‹ Traite d'anatomie generale appliquee a la medicineChapitre 42 sur 101 · ARTICLE PREMIER · texte numérisé non relu

ARTICLE PREMIER

HÉHATIKS.

5^ ^8. Les hématies sont les éléments ciirac- ^

térisliques du sang des vertébrés. Elles ont été , ^ î^ jl!L

vues parS\vammerdani,Leeuwenhoek, Maipi- ^'W^A f\w^

ghi, en 1673 et 1075, par Sénac en 174U. wKfe^ /ft®

llewson, en 1770, publia le premier travail ^ ^S^^^^t U^®

important sur le sang (1). w ^^^

FiG. 07. — Hématies (homme).

Worme - La forme des hématies che^ ' ^,li:^:^i:iZ:Sf::i l'homme est celle d'un disque légèrement nclée. — Gross. 1/580. renflé sur les bords et excavé au centre.

(\) Vnv. V.h. Robin, Leçons mr Ux humeurs, article SANr.. Paris, 1H71.

I3!â TRAITÉ d'aNATOMIE GÉNÉRALE.

Ce disque circulaire a un diamèlie de U'°°,007ô en niuyeune; d'a|)rès llayeni, il peul, dans les conditions normales, s'élever jusqu'à O'^jOÛSS ; son épaisseur est de IV""',00â.

Variélés salvaat les nnlmnnx. — Les Tornies, les dimensions, lu structure de ces éléments, varient avec <^)>aque espèce ; et leur volume, d'après Milne Edwards, ost en raison inverse de l'activité des phénoniùncs respiratoires, el par conséquent de l'énei'gie des efforts musculaires (wur des nuimaux placés dans le même milieu. Le tableau suivant donnera une idée de ces variétés :

Oamélietis OiOOl

Chèvre 0,005

Lion 0,0<J5

Oiseauï 0,00!»

Squales 0,02

Grmiouilles 0,02r.

IVolée 0,07

Les hématies du tous les manmiifères ont, saut chez les cuiuélicus, la Tonne de disque circulaiix' : elles sont elliptiques chez les oisi^ux, les ix'\>tik'S, les poissons, les hatracieiis. Ces tiémalies elliptiques |iossodent eu outre un noyau central.

Sfa>iictDrc. — Les hématies sont fonnées d'une uialière homogène dont nous verrons plus loin la composition chimique. Elles n'offrent ni paroi ni noyau chez l'homme, en dehors des premières semaines de la vie embryonnaire. Examinées dans le san;; lui-même ou dans un liquide do l'économie qui ne les altère pas, elles se présentent pour la plupart empilées les unes sur les autres comme des pièces de monnaie. Cette disposition est due, d'après Ch. Itobin, à une

e\sudalion qui se produit à la surface des

Ku;, lis. tlùmçiiW Ju »a.n! du sala- . . -i i

manJro. -0. iiéinatiocompiéumeni éléments et qui les accole entre eux. Jéïdoppùo; b. hématie en ïoie Je La matière exsudée se voit Facilement oéveloppenienl; c, leurocytci aviro i l • ■

expansion) amibiiïdes; il. icuco- lorsque les heniatics ont été placées dans c!ic.avccd«»xH«ïaux. jpg liquides Coagulants. Dans certaines

maladies, elles sont isult'tes les unes des uuli-es et ne se superposent pas.

ÉLÉMENTS ANATOMIQUES. — HÉMATIES. 133

Peu do temps après la mort, elles se rétractent, de sorte que leur circonférence parait hérissée de saillies ; elles ont alors Taspect dit crénelé. C*est un simple phénomène cadavérique, attribué à tort par certains auteurs, à une prétendue contractilité de ces éléments.

Proportion relatlTemeiit aa plasma sangaiii. — La proportion d'hématies, par rapport au plasma sanguin, est chez l'adulte de iir,à55i.

Cette proportion varie avec Tàge, le scxo, la constitution, Télat de santé ou de maladie ; chez la femme, on trouve à l'état normal de 3:20 à 400 d'hématies pour 680 à COO de plasma. Plus on se rapproche de la vie intrautérine et plus la quantité d'éléments figurés augmente relativement à la partie liquide : ainsi à la naissance on trouve 600, 680, 700 d'hématies pour 400, 320, 300 de plasma (Ch. Robin, Leçons sur les humeurs). La raison de ce fait est que la partie liquide du sang se forme après les parties solides : au début de la vie embryonnaire, la seconde l'emporte de beaucoup; à la naissance, il y a équilibre ; le reste de la vie, c'est la première qui prend le dessus.

Le nombre des hématies par millimètre cube est chez l'homme h l'état normal environ 4 300 000.

Propriété» pii^^siqae». — Les hématies sont plus lourdes que le plasma sanguin. Quand celui-ci ne se coagule pas, elles tombent au fond. C'est ainsi qu'on peut les recueillir en maintenant le sang à l'état liquide, soit par le refroidissement à 0«, ou par les sels alcalins, ou bien encore en le conservant dans les vaisseaux. On peut ainsi séparer aisément les globules dans les veines du cheval (Frédéricq).

Elles sont élastiques, se déforment facilement, s'allongent pour traverser les vaisseaux; de même elles passent a travers le papier filtre; lorsqu'elles se sont étirées, elles reviennent aussitôt, en vertu de leur élasticité, à leur état primitif.

Les hématies sont dicroïques, rouges par lumière réfléchie et jaunes par lumière transmise.

Propriétés chimiques.

§ ^9. L'eau les gonfle, les rend presque invisibles en dissolvant la matière colorante: c'est ainsi. que les injections d'eau que Magendie faisait dans les veines déterminaient la sortie de cette substance avec l'urine. Décolorées et rendues invisibles par l'eau, elles reparaissent îivec la teinture d'iode.

\M TRIITË n'vNtTnMIl! nÔÉMI.E.

L'acide acétique leur donne une coloration noire et les dissout quand il est concentré ; l'acide nitrique les Tait passer au brun olive.

La bile les dissout : fait d'autant plus intéressant qu'elle n'a pas celle action sur les autres éléments.

L'urine ne les attaque pas, ni en général lt>s liquides assez richeseuchliirure de sodium, sulTate de soude, ou en matières albuminoïdes. C'est avec ci'S suhslanresquel'nnraitdessériimsartificiels pour étudier les hématies.

Composition chlmlqur de» taémalie». — Ellos sont Forméfs de deux substances toutes les deu\a)buminoïdes; l'une ayant les caractères extérieurs de la fibrine, c'est la globuline; l'autre cristallisable, c'est rhémoglobiue, la malièi-e colorante des globules.

Li globuline est une substance molle, blanche, demi-transparente et granuleuse, au microscope. Elle est insoluble dans l'eau, devient visqueuse dans l'eau salée , Tdrme avec elle une sorte de matière sirupeuse ; exposée à l'air, elle perd cette propriété ; l'alcool froid et l'eau bouillante produisent sur HIe le même effet : Denis lui donne alors le nom de globuline modifiée. Les alcalis, les carbonates alcalins la précipitent de cette masse visqueuse obtenue avec le chlorure de sodium (Gautier, Chimit biologique).

llémoalobine. -

L'hémoj>lobine est la matière colorante du sang. C'est une matière albuminoïde bien délinie, car elle est erislallisable (1 ).

Pour avoir des cristaux d'hémoglobine il fsut traiter le sang délibriné par de l'éther que l'on verse goutte àgoutlc, le vasequi renferme le sang étant placé dans la glace Peu à peu la matière s'épaissit, elle devient rouge très-foncé et prend un aspect gélatineux. Fji la laissant reposer on ne tarde pas à

Kjc. 69. - Cristaux dliûnioglobine du sang de rUien. y^if y^g cristaux. Mais ceux-

ci ne s'obtiennent pas avec une égale facilité sur tous les animaux : avec

(Ij Le snng des inverlébri;* est soiiviTll coloré par um bine, mnis distoiilP li.ini le plnsm.t nu licit d'ftro (ixéf si

ÉLÉMENTS AX\TOM!OITES. — HÉMATIES. 185

le sang du chien nous avons pu en obtenir de Irès-volumineux ; avec celui du veau et du mouton, de Thémoglobine amorphe et quelques aiguilles cristallines excessivement petites. La composition chimique de l'hémoglobine, d'après Hoppe-Seyler, serait :

Az 16,17

Fe 0,43

La fonne des cristaux d'hémoglobine varie avec les espèces animales. Chez rhomme, ce sont des tables rhomboïdales minces et allongées ou dos prismes à quatre pans; ceux du cochon d'Inde sont des tétraèdi^s dérivant d'un prisme rhombique ; ceux d'écureuil sont des prismes à six l>ans.

Ces cristaux sont biréfringents et dicroïques (1).

Propriétés de r hémoglobine. — L'hémoglobine est plus ou moins soiuble dans r<>au suivant les animaux. La solution se décompose rapidement à une température supérieure à 15 degrés.

Les acides et les bases dédoublent l'hémoglobine en hémaline, substance d'un rouge bi*un, et un autre composé voisin de la globuline.

Le sang renferme 127 grammes d'hémoglobine pour 1000.

l'ne couche de solution d'hémoglobine au 1/1000, épaisse de 10 millimètres, traversée par les faisceaux diversement colorés fournis par le prisme avec la lumière solaire, donne un spectre continu à l'exception de deux bandes obscures a et j3 situées entre les lignes D et K de Frauenholfer. Ces bandes sont visibles avec une solution de 1/10000.

C'est là le spectre de l'hémoglobine riche en oxygène, ou oxyhémoglobine. Mais si à cette solution on ajoute un corps avide d'oxygène , du fer réduit^ du sulfate de protoxyde de fer, etc., les deux bandes disparaissent et sont remplacées par une bande V unique qui couvre en partie l'espace clair qui existait entre a et j5. En môme temps la partie bleue des spectres devient plus claire et le rouge plus foncé.

Eu faisant passer dans la solution d'oxyhémoglobine réduite un courant d'oxygène, les deux bandes a et j3 reparaissent et V disparaît.

Ces propriétés de l'hémoglobine peimettent de la reconnaître dans des

{\) Les cristaux d'hémo$çlobine s'altèrent avec une grande facilité, d. Pouchet a montré avec ces mômes cristaux qui sont flgurés ici qu'on pouvait leur conserver exactement leur forme et m<^me les colorer en les traiUmt par l'acide osmique.

180 TRAITÉ d'aNATOMIK (iÉNKIULE.

quanlités de sang intinimenl petites, sur des taches de sang depuis longtemps desséchées.

L'oxyhémoglobine renferme toujours une certaine quantité d'oxygène qui s en sépare facilement, une autre qu'on ne peut enlever que par Tébullition prolongée dans le vide. La quantité d*oxygène absorbée par rhémoglobine est, jusqu'à une certaine limite, en rapport avec la pression atmosphérique. Abandonnée à elle-même, la solution d'oxyhémoglobine ne tarde pas h se réduire spontanément, sans doute à cause d'une certaine quantité d'acide carbonique qui s'est formée aux dépens de l'oxygène dissous. L'oxygène de l'hémoglobine semble s'y trouver à l'étal d'ozone, d'après Schmidt. Mais Gréhant, en faisant voir que i'oxyde de carbone ressort du sang tel qu'il y est entré, prouve par là que l'oxygène n'y est pas à l'état d'ozone, autrement il se ferait de l'acide carbonique.

Action de différents réactifs sur rhémoglobine. Oxyde de carbone. — Claude Barnai*d a montré que l'oxyde de carbone déplace tout l'oxygène combiné à l'hémoglobine, en formant avec elle une combinaison plus stable que l'oxyhémoglobine, oiïrant la même coloration et à peu près les mêmes raies dans le spectre. Gréhant a même fait voir que, grâce à cette propriété, l'oxyde de carbone peut s'accumuler dans le sang. Ce physiologiste éminent a trouvé un procédé pour doser la quantité d'oxyde de carbone combiné aux hématies, et ainsi les animaux deviennent des réactifs très-délicats pour déterminer la proportion de ce gaz mélangée à une masse d'air déterminée ; les atmosphères qui renferment des proportions très-faibles d'oxyde de carbone deviennent dangereuses si l'animal y séjourne longtemps.

L'hydrogène sulfuré ne semble pas avoir d'action sur l'hémoglobine oxycarbonée (Gautier). Mais si l'on fait arriver dans la solution un courant d'oxygène» l'acide sulfhydrique donne immédiatement de l'eau et du soufre. C'est pour cela probablement que l'hydrogène sulfuré n'a pas d'action sur l'organisme quand il est introduit dans le sang veineux, et se trouve être un poison violent injecté dans le sang artériel.

Les propriétés de l'hémoglobine que nous venons d'étudier sont aussi celles des hématies. Ces éléments jouent un rôle important dans l'organisme, grâce à la présence de cette matière colorante; c'est elle qui est le véritable agent de l'hématose. Les différentes colorations du sang ne tiennent pas à autre chose qu'aux combinaisons de la matière colorante de l'hématie avec Toxygène et les autres gaz.

Dérivés de rhémoglobine. — L'hémoglobine donne en se décomposant

KLKMENTS ANATOMIQUES. — IIKMATIKS. 137

une inalière amorphe forleraenl colorée en bleu noiràlre ou en brun rougeâlre et réduite en poussière, c est l'hématine ou héinalosine dont la composition chimique, d'après Hoppe-Seyier, est :

C96HioiAz«^Fe30>«.

Cette substance est insoluble dans l'eau, Téther, le chloroforme et I alcool. Elle est soluble dans l'acide sulfurique concentré; Teau précipite de cette solution un corps noir exempt de fer qui est très-probablement un homologue de la bilirubine, matière colorante biliaire.

Un fait très-probant à cet égard c'est que le placenta des chiennes renferme une quantité considérable d'une mîilière d'un vert épinard trèsfoncé. Cette substance ne peut avoir d*autre origine que le sang qui est si abondant dans cet organe. Or, j'ai fait voir que cette matière verte isolée dans le chloroforme avait les mêmes réactions en présence de l'acide nitrique que les matières colorantes biliaires. Mais en outre, si l'on considère toutes les substances offrant la même teinte sur quelque animal que ce soit, on leur trouve des réactions identiques. Chez les insectes, les tubes malpighiens colorés en vert subissent avec ce réactif les mêmes changements de coloration. Ce fuit se trouve conlirmer l'existence d'une matière colorante dissoute dans le sang des invertébrés et identique à l'hémoglobine.

Il est même probable que la matière colorante biliaire peut se former dans les organismes en dehors du sang. Sur les beroës^ les acidies, les bryozoaires, il existe des cellules jaunes formant la paroi de la cavité digestive, et cette matière jaune a encore la réaction de la bilirubine.

La réaction qui indique la décomposition de Thématine en bilirubine et en oxvde de fer serait la suivante :

C96Hio2Az«*Fe30*« -f 3 H«0 = G (C*"H*«AzW) -f 3 FeO.

Chlorhydrate d'héniatine, — Ce sel, connu sous le nom de cristaux de Teichmann, peut servir à reconnaître les taches de sang. Il s'obtient en chauffant légèrement un mélange de sel marin , de sang et d'acide acétique cristallisable. Ce sont des cristaux é k À

brun noir, en aiguilles libres ou groupées circulai- ^^| âT ^

rement.

Leur formule est :

r."«H'«Az"Fe'0'», 2 HCI. ■■''«• '"• 7 *''"'"»'"' ''"

chlorhydrute d licnia-

Héinatoidtne, — L hematoidme est encore un produit de décomposition de l'hémoglobine ne renfennant pas de fer; elle

i:W TiuiTK o'anatomie (îÉNKHALK.

osl 1res- voisine du corps obtenu par précipitation de la solution d'hématine dans Tacide sulfurique, et par conséquent de la bilirubive. Sa formule est la suivante :

C2î'iF*Az30«.

Celte substance est cristallisée. Ch. Robin en a trouvé une quantité considérable sous forme de prismes de couleur orangé ayant des angles de 118 et 02 degrés, dans un kyste du foie.

Attributs physiologiques.

J$ ÎK). Le rôle des hématies est d*absorl)er l'oxygène de Tair et de transporter ce gaz à tous les autres éléments anatomiques. La partie liquide du sang se charge, par contre, de tout Tacide carbonique.

La vie s'arrête dans les nerfs et les muscles dès que les hématies altérées ou en trop petit nombre ne leur apportent plus la quantité d'oxygène suffisante. Elles représentent donc, au point de vue de l'hématose, la paiiie essentielle du sang, tandis que le plasma renferme toutes les substances qui servent à l'assimilation. Quand elles diminuent dans la chlorose, il en résulte des troubles variés, surtout du cèié du système nerveux. La transfusion du sang n'agit pas en vertu des parties liquides, mais des hématies ; or on ne voit pas encore bien la raison pour laquelle cette opération ne peut se faire entre animaux d'espèces différentes.

Les propriétés fondamentales des hématies sont dues à l'hémoglobine. Elles ne sont pas supprimées par la mort, et même elles se retrouvent sur r^tte matière colorante isolée, ce qui prouve que la vitalité de ces éléments bornés à un rôle chimique est obscure, comparée.^ celle des éléments qu'on pourrait appeler reproducteurs.

Leur affmité pour l'oxygène en fait les éléments essentiels de la respiration, mais l'oxyde de carbone se fixe sur elles, comme nous l'avons (lit, avec beaucoup plus d'énergie que l'oxygène.

01. Bernard a montré qu'une température de 45 degrés, peu élevée par conséquent relativement à celle de certaines maladies, supprimait les propriétés des hématies ; reste à savoir si elle aurait la même action sur rhémoglobine isolée. Les décharges électriques agissent comme une température trop élevée, mais probablement par décomposition chimique plutôt que par simple arrêt de la vie (voy. Ch. Robin, Traité des humeurs).

Si l'on fait passer un courant d'acide carbonique dans un sang artériel, on voit ce dernier prendre la teinte veineuse. Ce phénomène ne tient pas

il uoc combiiiùsoii de l'acide carbonique avec l'ht-roo^lobino, unis k «x> que l'oxyhénioglobine du sang artémiisé se réduit peu à peu, par dilTasion de l'oxygène dans un raîtieu qui n'en conliont pas.

mévtimpptmtemt des héflaatlrs. ~ Dans te di'-veloppemeni des hématies i) faut distin^er leur foniialiun primitive, lors de leur premièiv apparition i'bot l'enthnon, elli'ur formatian cheiTadulle, phémnnônequi se renouvelle constanimenl dans une foule de cii-conslances physiolojliques ou ai-ridenlelles.

Os éléments dérivent du feuillet hinslodermique tiioyeii, ainsi que

Fin. 71. — Fomiatioa art lluti sar^ins dins l'airc vasculiire du poulet. — a, tii'UMlits coaunencant à te former, encore cnvelop^téu dam la masse qui li^ra donru' naissance . elles sont déjà moins eoloréps qur les éléments périplii'riqiips : b. d, cellules Tormanl U paroi vasculdire; e, hématies libres dans un vaisseau d^jA nvanct'; M, rciiillel moyen; 1, Teuillet interne. (Le» cellules grosses ilu feuillet iiilcnie rant les ilernii'^rei fonm'es, les cellule) minre; Ifs plus a

Sciiuilit (1«:)6), -Schwanii (1838), Prévost et Lebert (18W) l'avaient noté les premiers. CheK les batraciens anoures el urodèles il est facile de eon- 'stater (Ch. Robin) que les premières hématies i-emplissant la cavité du cœur, alors qu'elles ont déjà la teinte rougeAtra caractéristique, renferment de gros granules vitellins comme ceux que l'on trouve dansions les éléments dérivés directement de la segmentation vitelline.

Dès l'origine, chaque hématie possède une paroi mince distincte et un imyau sphérlque non granuleux qui ne persiste que chei les vertébn's ovipares.

On peut suivre dans l'aii'e vasculairedes vertt'brês ovipares la formation des hématies, qui se produit parallËlement àcetledes vaisseaux sanguins. Nous avons déjà dit à propos de l'aire vasculaire {\o\. Embryùgfnio) comment les premiers vaisseaux et les premiers éléments sanguins naissaient dans la couche de mésoderme immédiatement appliquée sur le feuillet interne et en dehors du corps même de l'embryon. Il s'agit maintenant de suivre les phénomènes intimes de la génération de ces éléments au sein des Ilots sanguins de l'aire vasculaire.

liO TBAITÉ r'aNATOMIE liKNÉnAI^.

Les Uches rouges de celle aira sonl formées par des amas de cellules rondes entourées par d'autres cellules disposées en rangées régulières consliluatit par leur ensemble une paroi de vaisseau plus ou moins bien accusée. Tels sonl It'S premiers capillaires avec les premières hématies (voy. Kg. 72).

Ces tubes débuleul sous la Toi me de Iraclus pleins composés de cellules

entassées les unes rondes les autres illongées. Ces tractus, d'après

llemak Ilis Kolliker, se creusent peu

. I i^ i peu les cellules centrales deviennent

( - des hemalies, pendant que les cellules

i " allongeesperiphériques sesoudent pour

^ , romiei une paroi vasculaire.

\ O' ^ I D après Wissozky, ces amas cellulai-

' L I res proMennenl d'une seule cellule à la-

-^ quelle il donne le nom d'hématoblastc.

^ *■ («lie cellule en se segmentant engendre

FJG 7-. - Furnmlion d» hémalio» dan. ^ ^g^ j^jg j^^ ^,|„|pj. ^„^rji\es et leS Cel-

luire vMCutairR du lapin, da]ir<-s un

iloMindeG. Poiichci. ~a, irpiihélium luIes péri phériq lies des llols sanguins, vaMuluir.; fr;., l"'-ni«iM "" àébM; c'est-à-dire les hématies et t'épithéc, Jtcmnttrg ditja cuiorcei. aifiinl perdu ^

leur norau. liuin vasculaire G. Pouchel a vu dans

l'aire vasculaire des mamraifèi-es les mêmes phénomènes que ceux qui ont été décrits par Kôlliker, Ilis et Remak chez le poulet.

Los hématies apparaissent chez l'embryon, d'après K(iHiker,dès la première moitié du deuxième jour.

Le développement des hématies en deliors de la période embryonnaire * est encore un sujet à l'élude. U. Pouchet et Hayem ont poursuivi cette question et sonl arrivés, en même temps que plusieurs observateurs d'Allemagne, à des résultats intéressants déjà entrevus par Vulpian relativement aux vertébrés ovipares, mais ces auteurs sont encore dans le doute au sujet des vertébrés vivipares.

Il panlt bien cerluin que chez les batraciens, en particulier, un certain nombred éléments incolores du sang passent à l'étatd'hémalies, soit parce que le corps cellulaire existant se modifie et prend l'état qu'il oiïre dans l'bématie, ou qu'un corps cellulaire se dépose de toutes pièces autour du noyau représenté par le glohulin. L'identité d'aspect du noyau incolore des hemalies et du noyau des leucocytes (voy. Leucocytea), les étals intermédiaires des hématies, semblent bien prouver que la formation de ces éléments se produit par l'un ou l'autre de ces procédés.

En résumé, on peut admettre, iusi|u'ti plus ample informé, la théorie

ÉLÉMENTS ANATOMigUES. — HÉMATIES. 141

suivante donnée par Pouchet : Le sang des vertébrés ovipares renferme trois espèces d'éléments : des noyaux, des leucocytes, des hématies.

Le noyau représente un élément susceptible d'engendrer en suivant son évolution complète l'hématie ovalaire, ou bien de s'arrêter à un état imparfait qui est le leucocyte : il pourrait continuer à vivre sous cette forme. Le leucocyte, produirait des noyaux par gemmation, et ainsi se ferait par son intermédiaire la multiplication des éléments du sang.

La théorie d'Hayem diffère de celle de Pouchet en ce qu'elle n'admet pas de parenté entre les leucocytes et les hématies. Pour lui, les hématies sont engendrées par des éléments spéciaux, qui ne sont autres que les globulins de Donné, de Vulpian et de Pouchet, et auxquels il donne le nom d'hématoblastes.

Xous ne ferons qu'une critique à la théorie de Pouchet, qui d ailleurs paraît réunir beaucoup de preuves en sa faveur, c'est que le leucocyte complètement développé n est pas un élément capable de reproduction. H est donc beaucoup plus probable que l'hématie et le leucocyte représentent deux formes adultes comparables à ces fonnes développées des éléments du tissu conjonctif, comme la vésicule adipeuse, la fibre, et qui coiTespondent h des états sous lesquels l'élément fonctionne et ne se reproduit plus.

C'est à un Age moins avancé que se fait la reproduction , quand les éléments sont à l'état d'hématoblaste ou de noyau. Ainsi, la multiplication des éléments du sang commencerait par segmentation des noyaux donnant d'autres noyaux; ceux-ci une fois formés pourraient, comme beaucoup d'éléments, se développer dans deux voies différentes, celle îles hématies et celle des leucocytes.

Quant aux vertébrés vivipares, la question est encore douteuse. Ce qui la rend difficile, c'est le petit volume des éléments comparés à ceux des batraciens, et l'absence de noyaux au centre des hématies ; il est probable néanmoins qu'on arrivera à des résultats peu différents de ceux que nous venons d'énoncer. Comme il est évident que les hématies se multiplient dans une foule de circonstances, et que ces éléments n'ont pas une forme en rapport avec les phénomènes de reproduction, il y a tout lieu (le penser qu'ils sont précédés dans leur développement par des éléments analogues aux globulins, lesquels se segmentent et se multiplient : c'est là le mode de génération de tous les éléments anatomiques, c'est celui des hématies des vertébrés ovipares; celui des vertébrés vivipares ne peut faire autrement que de rentrer dans la loi générale.

Il n'y a point dans l'économie d'organe pour fabriquer les hématies ni d'organe pour les détruire. Certains tissus seulement peuvent élre pour

i\:t THAITK d'aNATOMIE (iKNÉUALE.

elles un milieu plus l'avorable à leur développement, (i'esl donc en vain (|ue l'on cherchera le rôle hématopoiétique de la raie, de la moelle des os, des glandes vasculaires sanguines ; ces théories, en effet, sur la formation des hématies sont renversées par ce fait si simple, qu'elles se développent dans Taire vasculaire alors (|u'il n'existe encore que les trois feuillets blastoderniiques, et que les animaux, qui n'ont ni moelle des os ni rate, ont néanmoins des hématies ou tout au moins des leucocytes. Or, nous devons admettre maintenant que ces derniers éléments engendrent les hématies.

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