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SITUATION UES VEINES

d’exagération, on arrive à reconnaître que la capacité des veines est à celle des artères :: 2: 1. Telle est en effet la proportion qui a été indiquée par Haller. Elle nous paraît fondée sur une observation exacte.

Sauvages a cru être plus précis encore en avançant que celte proportion est de 9 à 4. Mais on ne calcule avec une semblable précision que ce qui est fixe et invariable. Les problèmes de la physiologie ne se prêtent pas à ces formules rigoureuses dont les iatro-malhématiciens ont tant abusé. Le rapport de 2 à 1, qui n’est qu’une évaluation approximative, serait déjà fort difficile à démontrer ; que serait-ce donc s’il fallait établir, par la démonstration, une différence beaucoup plus fugitive !

Le nombre des veines est supérieur aussi à celui des artères. Pour justifier cette proposition, il me suffira de rappeler :

1° Que les artères des membres pour la plupart, et toutes les artères des parois du tronc sont accompagnées par deux veines ;

2° Qu’il existe à la surface du corps un plan veineux surajouté en quelque sorte au plan sous-aponévrotique ;

3* Que dans (outes les régions où les veines ne suivent pas le trajet des artères, elles sont plus nombreuses que celles-ci : différence qu’on pourra facilement constater en comparant les veines dorsales du pied ou de la main aux artères correspondantes et les veines de l’encéphale aux artères de la base du cerveau. Ce qui est vrai pour les veines des extrémités ne l’est pas moins pour celles qui sont plus rapprochées du tronc : ainsi les vaisseaux efférents de la langue sont plus multipliés que les vaisseaux afférents ; le corps thyroïde qui reçoit quatre artères, est le point de départ de huit à dix veines ; l’ovaire, l’utérus, si riches en vaisseaux à sang rouge, sont plus riches encore en vaisseaux à sang noir.

Cette prédominance de nombre se retrouve du reste jusque sur les gros troncs de la base du cœur : nous avons vu que le sang porté aux poumons par une seule artère en est ramené par quatre veines et qu’au tronc aortique correspondent trois troncs veineux.

On peut dire du nombre des veines ce que nous avons dit de leur capacité : il est à peu près double de celui des artères.

B. Situation des veines.

Envisagées dans leur situation, les veines se divisent en trois ordres : veines viscérales, veines sous-aponévrotiques veines, sous-cutanées.

Les veines viscérales forment trois groupes secondaires qui affectent chacun une disposition très différente. L’un de ses groupes est représenté par les veines pulmonaires, le second par le système veineux abdominal, qui lire son origine des organes de la digestion, le troisième par les veines qui naissent des autres viscères.

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Les veines sous-aponévrotiques , ou veines musculaires, sont extrêmement nombreuses. C’est dans les membres qu’elles se montrent avec leurs attributs les plus caractéristiques. Viennent ensuite celles des parois du tronc, puis celles du cou.

Dans les membres elles accompagnent partout les artères. A chacune de celles-ci, on voit s’accoler deux veines, toujours situées sur deux points diamétralement opposés du vaisseau. Sur les rameaux et la plupart des branches, les deux veines satellites marchent parallèlement en conservant leur indépendance. Sur les troncs de second ordre, ces deux veines communiquent entre elles par des anastomoses obliques ou transversales dont le nombre est souvent assez considérable pour former autour de l’artère un plexus à larges mailles. Ces plexus sont remarquables surtout autour des artères péronières et tibiales postérieures, autour de la cubitale, autour de l’humérale, etc. Les gros troncs artériels sont accompagnés par une seule veine.

Dans les parois du tronc, les veines profondes sont doubles comme dans les membres. Mais le plus habituellement elles se réunissent avant leur terminaison : ainsi se réunissent les deux veines mammaires internes, les deux veines épigastriques, les deux veines satellites des intercostales et des lombaires, les deux veines circonflexes iliaques, etc.

Cette réunion atteste une tendance vers Limité. A mesure qu’on s’élève ou voit, en effet, à chaque artère correspondre une seule veine : c’est ce qui a lieu pour la carotide interne, pour la carotide externe, pour la temporale, la faciale, l’ophl liai inique, etc.

Les reines superficielles ou sous-cutanées tirent leur origine de la peau et de la couche adipeuse dans l’épaisseur de laquelle elles cheminent. Comme celles qui rampent sous les aponévroses, elles sont bosselées ; comme ces dernières, elles communiquent entre elles et si fréquemment que le plan veineux sous-cutané revêt la forme d’un plexus h mailles irrégulières et allongées dans le sens longitudinal.

Le plan veineux superficiel communique avec le plan veineux profond, sur un grand nombre de points. On peut même dire que les anastomoses étendues de Lun à l’autre sont échelonnées sur toute leur longueur. Mais sur les membres, c’est au niveau des articulations qu’on rencontre les plus importantes. Elles ont pour usage de faciliter le retour du sang. La circulation rencontre-t-elle un obstacle dans les veines profondes, le sang reflue dans les veines superficielles ; ces dernières sont-elles comprimées sur un point de leur trajet par un lien circulaire, par une tumeur, par une cause quelconque, le sang, d’abord arrêté dans sa marche, trouvera bientôt une issue dans les veines profondes.

Les veines sous-cutanées forment donc une sorte de voie collatérale annexée à la voie principale pour suppléer à l’imperméabilité partielle

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