NOYAUX. DES FIBRES LAMINEUSES
§ 52. Sitaation. — Ces éléments se trouvent en grande quantité dans le tissu lamineux de l'embryon, ce sont eux en eflet qui servent à former
(1) Appelés aussi noyaux embryoplastiques (Ch. Robin), cellules embryonnaires, corpuscules de substance conjonctive (Virchow).
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tumeurs dites tumeurs mélaniques. Ces tumeurs sont d'une gravité exceptionnelle; celles au contraire qui sont constituées par des éléments identiques (1), mais ne renfermant pas de pigment, sont d'une bénignité relative. Ainsi colorés par de la matière pigmentaire, ces éléments forment chez les poissons, les batraciens, les annélides : les chromoblastes.
Chromoblaste». — Os cellules sont répandues dans tout le tissu conjonctif, disséminées sous la peau et dans les parenchymes des batraciens, des mollusques, des annélides, etc., et se présentent sous Taspect de taches d'un noir très-foncé. Dans ces diflerents tissus leur forme est très-iiTégulière ; elle ne peut être assujettie à aucune description, et on ne saurait mieux les comparer qu'aux ostéoplastes ou cavités caractéristiques des os.
G. Pouchet a montré que les changements de coloration que présentaient les poissons, colora- fig. 107. — Chromoblastc liondue à la présence de ces éléments, étaient sous •'" mésentère de la gro-
' nouille. — Cross. !/3.»(».
la dépendance du sVsteme nerveux, rour lui, ces chromoblastes seraient contractiles et influencés par les nerfs. Les faits qu'il a avancés relativement aux changements de couleur sont très-exacts, mais nous pensons qu'on ne peut, pour le moment, se contenter de Texplication qu'il en a donnée. Il est impossible d'admettre jusqu'ici sanspreuves absolument démonstratives que d'autres éléments que les fibres musculaires soient influencés par l'agent nerveux, car se serait là un fait qui bouleverserait toute la physiologie génémie. Peut-être parmi les éléments décrits sous le nom de chromoblastes s'en trouve-t-il qui appartiendraient à deux espèces distinctes : les uns seraient des corps iibro-plastiques, les autres des fibres musculaires lisses. Il est facile de constater en eflct (|ue certains chromoblastes ont une forme absolument lixe. On ne voit jamais ceux du mésentère ou du poumon des balmciens se coniracter «ous le microscope.
(1) Le pigment, d'après Cli. Robin, osl une matière à l'élat de goutteloUes liquides ou demi-liquides, ou bien de granulations solides, douées d'une coloration propre, jaune, verte, rouge ou noire. Le pigment se trouve normalement dans un certain nombre d'élémeffts anatomiqucs. il colore en noir les cléments de la choroïde et de Tiris, ceux de l'épidcrmc des nègres, les parties brunes de la peau des blancs, com|juc le scrotum et Tauréole du mamelon, les taches mélaniques des envies^ etc.
La matière pigmentaire des éléments épidermiqucs choroïdiens, etc., varie du brun au noir le plus foncé. Cette substance est insoluble dans racide acétique et dans Tacide sulfurique froi«l, caraclère qui la distingue do l'hématosine, matière colorante dérivée <le l'Iiémol^lobin»' (voy. page IHt;.
une individualilc distincte, exactement comme dans le .perfeclionnemeDl philogénétique des êtres ; un stade de l'évolution est représenté par un individu parfaitement déterminé, ainsi qu'on l'observe dans les générations alternantes.
Caractère» dlfinérentiel». — Ces noyaux et ces cellules primordiales se distinguent de la façon la plus nette : d'abord des leucocytes; en second lieu des médullocelles et des myélocytes; eniin des éléments nucléaires des ganglions lymphatiques, que nous avons décrits comme épithéliums.
Relativement aux leucocytes, la forme généralement ovoïde, régulière, la netleté des rx)ntours, la résistance à la plupart des réactifs, les différencient de telle façon que la confusion n'est pas possible. Les médullocelles sont généralement plus volumineux ; quand ils s'entourent d'un corps cellulaire, celui-ci affecte des formes variables, et non la forme habituellement ovoïde régulière ou en fuseau des éléments que nous étudions. En général, tous les éléments de même forme, au début de leur développement, s'en distinguent par leur évolution; la nature des produits engendrés constitue le caractère différentiel fondamental.
Ces éléments représentent la phase primordiale des éléments principaux et caractéristiques des tissus lamineux, fibreux et tendineux. Les fibres lamincuses, les corps étoiles, les vésicules adipeuses, que nous étudierons plus loin, dérivent de ces noyaux ou de ces cellules. Vis-à-vis de ces trois espèces d éléments, ces noyaux représentent, pendant une certaine période, des éléments générateurs susceptibles de reproduction, alors que leurs dérivés ne le sont plus à partir d'une certaine limite.
Ils sont répandus partout, comme le tissu lamineux. Cette première raison, puis leur ressemblance avec les noyaux qui engendrent les mus* clés, les cartilages, les nerfs, etc., et enfin l'idée fausse admise par certains auteurs que le tissu conjonctif est un parenchyme commun générateur (voy. Système lamineux), leur ont fait donner des désignations en rapport avec des attributs physiologiques qu'ils n'ont pas. Au début de leur apparition, alors que le corps de l'embryon est formé par des amas de noyaux de toute nature, il est bien difficile de reconnaître parmi ces derniers ceux qui sont destinés à engendrer des éléments du tissu lamineux. Mais lanalogie des caractères extérieurs n'est pas un signe différentiel suffisant. Il faut, ici comme pour tous les autres noyaux, en faire l'histoire complète, suivre leur développement, leurs transformations; les étudier chez l'adulte, dans les cas pthologiques, pour arriver à en
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tumeurs dites tmneurs mélaniques. Ces tumeurs sont d'une gravité exceptionnelle; celles au contraire qui sont constituées par des éléments identiques (1), mais ne renfermant pas de pigment, sont d'une bénignité relative. Ainsi colorés par de la matière pigmentairc, ces éléments forment chez les poissons, les batraciens, les annélides : les chromoblnstes.
Chromoblaste». — Ces cellules sont répandues dans tout le tissu conjonctif, disséminées sous la peau et dans les parenchymes des batraciens, des mollusques, des annélides, etc., et se présentent sous laspect de taches d'un noir très-foncé. Dans ces diflerents tissus leur forme est très-iiTégulière; elle ne peut être assujettie à aucune description, et on ne saurait mieux les comparer qu'aux ostéoplastrs ou cavités caractéristiques des os.
G. Pouchet a montré que les changements de coloration que présentaient les poissons, colora- fig. 107. — ChromoblasU* lioudue à la présence de ces éléments, étaient sous •'" mésentère de la gro-
» ; nouille. - Gross. !/3rK».
la dépendance du sVsteme nerveux, rour lui, ces chromoblastes seraient contractiles et influencés par les nerfs. Les faits r|u'il a avancés relativement aux changements de couleur sont très-exacts, mais nous pensons qu'on ne peut, pour le moment, se contenter de l'explication qu'il en a donnée. 11 est impossible d'admettre jusqu'ici sanspreuves absolument démonstratives que d'autres éléments que les fibres musculaires soient influencés par l'agent nerveux, car se serait là un fait qui bouleverserait toute la physiologie générale. Peut-être parmi les éléments décrits sous le nom de chromoblastes s'en trouve-t-il qui appartiendraient à deux espèces distinctes : les uns seraient des corps iibro-plastiques, les autres des fibres musculaires lisses. Il est facile de constater en eflct (|ue certains chromoblastes ont une forme absolument fixe. On ne voit jamais ceux du mésentère ou du poumon d(»s batraciens se contracter «ous le microscope.
(!) Le. pigment, d'après Cii. Robin, est une matière à rêlat de goutleloUes liquides ou demi-liquides, ou bien de granulations solides, douées d'une coloration propre, jaune, verte, rouge ou noire. Le pigment se trouve normalement dans un certain nombre d'élémeiTts anatomiqucs. il colore en noir les éléments de la cboroïdc et de Tiris, ceux de Tépidcrmc des nègres, les parties brunes de la peau des blancs, cornue le scrotum et Tauréole du mamelon, les taches mélaniques des envies^ etc.
La matière pigmentaire des éléments épidermiqucs choroïdiens, etc., varie du brun au noir le plus foncé. Cette substance est insoluble dans Tacidc acétique et dans Tacide sulfuriquc froid, cnraclère qui la dislingue ile l'hémalosine, matière colorante dérivée <le l'Iiémoglobin»' (voy. page 13t;.
VJA TRAITÉ d'aNATOMIE GÉNÉRALE.
noyaux, se multiplier par scission. Cli. Hobin admet aussi leur générdliou par genèse. Dans tous les cas, ils se produisent ave^ une grande facilité ; aussi les trouve-t-on dans beaucoup de produits pathologiques et dans les cas de régénération après destruction des tissus. Ils forment la plus grande partie des bourgeons charnus des plaies.
Dans une foule de circonstances leur évolution ne va pas au delà de Tétat nucléaire ou cellulaire. Ils n'arrivent pas à former des éléments bien développés, dont le rôle dans les tissus est déterminé et que nous étudierons plus loin, mais des noyaux comme ceux de la gomme, du tul)ercule, des granulations de la conjonctive ou du pharynx, du chancre induré, de certaines ulcérations syphilitiques et scrofuleuses. On les trouve encore en grande quantité dans les tissus atteints d'inflammation, et souvent dans les cas d'inflammation aiguë. Alors, suivant les conditions, ils engendrent des fibres lamineuses et par suite du tissu iibreux comme dans la muqueuse de Turèthre, lors d'écoulement blennorhagique persistant ; des indurations fibreuses autour des foyers inflammatoires, ou bien ils se résorbent et disparaissent. De tous les éléments ce sont, avec les globules blancs du sang ou leucocytes, ceux qui sont le plus aptes à la reproduction, ceux qui se multiplient avec le plus de facilité et de rapidité. Aussi serait-il trop long d'énumérer toutes les circonstances dans lesquelles ils peuvent se développer. Du reste, à propos des altérations de chaque tissu, nous aurons l'occasion de revenir sur ce point. Pour (|ue ces éléments suivent une évolution complète, il faut certaines conditions bien définies, c'est pourquoi ils fournissent tant de produits différents suivant le terme qu'ils atteignent avant de subir la dégénérescence sénile (|ui frappé tout élément à une époque ou à l'autre.
Les noyaux du tissu conjonctif passent à l'état de cellules en s'entourant d'un mince corps cellulaire. Celui-ci, dès son apparition, s'effile à ses extrémités, et prend la forme d'un fuseau dans les cas les plus habituels. C'est là Vêlement fibroplastique^ type que nous allons étudier et duquel dérivent les fibres lamineuses, les vésicules adipeuses.
Mais ce corps cellulaire peut, suivant les conditions où il se trouve, prendre des formes diflerentes : celle de cellule étoilée, ramifiée comme les chromoblastes des poissons, des batraciens, des hiiiidinées ; de plaques rectangulaires comme les cellules irisantes de la chroroïde des carnassiers; rester à l'état de cellules ovoïdes sans prolongements, avec un gros noyau central, comme dans les tumeurs de l'homme, le tissu conjonctif des mollusques. Ces variétés sont indispensables à connaître; autrement poui* chacune d'elles cl pour chaque animal, on serait porté à créer une espèce distincte. C'est ainsi que la considération d'un élément
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tumeurs dites tumeurs mélaniques. Ces tumeurs sont d'une gravité exceptionnelle; celles au contraire qui sont constituées par des éléments idenliques(l), mais ne renfermant pas de pigment, sonld'une bénignité relative. Ainsi colorés par de la matière pigmentairc, ces éléments forment chez les poissons, les batraciens, les annélides : les chromoblastes.
Chromoblaste». — Ces cellules sont répandues dans tout le tissu conjonctif, disséminées sous la peau et dans les parenchymes des batraciens, des mollusques, des annélides, etc., et se présentent sous Taspecl de taches d'un noir très-foncé. Dans ces diflerents tissus leur forme est très-iiTégulière ; elle ne peut être assujettie à aucune description, et on ne saurait mieux les comparer qu'aux ostéoplastes ou cavités caractéristiques des os.
G. Pouchet a montré que les changements de coloration que présentaient les poissons, colora- fig. 107. — Chromoblastc tiondue à la présence de ces éléments, étaient sous ''" mésentère de la prc-
• nouille. ~ Gross. !/3;»(».
la dépendance du sVsteme nerveux. Pour lui, ces chromoblastes seraient contractiles et influencés jmr les nerfs. Les faits r|u'il a avancés relativement aux changements de couleur sont très-exacts, mais nous pensons qu on ne peut, pour le moment, se contenter de Texplication qu'il en a donnée. Il est impossible d'admettre jusqu'ici sanspreuves absolument démonstratives que d'îiutres éléments que les fibres musculaires soient influencés par l'agent nerveux, car se serait là un fait qui bouleverserait toute la physiologie généi'ale. Peut-être parmi les éléments décrits sous le nom de chromoblastes s'en Irouve-t-il qui appartiendraient à deux espèces distinctes : les uns seraient des corps iibro-plastiques, les autres des fibres musculaires lisses. Il est facile de constater en elTet (|ue certains chromobhastes ont une forme absolument lixe. On ne voit jamais ceux du mésentère ou du poumon d(»s batmciens se contracter <^ous le microscope.
(Ij Le pigment, d'après Cli. Robin, est une matière à Télat de goutleloltes liquides ou demi-liquides, ou bien de granulations solides, douées d'une coloration propre, jaune, verte, rouge ou noire. Le pigment se trouve normalement dans un certain nombre d'élémeffts anatomiqucs. il colore en noir les éléments de la choroïde et de Tiris, ceux de Tépidcrmc lies nègres, les parties brunes de la peau des blancs, com|juc le scrotum ot Tauréole du mamelon, les taches mélaniques des envies^ etc.
La matière pigmentaire des éléments épidermiqucs choroïdiens, etc., varie du brun au noir le plus foncé. Cette substance est insoluble dans Tacidc acétique et dans l'acide sulfurique froid, raraclère qui la distingue de riiématosine, matière colorante dérivée de l'Iiémoi;lobin«" (vov. p.'ige 13t;.
100 ' ïHAirÊ d'anatomik (;énéhalk.
gueur plus ou moins grande. Tantôt ils sont courts, largos, dans la trame des ganglions; tantôt d'une iinesse excessive, comme dans le tissu conjonctjf. Ces prolongements lins représentent les fibres lamineuses en voie do développement. Souvent, au lieu d'une libre à l'extrémité d'un corps fibro-plastique, on en rencontre un faisceau. Ces éléments peuvent donc être regardés comme générateurs des fibres lamineuses (voy. Dvreloppement des fibres lamineuses).
Vingt-quatre beures après la mort, on voit se produire dans l'élément des gouttes d'un liquide incolore, dites gouttes sarcodiques, qui soulèvent des vésicules à la surface de la cellule. Souvent ces gouttes isolent le noyau dans la partie centrale, C'est là un phénomène commun à beaucoup de cellules et qui se voit d'autant plus que les éléments sont plus voisins de l'époque de leur naissance (voj . Cellule). De très-boi;ne heure, sur les corps libroplastiques pris dans les tissus embryonnaires, se produisent ces altérations. Elles ont été parfois décrites comme uonnales.
Les éléments, atteints de cette altémtion, prennent tout à fait la forme de cellules avec une paroi distincte et des prolongements les reliant les unes aux autres.
Variété». — Le corps cellulaire fusiforme se remplit souvent de plusieurs sortes de produits.
Ce sont tantôt des gouttes d'une graisse épaisse, formant les vésicules adipeuses, tantôt des gi\nnulalions réfringentes, graisseuses ou azotées, de
composition mal déterminée, amenant la destruction de la cellule,ainsi qu'on le voit dans les produits pathologiques, ou de grains d'hématosine dans les hémorrhagies, ou de granules pigmentaires jaunes, brillantes, dans les cellules de l'ovisac, de la muqueuse utérine, dans les parois des kystes apoplectiques, dans les ganglions Fie. luo.-Gorps libroplastiques rem- tuberculeux (Ch. Bobin) ; parfois de pigplis de pigmeiii provenant de la chu- i^^nt mélanique. Quand ils sont remplis
roïdc d'un embryon de mouton. — ...
Gross 1/500. pav cette matière pigmentante (voj . la
note de la page 197) ils se présentent comme des éléments ^e couleur très-foncée, complètement noirs chez certains animaux où ils sont très-répandus. Chez l'homme, ces éléments pigmentés ne se trouvent que dans les tissus du système irido-choroïdieu, surtout à la face profonde de la sclérotique, dans la lamina fusca et dans U tissu cellulaire sous-arachnoïdien. On les voit encore chez lui fonuer des
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tumeurs dites tianeurs mélaniques. Ces tumeurs sont d'une gravité exceptionnelle; celles au contraire qui sont constituées par des éléments identiques (i), mais ne renfermant pas de pigment, sont d'une bénignité relative. Ainsi colorés par de la matière pigmentaire, ces éléments forment chez les poissons, les batraciens, les annélides : les chromoblastos.
Chromoblaste». — Ces cellules sont répandues dans tout le tissu conjonctif, disséminées sous la peau et dans les piirenchymes des batraciens, des mollusques, des annélides, etc., et se présentent sous Taspecl de taches d'un noir très-foncé. Dans ces difl'érents tissus leur forme est très-iiTégulière ; elle ne peut être assujettie à aucune description, et on ne saurait mieux les comparer qu'aux ostéophtstes ou cavités caractéristiques des os.
G. Pouchet a montré que les changements de coloration que présentaient les poissons, colora- fig. io7. — Chromoblastc liondue à la présence de ces éléments, étaient sous ''" mésentère de la grc-
, , , , nouille. -Gross. 1/3"^».
la dépendance du système nerveux. Pour lui, ces chromoblastes seraient contractiles et influencés jmr les nerfs. Les faits r|u'il a avancés relativement aux changements de couleur sont très-exacts, mais nous pensons qu'on ne peut, pour le moment, se contenter de l'explication qu'ilen a donnée. Il est impossible d'admettre jusqu'ici sanspreuves absolument démonstratives que d'autres éléments que les fibres musculaires soient influencés par l'agent nerveux, car se serait là un fait qui bouleverserait toute la physiologie générale. Peut-être parmi les éléments décrits sous le nom de chromoblastes s'en Irouve-t-il qui appartiendraient à deux espèces distinctes : les uns seraient des corps fibro-plastiques, les autres des fibres musculaires lisses. Il est facile de constater en eflet (|ue certains chromobl.astes ont une forme absolument lixe. On ne voit jamais ceux du mésentère ou du poumon des batraciens se contracter <^ous le microscope.
(1) Le pigment, d'après Cii. Robin, osl une matière à Télat de goutleloUes liquides ou <Iemi-liquide$,ou bien de granulations solides, douées d'une coloration propre, jaune, verte, rouge ou noire. Le pigment se trouve normalement dans \\n certain nombre d*élémefft$ anatomiques. Il colore en noir les cléments de la clioroidu et de Tiris, ceux de Tépidcrmc des nègres, les parties brunes de la peau des blancs, commue le scrotum et Tauréole du mamelon, les taches mélaniques des envies^ etc.
La matière pigmentaire des éléments épidermiqucs cboroïdiens, etc., varie du brun au noir le plus foncé. Cette substance est insoluble dans Tacidc acétique et dans l'acide sulfuricpie froid, rnractère qui la distingue «le rhémalosine, matière colorante dérivée île l'Iiémoglobin»' (voy. page I3t;.
lî'X TimrÈ d'anatomie (iknkiui.e.
r.fllnlr» dr ■'•viwnci — Éluiliées pour la promitio fuis pai' (^li. Robin dans la muqueuse utérine, la caduque, la séroline, la. Irame de l'ovaire.
A l'iitat do vacultii de l'utérus elles soûl spliériqucH, ou plus souvcnl ovoïdes, aplaties sur leurs
faces, longues de 0 ,(H à 0 ,015, avec un noyau
ovoïde aussi de 0'"'",(KIH ii fl'"'°,OI. Elles sont remplies de g;rauules grisâtres solubtes dans l'ncido îicélii(ue. Pendant la grossesse, i-es éléments s'Iiy- ^ perlmphicnt, deviennent l'usifonnes, irréguliei-s,
M. lOB-GoiiulesiiL lu- ei ai teignent un diamètre de 0"",U:) et môme de \jsacpri9es sur un o\jij'a - "
i. iriiic— Gros- 1 J50. 0°'",1 de long sur 0""°,01 et ()"■", Oi de large. Elles l'enferment alors des granules jaunes, insolubles dans l'acide acétique. Leurs noyaux liypeilropbiés aussi sont munis de nucléoles brillants.
Ce sont ces cellules qui. en se multipliant, forment le tissu du corps jaune (voy. Oraiie). On les voit dans certains produits morbides qui dérivent des organes génitau^c de la femme. Les ^aracl^^es qu'olTronl ces élénieuls sont asse/ tranchés pour qu'on puisse, dans certains cas, en reconnaîtiv l'origine.
Tridoejtrs. — Cellules irisantes du tapis des carnassiers.
t> sont des cellules polygonales à cinq ou six pans, aplaties. IjOup
diamètre est de 0'""',04. Elles ont un noyau pdil,
cintrai en général, sphérique, parfois entouré de
„ ^ granulations. Le corps cellulaire semble divisé
i- eu aiguilles cristallisées, disposées par groupes
tdMi \\o.\\\ chacun une orientation spéciale. Le nom- ^fyi' lire de ces groupes varie d'une cellule à l'auti'e, *' '' ainsi que le nombre d'aiguilles qui composent
Kh 110 — irvUli! chicun d'eus. Ces aiguilles sont Jormêcs d'une substance organique solide, résistante, qui parall de tous points analogue à celle des lamelles de l'argenture des poissons (Pouchet et Tounieux).
•I^llnle» des teiidanA. — Etant données maintenant toutes les variétés de forme et d'aspect que prennent ces éléments, il est facile de comprendre la nature de certaines cellules sur lesquelles plusieurs hislologistes ont appelé l'attention en leur atlribuanl un rôle beaucoup Irop impnriant.
Dans cert.ains tissus, comme les tendons et le lissu coojonclif. ces corps
KLKMENTS DU TISSU LAMINEUX. ilMl
tibroplasliqucs, en se développant d'une façon iiTégulii're, suivant le degré (le compression à laquelle ils peuvent être soumis et la place qui leur est laissée par les parties fondamentales, prennent des formes plus ou moins singulières.
Développés entre les faisceaux tendineux, ils offrent Taspect de plaques rectangulaires. Hanvier les a appelés alors cellules plates des tendons, comme s'il s'agissait là d'éléments spéciaux. Trouvant dans le tissu conjonctif des éléments analogues, il s'est appuyé sur ces simples caractères de forme, pour imaginer une théorie sur le tissu conjonctif que nous aurons à étudier à propos de ce tissu (voy. Sijstème lamineux). M. Renaut a figuré ces éléments avec beaucoup de soin dans les Archires de physiologie (janvier 1877) ; il les considère comme représentant des surfaces d'échange entre certains liquides, sans dire ce ([ue sont ces liquides et de quels t'changes il s'agit.
La simple observation des faits, la comparaison des formes que prennent ces éléments pendant le développement embryonnaire et dans la série animale, montrent assez quelle est leur nature. Des transitions insensibles unissent ces formes compliquées des cellules tendineuses et des cbromoblastes, aux dispositions plus simples des corps iibroplastiques, et montrent l'identité de toutes ces variétés du même élément. Si les auteurs qut' nous avons cités s'en étaient tenus à la simple observation, s'ils ne s'étaient pas limités à l'examen d'une seule forme, s'ils n'avaient pas abordé l'étude des éléments du tissu conjonctif avec les idées préconçues, qui depuis longtemps ont cours dans la science sur la nature de ce tissu, il est certain qu'ils auraient envisagé la question comme nous venons de la présenter. Et en effet les phénomènes naturels, si leurs causes sont obscures, difficiles à découvrir, sont toujours simples à formuler.
AUribat» physioloi^iqaeii. — Les corps fusiformes jouent un rôle très-important dans la formation des éléments du tissu lamineux; aussi les retrouve-t-on en abondance dans certaines membranes, comme la mu- (|ueuse utérine qui s'hypertrophie pendant la grossesse et se régénère après l'accouchement. Ils précèdent dans leur développement les éléments du tissu adipeux, du tissu fibreux cicatriciel ; enfin ils engendrent des tumeurs, ils se rencontrent comme parties accessoires dans les tumeurs épithéliales osseuses, cartilagineuses, etc.
Leur rôle est surtout celui de générateurs de fibres lamineuses et de vésicules adipeuses: en cela il est des plus importants : ce sont les agents nécessaires de la cicatrisation.
!2(X) TRVITK D'aNATOMIE C.KXKnAI.E.
Orlaiiis autours, se fondant sur des caractères de structure purement hypothétiques, ont voulu les considérer comme des eonduenls de canaux, sans se préoccuper de savoir s'ils étaient pleins ou creux; or Texamen le plus élémentaire montre que ce sont des masses pleines. Nous aurons, d'ailleurs, l'occasion de passer en revue ces différentes théories à propos du svslème lamineux.
FIBUES LAMINEUSKS.
s^ .')!. Situation. — Elles se trouvent dans les tissus conjonclifs, (ibrcux, tendineux, la trame des muqueuses et des séreuses, le cordon ombilical, etc. Elles sont isolées ou en faisceaux de 0"" ,003 à O^^jOl de large, î^utour desquels sont enroulées souvent des fibres élastiques.
Caractère» ph^niqae» et chimiqae». — Leur longueur est indéterminée, leur largeur est de 0°"",001 à O^^jOOS. Elles sont plates, à bords pamilèles ; incolores, transparentes, molles; flexibles, onduleuses, dans !e tissu conjonclif ; rectilignes dans les tendons. Ce caractère est trèsimportant, car dès que ces éléments appamissenl chez l'embryon, alors qu'ils sont encore adhérents aux corps fibroplasliques (jui leur donnent naissance, ils sont disposés en nappes onduleuses, dans les points où se formera du tissu conjonctif ; en faisceaux rectilignes, à la place du tissu fibreux ou tendineux. Ces dispositions prouvent que ces deux derniers tissus ne sont pas du tissu conjonctif condensé; mais qu ayant, ainsi que tious le verrons dans la seconde partie de cet ouvrage, des rôles déterminés à remplir dans le fonctionnement des organes, c'est au début de la vie embryonnaire qu'ils revêtent leurs caractères distinclifs.
Elles sont à peu près inextensibles; accolées parallèlement elles forment des tissus qui agissent ou verlu de cette propriété : tels sont les tendons. Leurs Hexuosilés dans le tissu conjonclif leur permettent do se prêter à des mouvements d'extension. Ces formes diverses ne sont donc pas un résultat de l'usage et du fonctionnement des parties, puisqu'elles existent dès le début de la vie embrvonnaire.
Les fibres lamineuses sont souvent ramifiées et anastomosées. Elles sont homogènes, mais dans les tissus pathologiques elles renferment souvent des granulations. Elles sont gonflées un peu par l'eau ; l'alcool les rend plus nettes.
I/acide acétique les gonfle, les ramollit, en fait une masse homogène gélatiniforme. Sous son influence les stries des faisceaux disparaissent. L'ammoniaque, la potasse, etc., font reparaître ces éléments avec leurs ca-
>:i.i:MkNTS ANATIIMIQUES. — FIIIRKa I.AMINEL'tiEi;. ^t
l'ncli-ros priinitifs. L'acide chlorhydriquc agit à peu près de iiiéine. i.'ncidc suirunquR goiide les libi'(*s, rend lu masse homogène, lîntmentgi-aiiulciisc, c\ la (Jissoiil ù la longue. I, 'acide iiilriquc, nu tiers ou au deux liors, rncuoui'cit les, libres, gonfle les faiscfaux, les rend granuleux et jaunâtres. Iriables et faciles il désagréger. L'amuionin(|ue les gonfle et les rend drtttuenls. Dans liigangrène, l'état ciidavérique, elles se détruisent rapidement. <-IJes prennent alors un aspect finement grenu, formant une masse amor[du' diniuente. Enfin desséchées, elles se conservent indéliniment.
Fibres tenilineuxex. — Elles sont d'un diamètre plus étroit, à l)ords plus nets, sans ondulations, parraitemenl recliligncs, ;i moins d'accidents de préparation.
Elles ne sont [tas eu Faisceaux limités, mais en nappes, accompagnées de (|uel(|ues libres élasliipies qui ne les enlourent pas.
AttribNt* ph|'«lolo|ilqDe«. — Les
libres lamiueuses sont réduites dans l'économie il un v6\v- purement mécanique.
Ce sont desimpies fils, des moyens d'union, rot'inaut là des ligaments, aiileursdes membranes. Leur nutrition est peu énergique; eilos ne se repi-oduisent pas, et à partir d'une certaine |>ériodc, celle oii leur noyau a disparu (voy. Développement des fibres lamiueuses), elles restent toujours dans le inùme état : il en est de même pour tous les
élmeii ts complétenienl développés qui n'ont
.... 1-1 ' '. ' I lii, III). — Fibres Jniuiiifiisi'4
qii un nde mécanique : doues de propriétés ,|p^ icndons.
nnivilives, tiès-énergiques ii l'époque de
leur développement, ils se transfonnent plus lard, et arrivent à un état
dans lequel ils soiiiJi peu près inertes.
DéTrlopprmenl de» Ibrr» lamlnenscs. — Les fibres lamiueuses se développent toutes de la même Taçon, sauf quelques diiïérences, quand on les ctinsidère dans le tissu conjonctif, \et tendons et les aponévroses. Lorsqu'on examine le développement de ces éléments cliez l'embryon de poulet de qiiaranle-buit heures, on voit, autour de la corde dori^ale, les noyaux du tissu conjonc tir s'entourer d'abord d'un corps cellulaire et passer à l'état d'éléments lusiformes. \ l'extrémité de ces derniers
3((2 TIIUTK DANATdMJE cftNKRAI.K.
6P trouvonl {lc niinrcs liluments qui représeiilenl les premières libres lamineuses. Celles-ci s'allongent peu h peu par dépôt de matière organisée il leurs extrémités, et pi'cnncnl ainsi uno longueur indéterminée. Un seul noyau peut servir dp criilvo do formation à plusieurs libres. Quand la
Pjii. m. — IK-vcloppenir'nl dcsnbreslamlneuacs tians |p cordon omliilkal idj el ilani Ips )i(;anicnl<i nrtirnlaircs ilii genou. (6, c, f. ij, h, i). — a, nojau il: libre lamiiiousi': b. e, cvlinitie formû par l'union boiiL :i bout de pliKiiMirs corps rii)LrDrnie!>; rf, élénirnls 'lit cnnidn ombilical; c, Dbrra lamineusct; {, f. ^léiDftnU du Itguwnt litéral externe lin icenou; g, h, faisceaux df fthre» accolées à un noyau ; disposition tendant i rnirr ailmctlre ta géiii-ralloii des (litres en dehors des noyaux: i, t, cylindre de cnr|is fli«itotmn rn partie ptr-in, tn partie dûcompnsé en lilTnll''s.
fibre est entièrement développée le noyau s'alropbie et disparaît, et ijuand elle ne subit qu'un développement incomplet le noyau lui reste accolé. Ainsi se Torment ces sortes de réticulums du chorion des muqueuses, ayant un noyau à chaque point d'entre-croisement.
I.a plupart des auteurs allemands el, en France, Poucbet et Totimeiis ailineltenl In ^énéralion spontanée des libres l.iniineuses, Mai.t {MMir
ÉLÉMENTS ANATOMÏQUES. — FlimES LAMINECSES. :20:{
nous, ces élémeiils sont beaucoup trop avancés dans leur évolution pour s'élre formés de celte façon. Or j'ai suivi leur développement dans les tendons et les ligaments, et j*ai toujours vu, sur des embryons de mouton de i à 5 centimètres dans le tendon d'Achille, des amas de novaux allongés parallèles, portant chacun deux prolongements fins, roides, allant dans la direction du faisceau; sur des embryons plus âgés, le noyau est entouré de plusieurs Kbres accolées h ses bords. Il est impossible de méconnaître dans ces premières dispositions la génération des fibres sur le iiovau.
Quant à celles qui semblent se développer non plus aux extrémités, mais sur la surface, elles appartiennent à des noyaux situés plus loin. Ainsi on rencontre fréquemment des séries de noyaux parallèles entourés d'une sorte de cylindre formé par des fibres lamineuses, principalement siu' les ligaments latéraux de Tarliculation du genou. Ces dispositions ont l'ail croire que les fibres lamineuses n'avaient dans leur développement aucun rapport avec les noyaux et les corps fibroplastiques.
Kn résumé, il me parait bien démontré que la fibre lamineuse se développe, soit par une sorte d'allongement du corps fusifonne, ce qui donne une fibre isolée; ou bien que les cylindres produits par l'union bout à bout d'un certain nombre de corps fusiformes se transforment eji faisceaux de libres lamineuses; celles-ci pourraient alors être regardées comme des formations intra-cellulaires. Sur la ligure 111, on peut suivre (*cs différents modes de développement.
La question de la genèse n'est discutable que pour des éléments à forme cellulaire ou encore plus simples, mais dans tous les cas pour de la substance organisée de la première catégorie (voy. chap. II) ; les parties qui ne renferment que très-peu de matière albuminoïde proprement dite sont toujours des formations secondaires.
Il faut noter, en passant, que les histologistes allemands commettent une contradiction évidente, en admettant la genèse d'un élément très-développéet en la refusant à ceux qui ont la forme embryonnaire. Les opinions émises sur la nature du tissu conjonctff par les premiers auteurs qui l'ont étudié, Reichert en particulier, ont fait douter de l'existence de ces éléments, alors que rien n'est plus simple à démontrer. Reichert croyait que cette disposition en libres était une illusion d'optique. Cependant il e.-t facile de voir ces libres sans aucun artifice de préparîition, et d'étudier leur développement dans le tissu conjonclif, les tendons, les aponévroses, les ligaments.
TfHITK HANATOHIE liENERVI.K,
Vf.Sir,ur.RS ADIPEl'SES.
^ 55. Les vésicules adi|)euses sont des cellules qu'on ne saui-ail niieu!i coinpai'crqu » de petils sacs reniplU d'huile, disséminés dans le tissu conjonclif ou n'miiis en ainns plus ou moins considérables. Ou les renconli'e
FiG. 1l!î. ~ VéskulM adipeuses on vuiu de dûvelO|ipi-inciil (Jes)iii do Cli. Ildliiii). a, b, C, il, repréaenlent cIrA Jcgrûj ilf plm on plus nvaiicés île l'élonitnt.
parlonl où sur le cadavre so (rouvo de la fjraisse, celle-ci n'étant jnniais lilire mais toujours renrermée dnns ces vésicules.
ÉLÉMENTS ANATOMiyi'ES. — FIBUKS L.VMLNEl'SES. 205
Caractère» ph|^i*iqaei* et chimique!» . — Les vésicules adipeuses il 1 élat de développement complet sont naturellement sphéri(|ues ; mais réunies en amas elles deviennent polyédriques, par pression réciproque. Leur volume varie depuis 0"'"',0l et fr"',Or) jusqu'à 0'"'",i. Ces cellules possèdent une mince parois un noyau et un contenu huileux.
Klles sont molles, comme peuvent l'être de petites vessies pleines de li(|uide, quand elles sont maintenues à la température du corps, c'est-àdire à 30 ou 37 degrés; le refroidissement les rend dures: c'est ainsi qu'elles se présentent sur le cadavre. Sur le vivant, on peut les durcir par le refroidissement. C'est môme là un moyen employé par les chiruri^iens pour distinguer les tumeurs graisseuses des abcès.
La couleur de ces vésicules, chez l'homme, est jaune ambrée. L'éther, le chloroforme dissolvent la matière grasse et isolent la paroi. L'acide acétique, l'acide chlorhydrique produisent un effet inverse : ils ramollissent la paroi, et le contenu huileux s'échappe au dehors.
Ces vésicules adipeuses se trouvent dans le tissu cellulaire et surtout dans le pannicule. Certaines régions en renferment constamment une grande quantité; d'autres n'en offrent qu'une proportion en rapport avec le degré de maigreur où d'obésité du sujet. Nous verrons, à propos du système lamineux, les raisons de ces dispositions variables.
ETolution. — Ces éléments représentenldes corps fibroplastiquestransfoiinés par le dépôt progressif de gouttes d'huile dans le corps cellulaire.
Lorsqu'on suit en effet leur développement chez l'embryon, on voit des corps fusiformes, prolongés par des Fibres lamineuses plus ou moins longues, se remplir peu à peu de gouttes de graisse. Entre les gouttes et la paroi, il reste souvent un peu de liquide qui linit par disparaître, et à la place du corps cellulaire^ il ne reste plus qu'une graisse fluide qui se réunit en une seule masse et remplit toute la cellule. Le noyau persiste dans certains cas, dans d'autres il s'atrophie.
Les vésicules adipeuses une fois formées continuent à grandir, et chez les sujets atteints d'obésité, elles ont un volume plus considérable que chez les sujets dans les conditions normales, et ces derniers en ont de plus grosses que l'enfant ou le fœtus.
Dans le cas d'amaigrissement elles peuvent s'atrophier : la graisse se résorbe, et un liquide incolore en prend la place; la cellule alors s'aplatit, la paroi se |)lisse, et la masse d'huile se réduit à l'état de gouttelettes; alors la vésicule adi|)euse se conserve sous la forme d'une cellule pleine de liquide dans lequel nagent des gouttes graisseuses; mais jamais elle ne revient à son élat embryonnaire primitif de corps fusiforme.
2(K) TRAITE D'aNATUMIK (iÉNÉHALK.
Ces éléiiionls apparaissent chez rhonimo du ciiiquuulièmc au ciuquauU^ cinquième jour de la vie embryonnaire dans l'aine, Taissellc, puis à la paume des mains (Cli. Robin).
AUribttti» ph^Miolon^ique». — Les vésicules jouent un rôle mecanique très-important. Elles constituent de ])etils coussinets entre les parties soumises à des pressions réciproques. En outre, elles reppcsenteiil des provisions de matière grasse qui s'épuisent rapidement quand Torganisme est soumis à des causes de déperdition.
Ces éléments, à moins le cas d'amaigrissement, restent indéfiniment sous la même forme, la graisse étant, comme nous l'avons dit, un véritable produit chimique, une matière non organisée.
Le corps azoté ayant disparu dans ces éléments pour être remplacé par de la graisse, il en résulte qu'à Tétat de vésicules adipeuses ils ne sont |)lus susceptibles de reproduction. Pour que, dans certaines circonstances, il y ait des accunmiations considérables de ces éléments, il faut par conséquent, non pas que les vésicules adipeuses se nmltiplient, ce qui n'est pas possible, mais qu'il se forme des corps fusiformes nouveaux, ces derniers passant au fur et à mesure de leur génération à Tétatde vésicules adipeuses. Tel est le phénomène qui se produit dans les lipomes,
Lipomefi. — Ces tumeurs sont caractérisées d'abord par laccumulation de corps fibroplastiques, et ensuite par l'évolution de ces éléments qui passent, à mesure quïls apparaissent, à l'état de vésicules adipeuses. Ce second fait est absolument caractéristique de la maladie. Dans beaucouj) de circonstances, lorsque les corps fibroplastiques se forment, ils se remplissent de granulations azotées et graisseuses, qui anlènent leur destruction. C'est là le phénomène de dégénérescence qui s'observe sur tous les éléments à l'état sénilc. Il n'a aucun rapport avec la ti-ansformation adipeuse.
Or, dans les tumeurs dites fibroplastiques, un grand nombre d'éléments s'altèrent de celte façon et prennent certains aspects (jue nous aurons à décrire. Ces tumeurs sont essentiellement différentes des lipomes, preuve bien évidente de celte proposition, (jue révolution de l'élément est le ChIraclère fondamental d'un produit pathologique.
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UBIiBS LlWNElStS.
ItÉ^lMÊ DE LÈVOLLTIOS Dt" i:LK]l£.VTâ UUIStl'\
g W. — Tous les tilômvnts que nous vouons dV'ludier, (-urps tibnt- |ila»tîqiies, vésicules adipeuses, libres, naissent du iHiyau uu de lu ci'llule priinurdiule que twus avons décrite eii comiueiit.'aitl ; élêmenl uuqiiel l^h. Itobiuavnit donné le nom de noyau einbn oplaslique. Ol éJénieiil, suivant le milieu dans lequel il se trouve placé, se développe de plusieurs ra(,-ons diflërentes, que nous représenterons pr des conrbfs corresponilant ii un degrr- d'évolution plus on moins avancé et rapide. Il Iieut, nous l'avons vu, évoluer en i-eslanl à l'état d<' noyau ou de cellulu ovoïde, ce i)ui est représenté |)ar le^< courbes A, U, C, ele,, corr(-S|Hiuitant : la première. A, au lubei'eule : dans ce mode d'évolution, le noyau s'atmpbie, se désagrège à |>eine formé; la seconde, It, à la gomme: ici l'élément a un peu plus de vitalité, son évolution est plus longue, quoique diiïérant pt-u de la première; lu troisième, C, correspond aux tutneui^ dites eiiibryoplasliqnes, la quatrième à l'élément qui ne dépasse pas IVlat de corps fusiforme, et amve ainsi it l'état sénile.
Enlin, E et F i-eprésentent la Itlire lamineuse et la vésicule adipeuse. Ici les courbes ne rencontrent pas la ligne des abscisses, [tarée que ces éléments une fois formés restent indéhniment sous le même état dans les tissus. Leur vitalité est (rès-obscure, et par conséquent ils ne subissent [Kis de transformations.
Cette théorie sur révolution des éléiiienls du tissu conjonetrf noui sera Irês-ulile pour eoinprendi'e la formation des tumeurs; elle est tout il fait conforme aux lois générales du développement des êtres organiac'N. I'>n eiïet, les diverses courbes l'etrat^ant l'évolution d'un mémo élément, suiN'unt le milieu, pourraient retracer uussi la vie de beaucoup d'organismes inférieurs. Ainsi chez les bvdraires des parties identiques se développent ebacune dans un acns dilTérunl et nn'ivnit îi couf^tiluer den
Kl. 1 1:!. — tourlisi J'i'ïolulton ilc* ûl^mcnts cuiijuiiltifs. — A, tuhcmilo: U, nomme; I'.. tumeur; iIiIfs
brjapliisUqiii-s; D, démciiU tlbropln'lliiui'a ; t.
Itlirr Ininin^usc; F, yi^mi'uIp odipriiw.
*0& 1H\ITÉ u'aNATUHII; (iKKÉHALE.
êtres qui si>iiilik-iil ii'avuir plu^ aucune pareult- originelle: cha(|ue individu de la coloniu se spét^ialise et pi'eiid une funne distiiii'U' eu r.ipport av(^c des usages déterminés, ("l il lu conserve toute s» vie.
ARTICLi; VI.
riBHKH Kl, A t*T ■#(>:««.
S "m. — l*slilHvsélasli<iuiis sci'enconlrentconiiiii'élénientttuct^essuires duiis le tissu cellulaire, et comme éléments rondamentaus dans les tissus élastiques proprement dits.
Elles se présentent sous trois aspects : 1' De libres élastiques lines:
i' De libres dartoîques ; '<i' D'élastique lamelleusc.
Garactèpet phj'Miqpcw ri chl-
mlqiiCM. — Les caractères roiidameiitaux qui distin^ueul ces éléments sont : leur couleur jaune, leur élasticité trèsfirande, et enfin leur résistance à tous les réacliTs: la soude, l'ammoniaque, les acides ne les attaquent <|ue concentrés el à la longue, ^éanmoins, pendant la période embryonnaire, ces fibres sont beaucoup moins résistantes: chez le fœtus, les libres des ligaments jaunes Vk. tu. - Fibres éiiisiiquLs- a, Aires ^es Vertèbres sont, ainsi nueic l'ai mondarloïques; b, fibres nnes. . „ . , . . „
tre, attaquées par I acide acétique ; elles
le sont eiicoi'echezrenrant nouveau-né. Les libres élastiques se retrouvent intactes après la digestion, elles se conservent dans la putréfaction et la gangrène.
Ces Rbi-es ont des contours tâ-s-nets, parallèles, billes se présentent toujoui's enroulées sur elles-mêmes ou sur d'autres éléments; elles décrivent des llexuosrtés et des spirales.
FIbiw de la première vorlélé. '— Cas libres sont très-fines daus certains tissu.s. Elles ontO™"',(X)f et même moins d'épaisseur. Elles se disposent en nappesdans lesquelles elles s'entir-croiseiil sous des angles trèsaigus; c'est ain^'i qu'on tes trouve dans les séreuses, dans les parois
nUHES KLiSTI^lIliS. â09
(ItiS ai'lères et des veines. Elles sont lellemenl Unes dans eei'luius lissus ((u'elles donnent ii l'ensemble l'aspect de membranes simplement striées; mais entre cette variélv de fibres et les suivantes que nous allons décrire il n'y a point de diflercnces absolument tranchées.
Vlbrca dartoïqne». — Les Tibres dai'tuïques sont plus larges que li'S précédentes ; un les tronve dans le derme, le ligament suspenseur de Ut verge et le cloisonnement des bourses. Elles ont, en moyenne, de II"" ,000 à 0"",O(Hi d'épaisseur. Klles sont plates, contournées surellesaiùmes, très-souvent en spirale ; dans le tissu conjoiictir un grand nombre sont enroulées autour des faisceaux de fibres Inmineuses. Beaucoup de ces libres sont bifurquées h l'une de leurs extrémités.
Elnullqne lamellcaiie. — I^s libres de cette variéti'; av pi-é^'Ulunt sous Tormede rubans larges, courts, rrcqueniment iinastuinosés, dans les ligaments jaunes des verlôbivs.
Entre ces dispositions et celle d'une membrane continue percée seulement d'orihces de distance en distance il y a peu de diiïérence. Des libres comme celles des ligaments jaune», mais plus larges et plus souvent anastomosées, l'eproduisent ' i) peu près la Innielleuse élastique qui forme des couches concentriques dans les parois artérielles {meinbraue (métrée des artères).
VéTel«ppriurDl. — Les libres élastiques se développent comme les libres lamineuses sur des noyaux qui leur servent de centre de génération (Ch. llobin). Ce Tait est Tacile à constater sur des embryons de mouton de 4 à r> centimètres dont le ligament cervical postérieur est déjà très-distinct. Il est Tormé alors de noyaux ovoïdes |iarallèles entre eux, qui portent des nbrilles ramifiées, implantées sur un mince corps cellulaire. Ces éléments élastiques diiïèrent déjà de ceux du tissu fibreux et tendineux considérés à la même époque, par la minceur des fibres et leurs subdivisions plus l'apides et plus nombreuses. De même que nous avons vu les noyaux qui servent de centi-es de génération aux libres lamineuses s'atrophier ou persister suivant le plus ou moins de développement de la fibre lamineuse, de même nous trouverons dans les tissus des libres élastiques, tantôt très-longues et isolées, tantôt courtes et adhérentes encore è leur noyau générateur.