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IV. — L'homœomérologie ou étude des systèmes organiques

Les éléments anatomiques étant les mêmes dans toute la série des êtres vivants, les tissus homologues se retrouvant avec des caractères presque identiques, l'étude de ces éléments et des tissus qu'ils constituent s'éclairant par la comparaison de leurs variétés de formes, chez tous les êtres, il en résulte que l'histologie doit s'étendre bien au delà des limites de l'organisme humain, et que l'histologie comparée ne peut pas en être séparée complètement.

Le même raisonnement est applicable aux systèmes anatomiques ; con* sidérés successivement chez les diiïérents animaux, on voit que les dispositions générales qu'ils affectent, dans un groupe déterminé,sont reliées à celles du groupe voisin. Ainsi il existe un enchaînement continu entre les espèces les plus inférieures et l'homme. L'étude des lois suivant les-

îurpin, botanistes français; et, bien avant eux, Lceuwenhoek, Fonlana, Malpighi, avaient décrit la plupart des éléments. De Mirbel, en 1800, créa Tanatomie générale des plantes. 11 pressentit le rôle important de la cellule. Après eux vinrent de Blainville et Dutrochet. Ce dernier fit faire un pas immense à la physiologie animale et végétale, en découvrant les phénomènes de Tosmose. Raspail, enfin, ébaucha une théorie cellulaire. La voie était donc bien préparée, lorsqu'en Allemagne, Schleidcn et Schwann exposèrent sur la formation des cellules et des éléments anatomiques la première théorie acceptable. Ainsi l'anatomie générale et même Thistologie sont des sciences françaises. Mais il faut rendre justice aux savants de l'Allemagne, et reconnaître qu'ils ont amené à un degré de perfection qu'on ne saurait trop admirer Fétude des tissus, alors qu'en France aucun travail ne paraissait. A leurs découvertes sont attachés des noms illustres comme ceux de Remak, Reicheirt, de Baer, Kolliker. M. Schultze, etc.

L'Allemagne était de vingt années en avance lorsque la première chaire d'histologie fut fondée en France. Le professeur Robin, qui l'occupa le premier en 1862, avait déjà, douze ans auparavant, au prix de tous les sacrifices, fondé le premier laboratoire et formé lei premiers élèves.

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