APPAREIL MOTEUR DU CLORE DE L’ŒIL
et le globe de l’œil. Par sa structure, il est identique du reste avec le périoste de toutes les autres parties du squelette, et diffère beaucoup a cet égard de la dure-mère. Pour rentrer dans la réalité, il faut donc retrancher de ce sac sans ouverture : 1° toute sa portion périostique ; 2° toute celle qui s’applique aux ligaments larges ; 3° toute celle qui correspond au muscle orbito-palpébral. Ramené à cet état de simplicité, il ne comprend plus que l’enveloppe oculaire, les six gaines musculaires et les cinq faisceaux tendineux de celles-ci. De ces cinq faisceaux, Tenon et Bonnet n’avaient observé que ceux des muscles droits. Hélie a signalé celui du petit oblique ; il les considère tous, du reste, comme de simples tendons d’arrêt.
Lenoir, en 1850, a retracé aussi l’histoire de l’aponévrose orbitaire. Mais sa description ne diffère de celle de Tenon que sur un point : il la prolonge des cartilages tarses jusqu’au rebord de l’orbite.
En résumé, tous les auteurs ont admis avec Tenon que l’aponévrose orbitaire comprend : une partie principale qui entoure la portion scléroticale du globe oculaire ; des gaines qui partent de celles-ci pour se prolonger sur les muscles de l’œil ; des faisceaux tendineux qui se dirigent, les uns vers les parois de l’orbite, les autres vers les paupières. - — Tous aussi ont admis que ces faisceaux naissent directement des fibres musculaires : première erreur dont j’ai cherché à faire justice en montrant qu’ils proviennent de la gaine fibreuse. — Tous ont considéré ces mêmes faisceaux comme entièrement fibreux : seconde erreur, puisque trois d’entre eux sont constitués à leur extrémité terminale par des fibres musculaires lisses. — Tous ont conduit l’aponévrose jusqu’au cartilage tarse de la paupière supérieure ; Lenoir, jusqu’au rebord de l’orbite ; Hélie et après lui plusieurs auteurs, jusqu’au sommet de celte cavité : troisième erreur, dans laquelle ils sont tombés pour n’avoir tenu aucun compte du muscle orbito-palpébral sur lequel elle s’attache.
G. De l’appareil moteur du globe de l’œil considéré