LYMPHATIQUES DES ORGANES GÉNITAUX
préputial se jettent dans un tronc médian qui se divise sur la racine de la verge pour aller se terminer à droite et à gauche dans le ganglion inguinal interne le plus élevé. Très souvent aussi il ne se bifurque pas et se rend alors, tantôt à droite, tantôt à gauche. Les troncs provenant des
VERMQRCKEH. S C
Fig. 438. — Ganglions du pli de l'aine ; vaisseaux lymphatiques qui s'y rendent et qui en partent (fig. tirée de mon atlas).
1,1. Les deux ganglions les plus inférieurs du pli de l’aine, remarquables l’un et L’autre par leur volume. — 2. Ganglion inguinal externe. — 3, 3. Ganglions inguinaux internes, auxquels se rendent les vaisseaux du scrotum, du périnée, de la région anale et de la partie supéro-interne des téguments de la cuisse. — 4. Ganglion inguinal supérieur et interne ; il reçoit les vaisseaux provenant du canal de l’urèthre, de la surface du gland et des téguments de la verge. — 5, 5. Ganglions inguinaux supérieurs; à ces ganglions, au nombre de trois ou quatre, se rendent les vaisseaux de la portion sous-ombilicale de l’abdomen. — 6, 6. Vaisseaux lymphatiques de la portion antéro-interne de la cuisse. — 7, 7. Vaisseaux de la partie externe de la cuisse. — 8, 8. Vaisseaux de la région fessière. — 9, 9. Vaisseaux de la région lombaire.— 10, 10, 10. Vaisseaux de la partie sous-ombilicale de la paroi antérieure de l’abdomen. — 11, 11. Vaisseaux lymphatiques du scrotum. — 12. Vaisseaux lymphatiques du prépuce. — 13, 13. Vaisseaux lymphatiques des téguments du pénis. — 14. Tronc lymphatique qui contourne la couronne du gland. — 15. Tronc médian qui fait suite au précédent. — 16. Ombilic.
AAGIOLOGIE.
autres parties de l’enveloppe cutanée de la verge, au nombre de trois ou quatre de chaque côté, cheminent sur les faces dorsale et latérales en suivant un trajet plus ou moins parallèle au tronc médian (1).
c. Lymphatiques «lu gland. — Extrêmement remarquables sous le double rapport du nombre et du volume. Ils forment deux réseaux :
1° Un réseau superficiel ou intrapapillaire qui s’étend de chaque papille aux papilles voisines ;
2° Un réseau profond ou sous-papillaire à mailles plus larges, formé de ramuscules et de troncules (2).
L’un et l’autre recouvrent la totalité de la périphérie du gland et se continuent au niveau du méat urinaire avec le réseau uréthral.
Le réseau profond est le point de départ de rameaux multiples qui convergent d’avant en arrière et de dehors en dedans vers le frein de la verge, où ils se réunissent à d’autres rameaux venus du canal de l’urèthre. Le cette réunion résultent de chaque côté un, deux ou trois troncs volumineux, s’anastomosant à leur origine pour former un petit plexus que Panizza a appelé plexus latéral du frein , et se dirigeant ensuite de la face inférieure vers la face dorsale de la verge sur laquelle ceux de droite communiquent avec ceux du côté gauche. La base du gland se trouve ainsi entourée d’un anneau complet, de la partie médiane duquel part un seul tronc en général très volumineux. Quelquefois cependant les troncs qui contournent la couronne ne se réunissent pas sur la ligne médiane; ils montent alors obliquement et rampent indépendants sur le dos de la verge, parallèlement à la veine médiane. Parvenus au niveau du ligament suspenseur, ils se séparent, parcourent la région pubienne en décrivant une courbe à concavité inférieure et se terminent dans le ganglion supérieur et interne du pli de l’aine. Si le tronc est unique et médian, il se bifurque à la racine de la verge, et ses deux branches se comportent de la même manière. Souvent il ne se divise pas, et se rend en totalité de l’un ou de l’autre côté.
cl. Lymphatiques de l'urèthre. — Ils recouvrent de leurs nombreuses radicules la surface interne de ce canal dans toute son étendue, en formant un long réseau cylindrique qui se continue au niveau du méat urinaire avec les absorbants du gland. Ce réseau diffère de ceux qu’on observe sur toutes les autres muqueuses par les dimensions souvent considérables des vaisseaux qui le composent (3).
Le réseau de la muqueuse uréthrale donne naissance à deux troncs qui traversent les parois de l’urèthre au niveau du frein de la verge, pour se terminer dans les vaisseaux qui contournent la base du gland.
(1) Traité des vaisseaux lymphatiques , pl. VII, fig. 1, 2 et 3.
(2) Ibid., pl. III, fig. 1, 6 et 7.
(3) Ibid., pl. VII, fig. 7.