d’une part, et la face postérieure de la glande, de l’autre.

Ces branches sont flexueuses. De leurs flexuosités naissent un grand nombre de rameaux qui plongent dans l’épaisseur du corps thyroïde où ils communiquent, soit entre eux, et avec ceux de la thyroïdienne inférieure du même côté, soit avec ceux des deux thyroïdiennes opposées.

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