I. Muscle omoplat ou scapulo-liyoïdicn
Muscle digastrique, long et grêle, très étroit à sa partie moyenne, plus large et mince à ses extrémités, obliquement situé sur les parties latérales et inférieures du cou (fi g. 297, 41).
MUSCLES S0US-1IY0ILUENS.
Insertions. — Ce muscle prend son insertion fixe sur le bord supérieur de l’omoplate. 11 s’attache à ce bord par de courtes fibres aponévrotiques, en arrière de l’échancrure coracoïdienne et quelquefois un peu au ligament coracoïdien. De cette ligne d’implantation, dont l’étendue varie de 12 à 15 millimètres, le scapulo-hyoïdien se dirige en dedans et en avant, en longeant le hord postérieur de la clavicule qui le surmonte, [uiis devient ascendant, traverse alors le creux sus-claviculaire, s’engage sous la face profonde du sterno-mastoïdien et se rétrécit de plus en plus pour se continuer avec un tendon court èt grêle. A ce tendon succède un second faisceau musculaire, d’abord étroit, qui s’élargit en se rapprochant du cléido-hyoïdien, auquel il devient bientôt parallèle et qui s’insère en dehors de celui-ci au hord inférieur du corps de l’os hyoïde.
Le tendon formant la partie moyenne de l’omoplat-hyoïdien présente une longueur très variable. Je l’ai vu réduit à l’état d’une simple intersection aponévrotique.
Rapports. — Par sa face externe, l’omoplat-hyoïdien répond: 1° en arrière, au trapèze et à la clavicule ; 2° au niveau de la région sus-claviculaire, au peaucier, qui le sépare de la peau; 3° en avant de cette région, au sterno-mastoïdien; plus haut, il correspond de nouveau au peaucier et à la peau. — Sa face interne est en rapport, de bas en haut, avec le faisceau supérieur du grand dentelé, les deux scalènes, la veine jugulaire interne, l’artère carotide primitive, le muscle sterno-thyroïdien et le thyro-hyoïdien. — Son bord supérieur décrit une courbe dont la concavité regarde en haut et en arrière. Il se confond avec le bord correspondant de l’aponévrose cervicale moyenne dans le, dédoublement de laquelle le muscle scapulo-hyoïdien se trouve logé. Lorsque celui-ci se contracte, il tend à passer de la direction curviligne à la direction rectiligne, attire alors en haut et en dehors l’aponévrose qui précède, et joue par conséquent à son égard le rôle de muscle tenseur.