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GANGLIONS LYMPHATIQUES

la veine cave inférieure, sur le trajet des vaisseaux mésentériques, spléniques, hépatiques, rénaux, pulmonaires, etc.

Ce rapport presque constant des ganglions lymphatiques et des principaux troncs vasculaires ne saurait nous surprendre, puisque le système absorbant est partout subordonné dans sa direction aux vaisseaux sanguins. Il nous explique pourquoi les ganglions au niveau des grandes articulations occupent toujours le côté de la flexion, où ils trouvent une protection plus efficace contre l’action des corps extérieurs.

Les connexions qu’affecte le système lymphatique avec le système veineux ont porté aussi la plupart des auteurs à admettre que les ganglions peuvent être divisés en superficiels ou sous-cutanés et profonds ou sous-aponévrotiques.

Cette distinction est fondée pour les ganglions du pli de l’aine. Mais c’est la seule région à laquelle elle s’applique. Sur tous les autres points du corps les ganglions sont sous-aponévrotiques : les ganglions parotidiens sont tous recouverts par l’aponévrose cervicale superficielle ; ceux de l’occiput et de la région mastoïdienne, qui semblent au premier aspect sous-cutanés, sont aussi sous-aponévrotiques.

Leur form,e est ordinairement celle d’un ellipsoïde légèrement comprimé. Quelques-uns sont circulaires et aplatis, d’autres hémisphériques, d’autres tout à fait arrondis ; en un mot ils sont limités à leur surface par des lignes courbes qui s’associent entre elles de diverses manières, mais sans se mêlera des lignes droites. Ce mode de configuration leur permet de se déplacer et de glisser les uns sur les autres lorsque le jeu des divers organes, ou une cause extérieure quelconque les rapproche et menace de les comprimer ; leur forme devient ainsi très souvent la sauvegarde de leur intégrité.

Leur volume présente de très grandes variétés : la plupart ne dépassent pas les dimensions d’un gros pois un peu allongé, et les plus considérables celles d’une olive. Les plus petits descendent aux dimensions d’une lentille ou d’une tête d’épingle. Ces derniers sont généralement méconnus; c’est le mercure qui en révèle l’existence, en doublant ou triplant leur diamètre.

Leurs dimensions varient avec l’âge : très considérables chez l’enfant, ils commencent à diminuer aux approches de la puberté, continuent à s’amoindrir chez l’adulte, et arrivent chez le vieillard à de si minimes proportions, qu’ils semblent disparaître dans un grand nombre de régions. Mascagni et Ruysch croyaient même à leur complète disparition, et Haller s’est rallié à cette opinion, qui a été combattue avec raison par Cruiskshank. L’observation démontre, en effet, que les ganglions diminuent de volume, mais ne disparaissent jamais complètement.

Il faut donc admettre que les glandes lymphatiques sont d’autant plus

IVe ÉDIT.

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