MUSCLE ÉLÉVATEUR DE LA PAUPIÈRE
ti apports . — L’élévateur est en rapport par sa face supérieure avec la voûte de l’orbite. — Sa face inférieure recouvre le muscle droit supérieur qui la déborde en dehors.
Le muscle orbito-palpébral répond en avant au ligament large de la paupière supérieure. En haut, il est séparé de ce ligament par un espace angulaire, dont la base répond à l’arcade orbitaire, espace que remplit une couche cellulo-adipeuse plus ou moins épaisse. En bas, il adhère à ce ligament sur une hauteur de 2 à 3 millimètres. — En arrière, il est en rapport avec la conjonctive palpébrale, qui lui est faiblement unie supérieurement, mais d’une manière intime inférieurement.
Action. — L’élévateur est destiné à dilater l’ouverture palpébrale. Dans ce but, il attire la paupière supérieure en haut et en arrière. Pour avoir une notion exacte du mécanisme de cette élévation, il importe de remarquer que la paupière est formée de deux segments très différents :
Fig. 287. — Muscle orbito-palpébral. Fig. 288. — Tendons des muscles droits.
Fig. 287. — 1. Muscle élévateur de la paupière supérieure. — 2. Muscle droit supérieur de l’œil. — 3. Muscle droit externe. — A. Muscle droit inférieur. —5. Muscle petit oblique. — 6. Portion orbitaire de la glande lacrymale. — 7. Portion palpébrale de cette glande, dont les bords inférieur, postérieur et antérieur sont seuls visibles. — 8, 8. Muscle orbito-palpébral, dont une partie a été excisée pour montrer ce muscle dans ses rapports avec la portion palpébrale de la glande lacrymale.
Fig. 288. — 1. Tendon du muscle droit supérieur s’insérant sur la sclérotique, a 8 millimètres de la circonférence de la cornée. — 2. Tendon du muscle droit externe un peu moins éloigné de la cornée. — 3. Tendon du muscle droit inférieur plus rapproché de la cornée. — A. Tendon du muscle droit interne plus rapproché encore de celle-ci, dont il n’est séparé que par lin intervalle de 5 à 6 millimètres.
MYOLOGIE.
1° d’un segment supérieur immobile, concave et sous-jacent au sourcil ; 2° d’un segment inférieur convexe en avant, concave en arrière et doué au contraire d’une grande mobilité. Or, comme ce segment mobile s’applique par sa concavité au globe de l’œil, c’est sur ce globe, en définitive, qu’il se meut; lorsque l’élévateur se contracte, le bord libre de la paupière monte de l’équateur de l’œil vers son pôle supérieur; lorsque le muscle se relâche, il glisse du pôle vers l’équateur.
Le rôle de l’élévateur uni au muscle orbito-palpébral est donc facile à définir. — Quel est celui de ce dernier muscle? Il a pour usage: 1° de prolonger la concavité du cartilage tarse jusqu’à l’arcade orbitaire, en sorte que les deux surfaces concaves réunies représentent un quart de sphère; 2° d’attacher ce quart de sphère aux parois interne et externe de l’orbite, et de l’immobiliser dans le sens transversal en lui laissant une parfaite mobilité dans le sens vertical; 3° de conserver dans toute son intégrité le mode de conformation de la portion oculaire de la paupière, en sous-tendant sa partie supérieure et profonde, comme le cartilage tarse sous-tend sa partie inférieure; 4° de limiter le mouvement ascensionnel de la paupière parla résistance qu’il oppose à l’élévateur, lorsque ce mouvement a atteint ses limites naturelles; 5° de contribuer à l’élévation de la paupière et à la dilatation de l’orifice palpébral par le raccourcissement des faisceaux qui le composent; mais ceux-ci étant très courts, ils ne peuvent prendre évidemment à celte dilatation qu’une part très minime.
§ 5. — Muscles moteurs du globe de l’œil.
Ces muscles, situés dans la cavité de l’orbite, sont au nombre de six: quatre droits et deux obliques.
Les muscles droits ont été distingués d’après la situation qu’ils occupent relativement au globe de l’œil, en supérieur ou élévateur, inférieur ou abaisseur, interne ou adducteur, externe ou abducteur. Mais ces dénominations ne méritent pas d’être conservées, car tous s’enroulent sur le globe oculaire et appartiennent à l’ordre des muscles réfléchis. D’une autre part, aucun d’eux ne lui imprime un mouvement qui ait pour résultat de le déplacer; ils ont seulement pour usage de diriger l’ouverture pupillaire vers les divers points de l’horizon : le muscle droit supérieur élève la pupille, l’inférieur l’abaisse, l’interne l’attire en dedans, l’externe l’attire en dehors.
Des deux obliques, l’un se porte directement en avant, puis se réfléchit au niveau de la base de l’orbite pour se diriger en arrière et en dehors : c’est le muscle grand oblique ou oblique supérieur; l’autre s’étend obliquement de la base de l’orbite vers la partie postérieure