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DANS SON ENSEMBLE

Gel appareil se compose de parties fibreuses et de parties contractiles, étroitement unies et solidaires les unes des autres, mais remplissant cependant des attributions très distinctes.

Les parties fibreuses entourent le globe de l’œil sans lui adhérer; elles le maintiennent suspendu et fixe dans la moitié antérieure de l’orbite, de telle sorte que tout mouvement de translation lui est interdit ; il peut seulement tourner sur lui-même. C’est surtout pour le fixer dans sa situation qu’elles se prolongent en dedans et en dehors jusqu’aux parois de la cavité. Ainsi entouré et suspendu, il ne saurait se porter en arrière ;

MYOLOGIE.

car les prolongements latéraax de son enveloppe s’opposent à ce mouvement de recul. Il ne peut se porter également ni en dedans ni en dehors. L’aponévrose orbitaire, en définitive, est donc tellement disposée, que le plus mobile de tous les organes contenus dans l’orbite représente le plus fixe, et que loin de s’appuyer sur les parties qui l’environnent, celui-ci devient pour elles, au contraire, un point d’appui.

Les parties contractiles sont de deux ordres : les unes partent du sommet de l’orbite, et viennent s’insérer à l’hémisphère antérieur du globe de l’œil ; les autres naissent de la base de cette cavité, et vont s’attacher à son hémisphère postérieur. Les premières sont représentées par les muscles droits, les secondes par les muscles obliques.

Les quatre muscles droits, nés du sommet de l’orbite, se portent en avant, en divergeant, comme les quatre parois de cette cavité auxquelles ils correspondent.

Chacun de ces muscles revêt la figure d’un petit triangle isocèle. Une de leurs faces est contiguë aux parois de l’orbite, c’est la face pariétale ; l’autre à l’organe principal de la vue, c’est la face oculaire. Chacun d’eux se dévie à son extrémité terminale pour s’appliquer sur l’hémisphère antérieur du globe de l’œil ; ils appartiennent par conséquent à l’ordre des muscles réfléchis. Comme ceux-ci, ils possèdent une synoviale soustendineuse, rudimentaire il est vrai, mais quelquefois cependant très apparente. Leur insertion à la sclérotique se fait sur une ligne spirale qui commence au niveau du tendon du droit supérieur, se dirige en dehors, puis en bas, puis en dedans, en se rapprochant de plus en plus de la cornée, dont elle s’éloigne à son point de départ de 8 millimètres, et de 5 seulement à son point de terminaison : d’où la prédominance du mouvement d’adduction de la pupille sur son'mouvement d’abduction ; d’où aussi sans doute la fréquence plus grande du strabisme convergent.

Les mouvements que ces muscles communiquent au globe de l’œil s’opèrent, pour les muscles adducteur et abducteur de la pupille autour du diamètre vertical, pour les muscles qui élèvent et qui abaissent cet orifice autour du diamètre transversal.

Dans le mouvement de rotation qui a pour effet de porter la pupille vers le grand angle de l’œil, le corps charnu du droit interne se raccourcit ; son faisceau tendineux se tend, et limite son raccourcissement. L’hémisphère antérieur du globe de l’œil se dirige en dedans. Le droit externe, qui joue le rôle de modérateur, s’allonge en s’enroulant sur l’hémisphère correspondant, et son faisceau tendineux se tend aussi, d’une part pour prévenir la compression qu’il pourrait exercer sur l’organe de la vue, de l’autre pour contribuer à limiter le mouvement d’adduction. — Le mouvement d’abduction de la pupille est caractérisé par les mêmes phénomènes qui se passent seulement en sens inverse.

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