‹ Traite d'anatomie generale appliquee a la medicineChapitre 50 sur 101 · C.vuiAT. Anuloiiile gûiiériti · texte numérisé non relu

C.vuiAT. Anuloiiile gûiiériti

410 TIIAUt d'aNAIOMIK (iÉNKlIAI-E-

KOIlikcr él la plupart des auteurs allenmntls u'adinelteul pas c« mode de développement pour les fibres élastiques, de même Pouchel et Touriieux. Ils pensent que dans la matière amorphe inlercellulatre se forment des fibres élastiques. C'est là de la génération spontanée au premier chef, et les auteurs allemands qui ne l'admettent pas en principe pour des éléments beaucoup plus simples, devraient \\y\XKL jiussi la refuser à ces fibres. Cependant il est facile

^'■- V ' - de trouver une confirmation des faits que nous

^ !. 'y ' ;' l . ; venons d'avancer, en considérant, chez rembrv'on, L' \ ' ' ' ' ', des membranes comme la muqueuse de l'urèlhre JJ ,', ' et cellede la trachée, qui, chezl'adulle.sont pres-

;., -^ que exclusivement fonnées de fibres élastiques;

U, H '^i'' à la place où seront plus lard les libres, on aper-

"IsW ^'oil des noyaux portant des prolongements rami-

" liés comme ceux que nous avons décrits plus

Vk. 1 iu, — LaiDclleuaeéias- haut. Ce (|ui prouve bien la relation entre le noyau

Itciuo ilu raortc d'un en- ,

rami,lanai«a«ce. •'' '« hhre elaslKiuc.

L'erreur dis auteurs dont nous parlons, relativement au développement des fibres élastiques, résulte de l'observation des faisceaux analogues à ceux du ligamebt cervical postérieur. De ce qu'on voil sur ces faisceaux comme sur les tendons des noyaux écartés les uns des autres par des nappes de libres, on on conclut que ces fibres Bc forment dans la substance intermédiaire et spontaiiêiiieni; ces nappes de fibres représentent simplement celles qui émanent de noyaux situés à un niveau diiïérenl du celui que l'on considère (voy. Développement des leiidons).

AMrIbals ptaysiologlqurH. — Les libres élastiques n'ont dans l'économie qu'un rôle mécanique, mais ce Tù\e est très-important el des plus intéressants à étudier. Nous verrons, k propos des membranes muqueuses, du derme, des séreuses, du poumon, des artères, etc., que l'élasticité de ces différents tissus est d'une telle importance que leur fonctionnement serait impossible sans ces fibres, qu'il est même certains organes qui n'agissent qu'en vertu de leur élasticité, Cn les rencontre par conséquent dans tous les tissus qui sont susceptibles de s'allonger, de se prêter à des changements de forme. Ceux, au contraire, qui ont leur raison d'être dans leur inexlensibllité renferment très-peu de ces éléments, et seulement les fibres lamineuses dont nous avons vu plus haut les propriOli's.

L'élasticité du |K)umun, qui tient cntiùi'einent ii lu pivseiicc des fibres

s lirSClXURES. — FAISCEAUX STRli$« i!I

élastiques, joue un ràle capital dans la respiration : de inéme celle des artères dans la circulation. Ainsi deux dos grandes fonctions de rèconomie s'accomplissent en partie grâce aux propriéiés physiques de ces éléments ; dans la locomotion elles ont des usages que nous étudierons a\*ec le sys« tème élastique.

Le développement de ces éléments est lent, aussi ne se régénèrent-ils presque pas, ou même point du tout, dans le cas où ils ont été détruits. Quand des tissus formés en partie de fibres élastiques ont été sectionnés, la cicatrisation ne se fait qu*aux dépens d^autrcs éléments, ces fibres ne se reformant pas. Il en résulté alors la production de cicatrices fibreuses inextensibles, a la place d'un tissu qui s'allongeait ot pouvait se prêter à tous les mouvements.

Une autre conséquence de la lenteur du développement des éléments élastiques est qu*ils n'engendrent jamiiis de tumeurs ; qu'on ne les voit point figurer dans aucune production morbide, si ce n'est comme des débris des tissus normaux détruits par les maladies. «

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