LYMPHATIQUES DU FOIE
paraissent pas exister chez l’homme. Aucune observation ne les démontre. Mais ils sont très développés chez quelques mammifères, particulièrement sur le bœuf et le cheval (1).
Les lymphatiques profonds naissent, commeles précédents, des follicules clos de la rate. Ils suivent dans leur trajet les vaisseaux sanguins, convergent par conséquent de toutes parts vers le hile de l’organe et se terminent alors dans un ou plusieurs ganglions qui leur sont communs avec les lymphatiques du grand cul-de-sac de l’estomac et avec ceux qui suivent l’artère gastro-épiploïque gauche.
Pour étudier les absorbants de la rate chez les animaux, Ruysch, à l’exemple de Rudbeck, plaçait une ligature sur la veine splénique ; Mascagni préférait injecter l’artère avec la gélatine qui pénétrait par transsudation dans les lymphatiques. Ce dernier procédé est meilleur. On peut le simplifier encore en substituant à la solution de gélatine un simple courant d’eau injecté dans l’artère splénique. Ces troncs lymphatiques au nombre de quatre ou cinq se jettent dans les ganglions du hile.
Après avoir traversé les ganglions situés: sur la queue du pancréas, les vaisseaux lymphatiques de la rate poursuivent leur trajet, en cheminant de glande en glande, puis se réunissent à ceux du foie et de l’estomac pour aller se terminer dans le canal thoracique.
4° Vaisseaux Symphaiiqucs «lu pancréas. — Veslillg paraît les avoir aperçus le premier en 1652. Leur étude est fort difficile. Cependant j’ai réussi deux fois à les injecter.
Ces vaisseaux se portent vers le bord supérieur du pancréas, pour aller se jeter dans les ganglions voisins du tronc cœliaque. Quelques-uns se rendent dans les ganglions situés au-dessous de la glande.
5° Vaisseaux lymphatiques «lu foie. — Ils naissent de la périphérie de chacun des grains glanduleux de l’organe. Ceux des lobules voisins se réunissent pour former des rameaux ; les rameaux se réunissent pour former des branches, lesquelles convergent à leur tour pour former des troncs. La direction de ces troncs diffère suivant la situation des lobules dont ils naissent (2).
Ceux qui partent des lobules périphériques rampent sur la surface de la glande. — Ceux qui proviennent des lobules plus profondément situés suivent lesveines : les uns accompagnent la veine porte et les autres les veines sus-hépatiques. Bien que ces lymphatiques présentent tous la même origine et constituent par leur ensemble un seul et vaste plexus dans les mailles duquel sont logés les grains glanduleux du foie, on peut donc les diviser aussi en superficiels et profonds.
(1) Op. cit ., p. 99 et suiv., pl. XXXVII et XXXVIII.
(2) Op. cit., p. 95, pl. XXXV et XXXVI.
ANGI0L0G1E.
Les superficiels, très nombreux, se subdivisent en ceux de la face supérieure et ceux de la face inférieure. — Les profonds, plus volumineux, se partagent en descendants ou satellites de la veine porte, et ascendants ou satellites des veines sus-hépatiques.
Les lymphatiques superficiels de la face supérieure ou convexe du foie suivent des directions très variées; ceux de la partie moyenne gagnent le ligament suspenseur; ceux qui naissent des extrémités se portent vers les ligaments triangulaires de la glande ; ceux de la partie postérieure se dirigent vers le ligament coronaire. — Les lymphatiques inhérents au ligament suspenseur se divisent en ascendants et descendants. Les ascendants traversent le diaphragme derrière l’appendice xyphoïde, pour se rendre dans un ganglion situé au-devant de la base du péricarde ; ils se dirigent ensuite vers les lymphatiques mammaires internes et se terminent avec ces derniers dans le canal thoracique près de son embouchure. Les descendants gagnent le sillon longitudinal du foie, puis se réunissent plus bas aux troncs partis de la face inférieure et à ceux qui suivent le trajet de la veine porte. — Les lymphatiques qui se portent des parties latérales de la convexité du foie vers les ligaments triangulaires se dirigent d’avant en arrière, passent entre les deux feuillets qui forment ces ligaments, s’appliquent à la face inférieure du diaphragme, puis se réfléchissent pour descendre sur la partie antérieure des piliers de ce muscle, et se terminent enfin, après un long trajet, dans les ganglions sus-pancréatiques. — Les lymphatiques qui émanent de la partie postérieure et moyenne de la convexité de l’organe se portent en arrière, traversent le centre phrénique dans le voisinage de la veine cave inférieure, et se jettent dans un petit groupe de ganglions situés autour de cette veine entre le péricarde et le diaphragme.
Les lymphatiques superficiels de la face inférieure ou concave du foie se distinguent : 1° En ceux qui naissent entre l’extrémité droite du foie et la vésicule du fiel ; réunis à quelques rameaux venus de la face convexe, ils se dirigent en bas et à gauche pour se terminer dans les glandes sus-aortiques. — 2° En ceux qui naissent de la vésicule : ils forment autour de ce réservoir un plexus duquel partent deux ou trois troncs qui se rendent aux glandes situées derrière le pylore, au-dessus de la tète du pancréas. — 3° En ceux qui naissent entre la vésicule et le sillon longitudinal : tantôt ils se réunissent aux précédents et tantôt ils se mêlent aux lymphatiques satellites de la veine porte. — 4° En ceux qui naissent à gauche du sillon longitudinal : la plupart se joignent aux lymphatiques qui rampent sur la veine porte; quelques-uns se portent vers le cardia où ils se confondent avec les lymphatiques satellites des vaisseaux coronaires de l’estomac.
Les lymphatiques profonds et descendants du foie cheminent d’abord sur la face externe ou adhérente de la capsule de Glissori, puis pénè-