CANAL THORACIQUE
tant verticalement au-devant de la colonne dorsale. Parvenu à la hauteur de la quatrième vertèbre du dos, il s’incline sur le côté gauche du rachis, passe en arrière de la crosse de l’aorte et de la carotide primitive, s’infléchit en arcade au niveau de l’apophyse transverse de la sixième vertèbre du cou, et s’ouvre par la partie terminale de cette arcade dans le confluent des veines jugulaire interne et sous-clavière gauches.
Dans son trajet ce canal répond par son côté postérieur à la colonne vertébrale et aux artères intercostales du côté droit. A droite il est en. rapport avec la grande veine azygos dont il s’éloigne dans son tiers supérieur, et à gauche avec l’aorte qu’il croise plus haut à angle aigu. 'Vers la partie inférieure du cou il a des connexions étroites avec l’œsophage et la carotide primitive gauche.
Les troncs lymphatiques que reçoit le canal thoracique s’ouvrent les uns dans son origine, les autres dans sa terminaison. Sa partie moyenne ne reçoit que deux ou trois troncs d’une importance secondaire.
Fig. 449. — Canal thoracique (d’après Mascagni).
1. Canal thoracique. — 2. Grande veine lymphatique. — 3. Origine du canal thoracique. — 4. Partie terminale de ce canal s’infléchissant en arcade pour s’ouvrir dans le confluent des veines jugulaire interne et sous-clavière gauches.
ANGIOLOGIE.
Les troncs qui convergent vers son origine sont les plus volumineux et les plus nombreux. Ils présentent de grandes variétés ; cependant leur nombre s’élève généralement à cinq : deux ascendants, deux descendants et un antérieur.
Les deux troncs ascendants représentent le confluent des vaisseaux lymphatiques émanés des membres abdominaux, des organes pelviens, des testicules, des reins et du gros intestin.
Les descendants reçoivent les lymphatiques des huit derniers espaces intercostaux et de la partie postérieure du diaphragme.
L’antérieur est le tronc commun des absorbants de l’intestin grêle, de l’estomac, du foie et de la rate.
De la convergence de ces cinq racines principales résulte la citerne de Pecquet. Lorsqu’elles s’abouchent dans le conduit thoracique isolément, celui-ci demeure toujours plus volumineux à sa partie inférieure, mais il n’y a plus de citerne proprement dite.
Les troncs qui s’ouvrent dans la terminaison du canal thoracique sont ceux du poumon gauche et du cœur, de la moitié gauche des parois thoraciques, de la tête et du cou, et enfin ceux du membre supérieur gauche.
Les valvules de ce canal sont beaucoup moins nombreuses que celles qu’on observe dans la plupart des vaisseaux lymphatiques.
Grande veine lymphatique. — La grande veine lymphatique représente le tronc commun des absorbants qui proviennent de la moitié droite de la tête et du cou, du membre supérieur droit, de la moitié correspondante du thorax, une partie de ceux du poumon droit, et enfin ceux de la moitié droite du diaphragme.
Cette veine, ou plutôt ce canal thoracique du côté droit, est remarquable par son extrême brièveté. Je n’ai jamais vu sa longueur dépasser 10 ou 12 millimètres ; souvent même il est plus court. Très souvent aussi il est double ou triple. Dans le plus grand nombre des cas, le tronc commun des vaisseaux lymphatiques de la tête et du cou, celui du membre thoracique droit et celui des vaisseaux mammaires internes correspondants se terminent isolément dans les veines sous-clavière et jugulaire interne. Lorsque tous se confondent, le tronc* très court qu’ils forment s’ouvre dans l’angle de réunion de ces deux veines.