IV INTRODUCTION
La multiplicité des aspects que prennent les éléments anatomiques, d'une ou de plusieurs espèces, selon les diversités de leur arrangement réciproque, se prête à nombre d'interprétations, et trop souvent k des fictions. spécieuses, nuisibles quand on les accepte sans vérification. C'est ici qu'intervient utilement la méthode tracée par Bicliat, qui montre comment les parties simples ou élémentaires s'associent en tissus déjà complexes et ceux-ci en organes plus compliqués encore. Dans ce qui paraît d'abord comme un réel dédale elle décèle une ordination régulière de nombreuses variables autour d'un type qui se retrouve toujours le même, là où domine une même espèce de cellules, etc. Mais si l'observation sans méthode conduit à une confusion inextricable, la méthode demeure naturellement inutile sans observation. A cet égard on peut répéter qu'entre croire et savoir il y a un abîme plus grand encore que celui qui sépare toute conception de l'exécution.
La détermination préalable de ce qui est normal, dans les divers degrés de l'état d'organisation, conduit à préciser la nature de l'accident, de l'anormal, du dérangement direct des humeurs et des tissus, aussi bien qu'à voir où, quand et comment les tissus normaux produisent les tissus morbides, à quelles phases et à quels modes de leur développement ceux-ci viennent d'arriver. Car ici sans que les détails évolutifs diffèrent absolument de ce qu'ils sont dans telle ou telle espèce de cellules et de tissus normaux, avec un point de départ ou de génération commun, les produits morbides de même espèce peuvent d'un individu à l'autre offrir des modifications de structure graduelles, diverses, multiples ; et cela sans que jamais ce développement conduise les choses ainsi nées vers quoi que ce soit d'analogue à ce qui normalement existe en tant qu'organes sur l'homme ou sur les