GANGLIONS THORACIQUES
trent dans sa cavité et s’appliquent alors à la veine porte. Parvenus dans le sillon transverse, ils se réunissent à quelques troncs de la face inférieure et se terminent dans un gros ganglion situé sur le sommet du col de la vésicule biliaire.
Les lymphatiques profonds et ascendants sont à la fois et plus nombreux et plus volumineux que les descendants. Ils forment autour de chacune des divisions des veines hépatiques une gaine plexiforme facile à injecter. Les troncs provenant de ces divers plexus rampent sur la surface externe des parois veineuses et convergent comme celles-ci vers la veine cave inférieure. Arrivés près de cette veine, et réduits alors à cinq ou six troncs principaux, ils traversent avec elle l’ouverture correspondante du diaphragme, s’unissent immédiatement au-dessus de cet orifice aux troncs moyens de la convexité du foie, et se jettent dans les ganglions sus-diaphragmatiques; de ces ganglions ils descendent sur la face postérieure des piliers du muscle pour aller se terminer dans le canal thoracique, au voisinage de son origine.
§ 6. — Des ganglions et des vaisseaux lymphatiques du thorax.
À. Ganglions thoraciques.
Les ganglions lymphatiques du thorax sont extrêmement nombreux. On peut les distinguer, d’après leur situation, en pariétaux et viscéraux.
Les ganglions pariétaux se divisent en inférieurs ou diaphragmatiques, antérieurs ou présternaux, et postérieurs ou prévertébraux.
Les premiers reposent sur la partie antérieure de la convexité du diaphragme. Leur nombre varie de quatre à six. Deux, en général volumineux, sont situés au-devant de la base du péricarde. Les autres, un peu moins considérables, entourent le tronc de la veine cave inférieure et reçoivent, indépendamment de quelques lymphatiques du diaphragme, les absorbants de la face convexe du foie et surtout ceux qui accompagnent dans la profondeur de cet organe les veines sus-hépatiques. — Les seconds, ou ganglions présternaux, au nombre de huit ou dix de chaque côté, sont échelonnés sur le trajet des vaisseaux mammaires internes. Les plus inférieurs répondent au sommet de l’appendice xiphoïde. — Les ganglions prévertébraux occupent la partie postérieure des espaces intercostaux, et correspondent aux vaisseaux du même nom. Il en existe au moins un pour chaque espace intercostal, quelquefois deux, et même trois. Leur volume est en général très petit.
Les ganglions viscéraux forment quatre groupes : les médiastinaux antérieurs et postérieurs, les cardiaques et les bronchiques.
Les médiastinaux antérieurs, peu volumineux et au nombre de quatre ou cinq, sont situés au-devant du péricarde.
ANGIOLOGIE.
Les médiastinaux postérieurs se trouvent disséminés autour de l’œsophage, dont ils reçoivent les troncs lymphatiques.
Les cardiaques répondent aux gros vaisseaux de la base du cœur.
Les bronchiques, remarquables par leur multiplicité, par leur volume et par leur couleur noire, s’étendent de l’angle de bifurcation de la trachée aux premières divisions bronchiques. La plupart répondent à la partie libre des bronches. Quelques-uns les accompagnent jusqu’à leur entrée dans le parenchyme des poumons.
B. Inisscau.v lymphatiques du thorax.
Comme les ganglions thoraciques, on peut les diviser en deux principaux groupes, l’un pariétal, l’autre viscéral.
a. Lymphatiques pariétaux du thorax.
Les pariétaux se subdivisent en inférieurs ou diaphragmatiques, antérieurs ou mammaires internes, et latéraux ou intercostaux.
Les lymphatiques du diaphragme, signalés par 0. Piudbeck, et décrits par A. Nuck, naissent à la fois de la partie aponévrotique et de la partie charnue de ce muscle. Extrêmement grêles au niveau du centre phrénique sur lequel on remplit cependant leurs radicules avec facilité, ils acquièrent au niveau des fibres musculaires un volume remarquable. Tous ces vaisseaux aboutissent à six troncs principaux : deux antérieurs, l’un droit et l’autre gauche, et quatre postérieurs. — Les premiers convergent d’arrière en avant et de dehors en dedans vers les ganglions situés sur les parties antéro-latérales de la base du péricarde ; de ceux-ci ils se portent vers les vaisseaux mammaires internes qu’ils suivent en traversant les ganglions situés sur leur trajet. — Les seconds se dirigent en bas, en dedans et en arrière, pour se rendre dans l’une des glandes qui répondent au bord supérieur du pancréas.
Les lymphatiques mammaires internes naissent de la partie SUSombilicale du muscle droit de l’abdomen, montent verticalement, s’engagent entre l’appendice xiphoïde et le rebord du cartilage de la septième côte, sous lequel ils rencontrent un premier ganglion, puis pénètrent dans le thorax en suivant le trajet de l’artère et des veines mammaires internes. — Au moment où ils traversent les attaches du diaphragme, ces vaisseaux reçoivent les absorbants de la partie antérieure du foie et du muscle. On observe ordinairement deux ou trois troncs lymphatiques sur le trajet des vaisseaux mammaires. Après avoir
(1) Op. cit., pl. XLIII, XLIV, XLV.