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II. — Sinus pétreux, circulaire et occipital antérieur

a. Sinus pétreux supérieurs. — Ils sont situés sur le bord supérieur du rocher, dans l’épaisseur de la moitié antérieure de la grande circonférence de la tente du cervelet. Leur calibre est très petit ; leur forme irrégulièrement prismatique et triangulaire ; leur capacité croissante d’avant en arrière. — En avant ils communiquent avec les sinus caverneux, et passent ensuite à la manière d’un pont sur le nerf de la cinquième paire. — En arrière ils s’ouvrent dans les sinus latéraux à l’union de leur portion horizontale avec leur portion réfléchie.

Les sinus pétreux supérieurs reçoivent le plus ordinairement, au niveau de leur partie moyenne :

1° La grande veine cérébrale anastomotique, par laquelle ils communiquent avec le sinus longitudinal supérieur ;

2° Les veines cérébelleuses antérieures et supérieures, lesquelles se réunissent en général avant de s’ouvrir dans le sinus.

ANGlÜLOGiE.

b. Si nu.** pétreux inférieurs. — Ces sinus, U1J peu moins longs, mais plus larges que les précédents, occupent une gouttière creusée sur les parties latérales de l’apophyse basilaire et sur le bord inférieur du rocher. — Leur extrémité antérieure, qui répond au sommet du rocher, communique avec le sinus caverneux, le sinus pétreux supérieur, et le sinus occipital antérieur. — Leur extrémité postérieure, parvenue au niveau du golfe de la veine jugulaire, ne s’ouvre pas dans le sinus latéral, mais s’infléchit à angle droit, descend verticalement et s’ouvre dans cette veine un peu au-dessous du trou déchiré postérieur. Ils reçoivent :

1° Une veine ascendante, de calibre assez grêle, qui traverse le trou déchiré antérieur ;

2° Une veine méningée émanée de cette partie de la dure-mère qui tapisse les fosses inférieures ou cérébelleuses de l’occipital.

C. Sinus circulaire ou coronaire. — Ce sillUS fait partie du petit groupe des sinus anostomotiques. Il circonscrit le corps pituitaire et affecte par conséquent la figure d’une ellipse dont le grand axe est transversalement dirigé. Sa moitié antérieure répond à la gouttière des nerfs optiques. Sa moitié postérieure, en général beaucoup plus large, sépare le corps pituitaire de la lame perpendiculaire du sphénoïde. En se réunissant à droite et à gauche ces deux moitiés se confondent et s’ouvrent par un orifice commun sur la paroi interne des sinus caverneux : elles constituent en réalité pour ceux-ci une double anastomose.

Les veinules émanées du corps pituitaire sont les seules qui viennent s’ouvrir dans leurs cavités.

d. sinus occipital antérieur. — Le sinus occipital antérieur, appelé aussi sinus transverse , sinus basilaire, appartient comme le précédent à la classe des sinus anastomotiques. Il est formé de deux ou trois conduits irréguliers, s’ouvrant les uns dans les autres, s’étendant transversalement du confluent des sinus pétreux et caverneux d’un côté, au confluent semblable du côté opposé. Ce sinus est situé en arrière et au-dessous de la lame perpendiculaire du sphénoïde. En réunissant les deux sinus pétreux supérieurs, il forme avec ceux-ci une grande anastomose étendue du sinus latéral droit au sinus latéral gauche.

§5. — Canaux veineux du diploé.

Les canaux veineux qui sillonnent le diploé des os du crâne se rendent pour la plupart dans les sinus de la dure-mère; quelques-uns communiquent avec les veines extracrâniennes. Leur description complétera l’étude des veines de la tête.

Ces canaux veineux peuvent être divisés, d’après leur siège, en frontaux, pariétaux et occipitaux.

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