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VI. — Muscle carré «lu menton

Obliquement situé sur les parties antéro-latérales du menton ; extrêmement mince, très pâle, de figure losangique (fig. 284).

Insertions. — Le carré du menton s’attache en bas au tiers antérieur de la ligne oblique externe du maxillaire, par de très courtes fibres aponévrotiques qui croisent celles du triangulaire et qui semblent se continuer avec celles du peaucier cervical. De cette origine les fibres musculaires se dirigent en haut, en avant et en dedans, en formant des fascicules parallèles, séparés par autant de sillons. Tous ces fascicules vont se fixer aux téguments de la lèvre inférieure.

Rapports. — En dehors, ce muscle répond au triangulaire des lèvres, dont il croise la direction presque à angle droit, et à la peau dans le reste de son étendue. Sa face interne recouvre les vaisseaux et nerf mentonniers, la muqueuse buccale, et l’orbiculaire des lèvres.

Son bord postérieur est renforcé par un très petit faisceau du peaucier cervical qui contourne le bord correspondant du triangulaire. Son bord antérieur s’entre-croise en haut avec celui du côté opposé, dont il se trouve séparé en bas par les muscles de la houppe du menton et les fibres les plus internes des peauciers.

Action. — Le carré du menton attire la moitié correspondante de la lèvre en bas et en dehors. Lorsque les deux muscles se contractent à la fois, la lèvre se tend dans le sens transversal et se renverse en avant.

§ 8. — Muscles qui s’attachent a la muqueuse labiale.

Les muscles situés au-dessous ou plutôt en arrière de ceux qui rayonnent autour de l’orifice buccal, forment la région labiale profonde. Ils sont au nombre de trois : les deux buccinateurs. et Y orbiculaire des lèvres.

Les muscles de la région labiale profonde ont pour caractères communs : 1° leur coloration rouge, beaucoup plus foncée que celle des muscles de la région labiale superficielle ; 2° leur direction, qui est plus ou moins transversale, tandis que les précédents suivent, pour la plu-

MYOLOGIE.

part, une direction verticale ; 3° les connexions intimes qu’ils affectent avec la muqueuse de la bouche, sur laquelle ils prennent leur insertion mobile ; 4° enfin la pénétration réciproque des extrémités par lesquelles ils se correspondent, pénétration si complète, que le muscle médian semble formé par un prolongement des muscles latéraux, et a été considéré, en effet, par un grand nombre d’auteurs, mais surtout depuis les recherches de Santorini et de l’illustre Albinus, comme se continuant avec ceux-ci, dont ils restent cependant tout à fait indépendants.

Préparation. — 1° Faire la coupe du pharynx, qui consiste à isoler cet organe en le détachant de la colonne cervicale et en abattant toute la partie du crâne qui le surmonte, à l’aide d’un ou de deux traits de scie verticalement cl transversalement dirigés; 2° exciser ensuite les deux muscles ptérygoïdiens du même côté ; 3° diviser le masséter à son attache supérieure et le renverser de haut en bas pour découvrir la branche du maxillaire; 4° couper perpendiculairement cette branche à un centimètre au-dessus de l’angle de la mâchoire, puis la désarticuler et l’enlever; 5° tendre le buccinateur en dilatant les parois de la bouche, et préparer l’origine de ce muscle, ainsi que le constricteur supérieur du pharynx pour mettre en évidence leur mode de continuité; 6° achever la préparation du buccinateur en procédant d’arrière en avant ; 7° disséquer la muqueuse des lèvres pour étudier les insertions'que l’orbiculaire prend sur les maxillaires et la sous-cloison; 8° inciser horizontalement la base du nez ; puis prolonger à droite et à gauche cette incision en suivant le bord adhérent des lèvres, détacher toutes les parties molles ainsi découvertes, renverser le lambeau sur une plaque de liège, puis le tendre en épinglant sa circonférence, et achever de préparer l’orbiculaire.

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