‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 46 sur 481 · I. — Muscle orbiculaire des paupières · texte numérisé non relu

I. — Muscle orbiculaire des paupières

Muscle large et mince, irrégulièrement circulaire ; situé dans l’épaisseur des paupières, et sur la circonférence de la base de l’orbite, qu’il déborde de tous côtés ; percé d’une ouverture elliptique reproduisant la figure, la direction et les dimensions de l’orifice palpébral, à l’occlusion duquel il préside (fig. 284).

Par sa destination, l’orbiculaire des paupières se range donc au nombre des sphincters. Comme ceux-ci, il se compose de deux moitiés: l’une, supérieure, formée de fibres dont la concavité regarde en bas; l’autre,

inférieure, formée de libres dont la concavité regarde en haut. Ces deux moitiés, dans tous les autres, s’entre-croisent par leurs deux extrémités : ici elles s’entre-croisent seulement en dehors.

Chacune des moitiés de l’orbiculaire comprend deux portions bien distinctes : une portion située sur le pourtour de la base de l’orbite, et une portion située dans l’épaisseur de la paupière correspondante. — La portion périorbitaire de la moitié supérieure répond au sourcil et à la partie antérieure de la tempe ; la portion périorbitaire de la moitié inférieure repose sur la tempe et la partie correspondante de la joue.-

Vu par sa face antérieure, le muscle orbiculaire se compose donc de deux portions périphériques ou périorbitaires, et de deux portions centrales ou palpébrales. ■ — Les deux premières sont les plus, étendues, les plus épaisses, les plus colorées. Les fibres qui les composent, s’entremêlant en dehors, semblent se continuer. — Les secondes ou centrales se distinguent par des caractères opposés : elles sont extrêmement minces, très pâles, demi-transparentes.

A ces quatre portions vient s’ajouter un faisceau accessoire, situé sur la paroi interne de l’orbite, en arrière des conduits lacrymaux : c’est la portion lacrymale, plus connue sous le nom de muscle de Horner.

Insertions. — Le sphincter de l’orifice palpébral s’attache : 1° par un tendon à l’apophyse montante du maxillaire supérieur et à la lèvre postérieure de la gouttière lacrymale ; 2° par de courtes fibres aponévrotiques à cette même apophyse et au tiers interne de la circonférence de la hase de l’orbite ; 3° par le muscle de Horner à la crête de l’os unguis.

Le tendon de l’orbiculaire a deux origines ou deux racines : l’une antérieure, plus longue, plus importante, qui constitue sa portion directe ; l’autre postérieure, très courte, qui a reçu le nom de portion réfléchie. — La portion directe, ou le tendon proprement dit, s’insère sur la face externe de l’apophyse montante du maxillaire supérieur, à 2 millimètres en dedans du bord antérieur de la gouttière lacrymale. Ce tendon se porte transversalement en dehors, en passant au-devant du sac lacrymal, qu’il coupe à angle droit, à l’union de son tiers supérieur avec ses denx tiers inférieurs. Sa largeur est de 2 millimètres, et sa longueur de 6 à 7. D’abord aplati d’avant en arrière, il s’aplatit en dehors de haut en bas.

■ — La portion réfléchie s’attache à la crête de Los unguis. Elle se dirige d’arrière en avant en passant sur la face interne du sac lacrymal, qu’elle contribue à former, puis s’infléchit en dehors pour s’unir à la portion directe du tendon.

Ainsi constitué, celui-ci poursuit d’abord sa direction primitive. Mais après un court trajet de 3 millimètres, il se divise en deux branches, ou plutôt en deux gaines qui embrassent les conduits lacrymaux, et qui vont se fixer à l’extrémité interne des cartilages tarses. Le tendon de l’orbi-

Page 1