VEINES DES PAROIS ABDOMINALES
dont le poids les comprime et nous explique, au moins en partie, le siège presque constant du varicocèle à gauche.
Les veines spermatiques sont pourvues de valvules, mais peu nombreuses, rudimentaires et insuffisantes, en sorte qu’on peut les injecter très facilement des branches vers les rameaux.
2° Y«*incs u téro- o va rien h es . — Ces veines suivent exactement le trajet de l’artère qui leur correspond. Elles naissent : 1° des parois de l’utérus dans lequel elles s’anastomosent avec les veines utérines, branches de l’hypogastrique ; 2° de la trompe de Fallope; 3° des ligaments ronds; 4° de l’ovaire; 5° enfin des ligaments larges.
En se réunissant, les rameaux partis de ces différentes sources forment deux ou trois troncs qui se dirigent en haut et en dehors et qui passent au-devant des vaisseaux iliaques primitifs, en arrière du péritoine, pour se terminer comme les veines testiculaires.
Les veines utéro-ovariennes participent, dans l’état de grossesse et dans les diverses maladies qui occasionnent l’hypertrophie de l’utérus, au développement des vaisseaux artériels.
§ 4. — Veines des parois abdominales.
1° Veines diaphragmatiques inférieures. — Les Veines diaphragmatiques inférieures suivent en partie le trajet des artères correspondantes. Au nombre de deux de chaque côté, elles convergent de la périphérie vers le centre du diaphragme, pour venir se terminer dans la veine cave inférieure, immédiatement au-dessous des veines hépatiques.
Elles reçoivent les veines capsulaires supérieures et quelques veinules œsophagiennes.
2° Veines lombaires. — Ces veines, au nombre de trois ou quatre de chaque côté, naissent : d’une part, du canal rachidien, de la moelle épinière, de ses enveloppes et des parties molles qui sont situées en arrière des vertèbres lombaires; de l’autre, des parois latérales de l’abdomen. Elles présentent en un mot deux racines principales :
1° Une racine postérieure ou spinale qui fait partie du système veineux rachidien ;
2° Une racine antérieure ou abdominale qui prend naissance dans les muscles petit oblique, transverse, carré des lombes et psoas.
Au niveau du trou de conjugaison correspondant, ces deux racines se réunissent. Le tronc résultant de leur union s’accole au tronc artériel pour suivre la gouttière que présente le corps de chaque vertèbre, et se termine à angle droit dans la veine cave.
Les veines lombaires gauches recouvertes par l’aorte abdominale sont un peu plus longues que celles du côté droit.
ANGIOLOGJE.
Veine sacrée moyenne. — Parallèle à l’artère du même nom, cette veine, qui appartient au système rachidien, s’étend de la lace supérieure du coccyx et de la face antérieure du sacrum à l’angle de réunion des deux veines iliaques primitives. Il n’est pas rare de la voir se terminer dans la veine iliaque primitive gauche.
§ 5. — Veines iliaques primitives.
Les iliaques primitives s’étendent de l’angle de convergence des veines iliaque externe et interne à la veine cave inférieure qu’elles constituent par leur réunion. L’articulation sacro-iliaque établit leur limite inférieure, et l’union de la quatrième vertèbre des lombes avec la cinquième leur limite supérieure.
Ces deux veines diffèrent dans leur longueur, leur direction et leurs rapports. — La veine iliaque primitive gauche est plus longue que la droite. Sa direction est oblique comme celle du côté opposé de bas en haut et de dehors en dedans; mais son obliquité est plus prononcée.
Tandis que la veine iliaque primitive droite répond au côté postérieur de l’artère correspondante à laquelle elle demeure parallèle, la veine iliaque primitive gauche longe le côté postérieur et interne de l’artère de son côté, puis s’engage au-dessous de celle du côté opposé à sa terminaison. Un tronc artériel très volumineux comprimant sa circonférence, elle paraît être un peu moins perméable que l’iliaque primitive droite; de là sans doute la prédisposition plus grande du membre abdominal gauche aux infiMrations séreuses, prédisposition à laquelle parait aussi participer la présence du gros intestin qui croise perpendiculairement la veine iliaque gauche pour descendre dans l’excavation du bassin.
La veine iliaque primitive droite ne reçoit aucune branche. L’iliaque primitive gauche reçoit quelquefois la veine sacrée moyenne.
§ 0. — Veine iliaque interne ou hypogastrique.
La veine iliaque interne correspond par son tronc et ses branches d’origine à la distribution de l’artère hypogastrique, en dedans et en arrière de laquelle elle est située.
Deux branches veineuses accompagnent chaque branche artérielle, mais elles se réunissent en général à leur terminaison.
Les branches d’origine de l’iliaque interne, de même que les divisions de l’artère correspondante, peuvent être distinguées en extrapelviennes et intrapelviennes, et ces dernières en pariétales et viscérales.
Les branches exlrapelviennes sont : les veines fessières , les veines ischiatiques et les veines obturatrices. Leur trajet ne diffère pas de celui des divisions artérielles qu’elles accompagnent.
Les branches pariétales, au nombre de deux, la veine sacrée latérale et la veine ilio-lombaire, font partie du système veineux rachidien avec lequel elles seront décrites.
Les branches viscérales comprennent : les veines hémorrhoïdales moyennes; les veines vésicales; les veines honteuses internes; et chez la femme : les veines utérines et les veines vaginales. Toutes ces branches sont remarquables par la multiplicité, le développement et la disposition plexueuse de leurs nombreux rameaux.
a . Veines hémorrhoïdales.
Les veines qui partent du rectum sont au nombre de dix à douze: deux supérieures, branches d’origine de la mésentérique inférieure ; quatre moyennes qui se rendent dans l’hypogastrique, et q uatre ou six inférieures, qui se jettent dans les honteuses internes. Mais elles sont loin d’offrir la même importance. — Les moyennes et les inférieures sont de simples ramuscules. Les supérieures sont remarquables, au contraire, par le nombre et le calibre de leurs branches d’origine.
En s’anastomosant entre elles, ces veinés forment deux réseaux qui s’étendent à toute la longueur du rectum, l’un sous-muqueux et l’autre sous-musculaire. Le premier, composé de veines plus déliées, est le point de départ presque constant des tumeurs hémorrhoïdales. Le second communique par de nombreuses anastomoses avec le plexus vésical chez l’homme, et le plexus vaginal chez la femme.
b. Veines vésicales.
Les veines de la vessie naissent de ses différentes tuniques et forment trois réseaux que je désignerai sous les noms : d q réseau sous-muqueux, réseau inter mu s cul aire, réseau sous-péritonéal.
Le réseau sous-muqueux, extrêmement riche, est constitué par l’ensemble des veinules qui partent de la muqueuse. A mesure qu’on se rapproche du bas-fond de la vessie, on voit les mailles de ce réseau devenir de* plus en plus serrées, et en même temps se superposer. Il atteint son maximum de développement au niveau du trigonc et sur le pourtour du col vésical.
Le réseau intermusculaire embrasse les principaux faisceaux de la tunique contractile. Il est constitué en partie par des veinules qui émanent de cette tunique, mais surtout par les Ironcules qui proviennent de la tunique interne. Les principales veines de ce réseau marchent parallèlement aux colonnes charnues.
Le réseau sous-péritonéal est celui qui a été généralement décrit par les auteurs. Il comprend un large plan de veines, indépendantes des
ANGIOLOGIE.
artères pour la plupart, qui descendent du sommet vers le bas-fond de la vessie en s’anastomosant entre elles. La situation relative de ces veines permet de les distinguer en antérieures, latérales et postérieures. — Les premières se jettent dans le plexus de Santorini et les secondes dans les plexus qui embrassent les parties latérales de la prostate. — Les dernières se subdivisent en deux groupes, ainsi que l’a fait remarquer Gillette : les unes descendent de l’ouraque jusqu’à la base des vésicules séminales; les autres montent du bas-fond de la vessie vers les précédentes. Parvenues à l’union de la face postérieure avec la face inférieure de la cavité vésicale, les veines descendantes et ascendantes forment un plexus qui entoure les vésicules séminales, puis se rendent à droite et à grauche dans la veine hypogastrique.
Ainsi disposé, le plexus sous-péritonéal de la vessie peut être considéré comme le centre d’un vaste réseau qui unit largement les branches d’origine des deux veines hypogastriques. Par sa partie inférieure, il embrasse la prostate. Dans la taille latéralisée, où l’incision dépasse les limites de la prostate, l’instrument divise en partie ce plexus vésico-prostatique.
Chez la femme, les veines inférieures de la vessie sont moins développées que chez l’homme; elles communiquent en bas avec le plexus vaginal et en arrière avec le plexus utérin.