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ARTERE CAROTIDE PRIMITIVE

quentes, c’est parce qu’il existe sur ce point trois gros troncs très rapprochés, et qu’il suffit d’une très faible déviation dans la direction de chacun d’eux pour modifier l’état normal et pour produire une des trente et quelques variétés qui ont été observées.

§ 1er. — Tronc brachio-céphalique.

Le tronc brachio-céphalique on tronc innominé tire son origine de la partie la plus élevée de la crosse de l’aorte, c’est-à-dire de l’angle que forme sa portion ascendante avec sa portion horizontale.

Sa longueur, de 3 centimètres environ, mesure l’espace compris entre la crosse de l’aorte et la fourchette du sternum. Chez certains sujets et chez la plupart des vieillards, il déborde de 6 ou 8 millimètres l’extrémité supérieure de cet os. — Sa direction est oblique de bas en haut, de gauche à droite, et d’avant en arrière.

Rapports. — Il répond : 1° En avant, au tronc veineux brachiocéphalique gauche, qui le croise à angle droit; au thymus et à l’attache du muscle sterno-thyroïdien droit, qui le sépare du sternum*,

2° En arrière, à la trachée, sur laquelle il est couché obliquement ;

3° En dehors, à la plèvre, qui le sépare du poumon droit;

4° En dedans, à la carotide primitive gauche, dont il est très rapproché à son origine, mais dont le sépare plus haut un espace angulaire au fond duquel on aperçoit la trachée-artère.

Le tronc brachio-céphalique, parvenu au niveau de la fourchette sternale, se divise en carotide primitive et sous-clavière droite. Il ne fournit aucune branche collatérale. Dans quelques cas très rares cependant, on l’a vu donner une thyroïdienne inférieure surnuméraire, connue sous le nom de thyroïdienne de Neubctuer.

§ 2. — Artères carotides primitives.

Les carotides primitives, au nombre de deux, l’une droite et l’autre gauche, se distribuent exclusivement à la tête et au cou. L’extrémité céphalique arrivant chez l’homme à ses plus grandes dimensions relatives, ces artères atteignent chez lui aussi leur plus haut degré de développement. On les voit rapidement diminuer de volume en passant de l’homme aux mammifères, et plus encore des mammifères aux oiseaux, chez lesquels elles s’épuisent presque entièrement dans les muscles du cou et les parties constituantes de la face.

La carotide primitive droite naît du tronc brachio-céphalique, et la carotide primitive gauche de la convexité de la crosse de l’aorte. Toutes deux se terminent au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde par une bifurcation souvent précédée d’un léger renflement.

ANGIOLOGIE.

De la différence d’origine de ces artères, il résulte : 1° que la carotide primitive droite est plus courte que la carotide primitive gauche de toute la hauteur du tronc brachio-céphalique ; 2° que la première est située à son point de départ sur un plan antérieur à celui qu’occupe la seconde; 3° que celle née du tronc brachio-céphalique est verticale dans toute son étendue, tandis que celle partant de l’aorte se dirige d’abord en haut et en dehors, pour devenir ensuite parallèle à la précédente.

Situées sur le même plan dans leur portion cervicale, les carotides primitives interceptent un espace quadrilatère que remplissent, en bas la trachée et l’œsophage, en haut le larynx et le pharynx.

Rapports. — Ils sont identiques au-dessus du sternum pour les deux carotides. Dans le thorax, la portion inférieure de la carotide primitive gauche présente des rapports qui lui sont propres.

A. Rapports de la portion thoracique de la carotide primitive gauche. — Elle répond : en avant, à l’origine du tronc veineux brachiocéphalique gauche, qui la croise à angle aigu, et au muscle sternothvroïdien, qui la sépare du sternum;

En arrière, à la trachée, à l’œsophage, à l’artère sous-clavière gauche et à l’artère vertébrale correspondante;

En dehors, à la plèvre et au poumon gauche ;

En dedans, au tronc innominé dont elle est très rapprochée en bas, mais dont elle s’écarte de plus en plus à mesure qu’elle s’élève.

B. Rapports des deux carotides primitives dans la région cervicale. — Ces artères sont en rapport : 1° en avant, avec le sternomastoïdien, qui croise en bas leur direction, et avec le peaucier, qui supérieurement les sépare de la peau ; avec les muscles cléido-hyoïdien, sterno-thyroïdien et omoplat-hyoïdien, qui les recouvrent immédiatement; avec la veine thyroïdienne supérieure, la veine thyroïdienne moyenne et la partie terminale de la veine jugulaire antérieure, qui la croisent à angle droit.

2° En arrière, les carotides primitives reposent sur les muscles long du cou et grand droit antérieur, dont elles sont séparées au niveau de la sixième vertèbre du cou par l’artère thyroïdienne inférieure.

3° En dedans, elles répondent à l’œsophage et au pharynx, et plus superficiellement au corps thyroïde.

4° En dehors, elles répondent à la veine jugulaire interne et au nerf pneumogastrique; ce nerf, situé sur les muscles prévertébraux, occupe l’espace prismatique et triangulaire résultant de la jonction des deux troncs vasculaires.

Les artères carotides primitives et les veines jugulaires internes reçoivent de l’aponévrose cervicale une gaine commune.

ARTÈRE CAROTIDE EXTERNE

Ces artères ne donnent aucune branche dans leur trajet, d’où la parfaite uniformité de calibre qu’elles conservent sur toute leur étendue. Cependant on les a vues, dans quelques cas rares, fournir soit la thyroïdienne supérieure, soit une branche surnuméraire connue sous le nom de thyroïdienne moyenne.

Branches terminales. — Ces branches se séparent ordinairement au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde ; quelquefois sur un point un peu plus élevé. Par une disposition exceptionnelle, elles ne s’écartent pas ; elles restent d’abord juxtaposées, et en général même elles s’entre-croisent ; mais bientôt elles se portent l’une en dehors, vers la face et la périphérie du crâne, l’autre en dedans, vers l’encéphale : ce qui a permis de les distinguer en carotide externe et carotide interne.

§ 3. — Artère carotide externe.

L’artère carotide externe se distribue aux parties molles qui sont situées en dehors de la cavité du crâne. La carotide interne se ramifie au contraire dans les parties molles intracrâniennes et intra-orbitaires. Considérées dans leurs rapports avec l’enveloppe osseuse de l’encéphale, ces artères sont donc réellement l’une externe et l’autre interne. La première offre chez l’homme un calibre un peu inférieur à celui de la seconde. Chez les mammifères on observe une disposition inverse.

Dans les premiers temps de la vie où le cerveau et l’appareil de la vision se font remarquer par la précocité de leur développement, la différence que présentent ces deux artères sous le rapport du volume est beaucoup plus prononcée; mais ensuite elle s’affaiblit peu à peu, par suite de la moindre prédominance des centres nerveux et de l’évolution ultérieure des diverses parties constituantes de la face.

La carotide externe s’étend du bord supérieur du cartilage thyroïde au col du condyle de la mâchoire, où elle se divise en temporale superficielle et maxillaire interne.

Direction. — A son origine, cette artère est placée en avant et un peu en dedans de la carotide interne. Mais elle s’incline presque aussitôt en dehors, croise alors celle-ci à angle très aigu, s’engage ensuite sous les muscles digastrique et stylo-hyoïdien, puis monte obliquement dans l’épaisseur de la parotide jusqu’au niveau de l’angle de la mâchoire. Au niveau de cet angle, elle devient verticalement ascendante, et se divise derrière le col du condyle en deux branches de volume inégal.

Rapports. — Dans sa partie inférieure l’artère carotide externe n’est recouverte que par la peau et le peaucier. Plus haut elle devient sous-jacente au muscle digastrique, au stylo-hyoïdien et au nerf grand hypo-

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glosse, au niveau duquel elle se dévie pour se porter obliquement en haut, en arrière et en dehors ; ensuite elle répond à la glande parotide qui le plus souvent l’entoure de tous côtés. — Par son côté interne elle est en rapport inférieurement avec le pharynx; plus haut avec les muscles stylopharyngien et stylo-glosse ; et dans sa partie la plus élevée avec l’apophyse styloïde dont elle est séparée par quelques lobules de la glande.

Branches collatérales. — Dans le trajet qu’elle parcourt de son origine au col du condyle, la carotide externe donne six branches:

1. Artère carolide primitive droite. — 2. Artère carotide interne. — 3. Carotide externe. — 4. Thyroïdienne supérieure. — 5. Linguale apparaissant entre les deux faisceaux de l’hyo-glosse. — 6. Faciale. — 7. Labiale inférieure, disparaissant sous le triangulaire des lèvres. — 8. Labiale supérieure. — 9. Artère de la sous-cloison. — 10. Artère de l’aile du nez. — 11. Rameau par lequel la branche nasale de l’ophthalmique s’anastomose avec la partie terminale de la faciale. — 12. Artère sous-mentale. — 13. Partie terminale de la dentaire inférieure. — 14. Occipitale. — 15. Branches

ARTÈRE CAROTIDE EXTERNE. 541

Trois antérieures : la thyroïdienne supérieure , la linguale , la faciale;

Deux postérieures : X occipitale et Y auriculaire ;

Une interne, verticalement ascendante : la pharyngienne inférieure.

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