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II. — Muscle sterno-cléido-mastoïdien

Situé sur les parties antéro-latérales du cou qu’il parcourt dans toute sa longueur à la manière d’une diagonale; allongé, assez épais, de figure rectangulaire; simple en haut, bifide inférieurement (fig. 295).

Insertions. — Le sterno-cléido-mastoïdien prend son insertion fixe, d’une part, sur le sternum, par un faisceau étroit et conoïde, de l’autre, sur l’extrémité interne de la clavicule, par un faisceau large et mince.

Le faisceau sternal s’attache à la partie antérieure et supérieure de la première pièce du sternum par un tendon aplati dont les fibres les plus internes s’entre-croisent souvent avec celles du tendon opposé, et dont

qui semblent se continuer avec celles (lu grand zygomatique. — 10. Risorius de Santorini. — IL Muscle buccinateur. — 12. Muscle grand zygomatique. — 13, 13. Muscles cléido-hyoïdiens. — 14. Interstice celluleux qui sépare ces deux muscles. — 15. Partie inférieure et antérieure du peaucier droit. — 16. Muscle sterno-cléido-mastoïdien. — 17, 17. Faisceau sternal de ce muscle. — 18, 18. Partie supérieure des muscles grands pectoraux. — 19. Attache sternale de ces muscles. — 20. Portion cervicale du trapèze. — 21. Splénius de la tôle. — 22. Splénius du cou. — 23. Muscle angulaire de l'omoplate. — 24. Muscle scalène postérieur. — 25. Muscle occipital.

MYOLOGïÈ.

Fig. 295. — Sterno-cléido-mastoïdien. Muscles des régions sus- et sous -hyoïdiennes.

1. Ventre antérieur du digastrique gauche. — 2. Ventre antérieur du digastrique droit. — 3. Ventre postérieur du digastrique. — 4. Tendon du digastrique et poulie de réflexion de ce tendon. — 5. Muscle stylo-hyoïdien traversé par le tendon du digastrique. — 6. Muscle mylo-hyoïdien. — 7. Muscle hyo-glosse dont le faisceau antérieur est en grande partie recouvert par le muscle précédent. — 8. Muscle sterno-cléidomastoïdien. — 9. Faisceau antérieur ou sternal de ce muscle. — 10. Son faisceau postérieur ou claviculaire. — 11. Fibres tendineuses par lesquelles il s’attache à l’apophyse mastoïde et à la ligne courbe supérieure de l’occipital. — 12. Muscle cléidohyoïdien du côté gauche. — 13. Muscle cléido-hyoïdien du côté droit. — 11, 14. Muscle omoplat ou scapulo-hvoïdien. — 15, 15. Muscle thyro-hyoïdien. — 10, 10. Muscle»

la partie la plus inférieure est recouverte par quelques fibres du grand pectoral. Du sternum, ce tendon se porte en haut et en dehors en s’arrondissant et s’effilanl pour disparaître au milieu des fibres musculaires qui recouvrent d’abord sa face profonde, mais qui n’apparaissent que beaucoup plus haut sur sa face sous-cutanée.

MUSCLE STERNO-CLÉJ DO-MASTOIDIEN.

Le faisceau claviculaire s’insère au quart interne de la clavicule par des languettes aponévrotiques souvent très courtes, quelquefois assez longues, toujours très inégales. Les plus courtes se fixent au bord postérieur de cet os et à sa face supérieure. Les plus longues se prolongent jusqu’à son bord antérieur. A ces languettes tendineuses succèdent les fibres musculaires, qui les entourent en remplissant leurs intervalles. Le faisceau qu’elles constituent se porte presque verticalement en haut. Séparé à son point de départ du faisceau sternal par un espace angulaire, il le rencontre bientôt et s’engage alors obliquement sous sa face interne^ de manière à en être presque entièrement recouvert.

Le sterno-mastoïdien, constitué par ces deux faisceaux superposés el en apparence confondus dans son tiers supérieur, se dirige en haut, en arrière et èn dehors vers l’apophyse mastoïde du temporal et la ligne courbe supérieure de l’occipital. Il se fixe à la première par un tendon aplati qui recouvre son bord antérieur et la moitié supérieure de sa face externe; et aux deux tiers externes de la seconde par une mince aponévrose longue de 15 à 20 millimètres.

Rapports. — La face externe du sterno-mastoïdien est en rapport dans la plus grande partie de son étendue avec lepeaucier, la veine jugulaire externe et les branches superficielles du plexus cervical. En bas, et surtout en haut, il est immédiatement recouvert par les téguments. — Sa face interne recouvre l’articulation sterno-clavieulaire, le muscle cléidohyoïdien, romoplal-hyoïdien, les scalènes, l’angulaire de l’omoplate, le splénius, l’artère carotide primitive et la veine jugulaire interne ; son bord antérieur, longé en bas par la veine jugulaire antérieure, répond supérieurement à la glande parotide. Il forme avec celui du muscle opposé un angle dont la base, tournée en haut, mesure le plus grand diamètre transversal du cou et de la face. — Son bord postérieur, en se portant vers le bord antérieur du trapèze, contribue avec celui-ci à limiter la région sus-claviculâire.

Action. — On admet généralement que le sterno-mastoïdien a pour usage de fléchir la tête, de l’incliner de son côté et de lui imprimer en

slerno-thyroïdien. — 17. Attache du constricteur moyen du pharynx au sommet de la grande corne de l’os hyoïde. — 18. Partie antérieure du constricteur inférieur. — 10. Muscle occipital. — 20, 20. Les deux faisceaux de l’auriculaire postérieur. — 21. Muscle trapèze. — 22. Splénius de la tête. — 23. Splénius du cou. — 24. Muscle angulaire de l’omoplate. — 25. Faisceau qui a été considéré comme un troisième scalène, mais qui peut être rattaché au scalène postérieur. — 26. Scalène postérieur. — 27. Scalène antérieur. — 28. Partie supérieure du deltoïde. — 29. Partie supérieure du grand pectoral. — 30. Interstice qui sépare ces deux muscles. — 31. Partie inférieure et antérieure du peaucier cervical droit. — 32. Muscle triangulaire des lèvres. — 33. Muscle transverse du menton se continuant avec l’angle antéro-inférieur du triangulaire, dont il semble un prolongement. — 34. Masséter. — 35. Buccinateur.

M YOLOG1E.

même temps un mouvement de rotation qui porte la face du côté opposé. L'inclinaison latérale et la rotation sont deux effets qui découlent très manifestement de son action. Mais la flexion, beaucoup moins évidente, a pu être contestée. Lorsqu’on examine son extrémité supérieure, on pourrait croire que la résultante de tonies les forces partielles du muscle a son point d’attache en arrière du point d’appui du levier représenté par la tète, et que le muscle semble plutôt destine à étendre qu’à fléchir l’extrémité céphalique. Cependant le loucher permet de constater que, dans le décubitus dorsal, au moment où nous fléchissons la tête et le cou, les deux muscles se contractent.

M. Duchenne a remarqué que les deux portions du sterno-mastoïdien jouissent d’une action indépendante, en sorte que chacune d'elles mériterait d’être considérée avec Albinus comme un muscle distinct. Mais celte indépendance n’existe que pour les contractions modérées; dès que celles-ci deviennent plus énergiques, les deux portions se contractent à la fois. Le même auteur a observé aussi que la portion sternale préside plus spécialement au mouvement de rotation, et la portion claviculaire au mouvement d’inclinaison latérale.

Lorsque le muscle prend son point d’appui supérieurement, son insertion presque perpendiculaire sur le sommet de la cavité thoracique lui permet de contribuer à sa dilatation en élevant le sternum et les côtes. Mais il ne devient inspirateur qu’à la condition d’une immobilisation préalable de l’extrémité céphalique.

$ 2. — Muscles de la région sous-hyoïdienne.

Elle est composée de quatre muscles disposés sur deux plans, l’un antérieur, l’autre postérieur. Le plan antérieur ou superficiel comprend l’omoplat-hyoïdien et le cléido-hyoïdien ; le plan postérieur ou profond, le slerno-thyroïdien et le thyro-hyoïdien.

Préparation. — 1° Enlever la peau et les muscles de la région cervicale superficielle; 2° diviser les clavicules à leur partie moyenne, les premières côtes en dehors de leur cartilage, et le sternum au niveau de l’articulation sternale; 3° renverser ensuite sur le cou la pièce quadrilatère ainsi obtenue, et; disséquer l'extrémité inférieure des muscles qui viennent s’attacher au sternum et à la clavicule: pour rétablir les rapports, il suffira, après la préparation, de ramener dans leur situation première les parties osseuses détachées ; 4° incisera son attache claviculaire le trapèze, puis le renverser en dehors pour découvrir l’insertion supérieure de l’omoplat-hyoïdien.

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