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ÉLÉMENTS MUSCULAIRES. — FAISCEAUX STRIÉS

qui rendent la striation plus nette ; et elle persiste dans des altérations pathologiques avec lesquelles cette striation a disparu.

Noyaux interfibrillaires. — Entre les fibrilles, au centre des faisceaux et sous le mvolemme, on trouve des novaux disséminés : ovalaires, de O'^'^jOOQ à 0'°'°,14 sur 0"'",005 à O^^jOOt), grenus, aplatis, comme des hématies. Ils flottent dans la préparation, lorsqu'on a rendu liquide la substance des fibrilles avec un acide dilué. Quelquefois les fibrilles leur sont adhérentes.

Noyaux extra-fauiculaires. — Ce sont des noyaux situés entre le mvolemme et le faisceau primitif. Ils paraissent.appartenir au myolemme, mais ils lui adhèrent peu (Robin), Cependant quand cette membrane s*écarte des fibrilles, elle en entraîne toujours quelques-uns.

Ces noyaux varient beaucoup dans leurs dispositions d'un muscle à l'autre. Souvent ils sont en groupes, en séries, rangés longitudinalement par rapport à Taxe clu faisceau.

Leur contour n'est pas toujours régulier; ils sont grisâtres, manquent généralement de nucléole. Il est commun de voir à chacune de leurs extrémités un petit amas de granulations graisseuses.

Ces noyaux se multiplient par scission : dans certaines conditions morbides, dans la fièvre typhoïde, la variole. Au voisinage des tumeurs épithéliales envahissant les muscles, on voit cette multiplication des noyaux devenir assez considérable pour que le faisceau primitif en soit rempli. Ils sont faciles à distinguer des noyaux du tissu cellulaire, qui, dans le cas de tubercules par exemple, se reproduisent à Texclusion des noyaux musculaires. Ce sont ces noyaux qui sont les agents de la régénération des muscles, dans les cas de dégénérescence consécutive aux maladies aiguës que nous venons de mentionner.

Myolemnic. — Le myolemme est une enveloppe homogène transpa^ renUy élastique, superposée aux faisceaux primitifs.

Cette enveloppe s'étend sur toute la longueur du faisceau strié, et se termine en cul-de-sac, soit aux deux extrémités dés faisceaux qui sont placés bout à bout dans la longueur du muscle, soit aux points d'union du muscle avec le tendon. Son épaisseur est de O^'^yOOl.

On ne la mesure que sur des muscles d'embryon ou dans Tatrophie musculaire progressive par le double contour qui peut alors être aperçu. Autrement, on n'en constate Texislence que lorsque le tube s'est vidé accidentellement de son contenu.

TRAITÉ D'aNATOMIB GËKÉHALB.

Quand le Taisceau strié est contracté, on aperçoit les plîs que te myolemme foit & la surface.

Le myolemme est plus élastique que le faisceau musculaire. Il n'est pas attaqué par l'eau, la coction, l'acide acétique, la potasse, le suc gastrique ; mais les liquides du duodénum le dissolvent plus rapidement que les nbrilles (Robin).

ralaeeanx atrlé» da cwar. — Les librilles des faisceaux du cœur ne diiïèrent pas de celles des autres muscles, sauf par une moindre épaisseur de toutes leurs parties ; d'oîi un aspect strié plus tin pour les faisceaux primitifs.

1/épaisseur des faisceaus striés du cœur est de 0"'",0()0 chez l'homme. Ils sont plus minces dans les oreillettes que dans les ventricules, plus minces aussi au voisinage de l'endocarde : mais chez les sujets émaciés on en ttouve qui snnl réduits à 0"'",0U.

On ne peut déterminer, h cause des anaslo- I loses, la longueur des faisceaux cardiaques. Chez certains sujets les stries sont peu apparentes, les (tarties foncées des fibrilles sont sphériques pliilAt que cylindriques ; d'où résulte un aspect ponctué des faisceaux. On trouve en outre dans ces muscles des granulations jaunAtres et graisseuses en amas, formant des 1 séries entre les librilles, et masquant quelque* fois lesstnes.

Sur les piliers du cœur, à la partie interne des parois de cet organe, beaucoup de faisceaux sont entièrement granuleux. Les stries dans ces conditions sont complètement masquées. Elles n'apparaissent que lorsque l'acide acétique n gonflé la libre et dissous une partie des granulations [Ch. Robin). Chez le chien il n'y a qu'une espèce de granulations, qui, d'après leur réaction en présence de l'acide acétique, ne sont pas de nature grais*

Anastomoses. — Les faisceaux des muscles du cœur s'anastomosent, entre eux, de dislance en distance, par des brancbes plus petites ou égales en épaisseur au faisceau dont elles jurlent.

Il n'existe pas tTenveloppede myolemme autourdesfaisceavxâucaur.

ÉLÉMENTS MIISCri,A!HER. — FAISCEAUX STRIÉS. 2i7

DéTeloppement de> fhlMcanx mtrUn. — Les premiers muscles slrîés apparaissent sous forme d'amas cellulaires réguliers le loDg de la colonne vertébrale. Ces amas constituent ce qu'on appelle les masses interapophysaires ou chevrons musculaires.

Entre ces niasses on trouve des bandes hyalines, dans lesquelles se développent plus tard les cartilagesdes apophyses ou des cloisons fibreuses, comme sur la queue des têtards. Ces chevrons musculaires sont Taciles à étudier sur les batraciens, et l'on peut voir chez eux la provenance blastodermique des éléiiieiils qui les constituent. Les cellules qui donnent naissance aux Taisceaux striés proviennent du Teuillet moyen du blastoderme. Elles dérivent directement des sphères de segmentation vitclline. Chez les batraciens, en effet, les masses interapophysaires sont formées de cellules remplies encorede granules vitellins noirs, comme ceux qui se trouvent dans l'ovule de ces animaux (Ch. Robin).

Ces cellules de provenance vltelline se groupent autour de la nolocorde, pour former les proto vertèbres. Elles se disposent en séries longitudinales, et commencent à se souder bout il boul, comme Valciitin et Schwann l'avaient démontré. Par leur soudure, elles cunsliluenl en quelques jours des cylindres, dans lesquelson n'aperçoit plus que les noyaux, entre lesquels existe un léger élrangleinenl, marquant la place où s'est opérée la fusion.

Sur les batraciens, dès que les cellules adhèrent entre elles, on pent constater les premières manifestations de la contractilité, aussi bien sur les masses i niera pophysarres que sur le cœur.

I^s cellules une fois soudées et réunies en colonne cylindrique régulière, les noyaux se divisent, se multiplient par scission, et se disposent dans l'axe de cette colonne en amas séparés par des traînées de granulations.

Plus tard apparaissent les fibrilles striées à la surface du faisceau, for-

fjc. lit.

— Faisceaux muscutairei du cou d'un embryon de vache del5mi]I.

— De a en e on voit les phaseï wcceiiivei du développement (deiain cle Ch. Robin).

318 TRAITé d'aNATOMIE OtoâRALB.

mant ainsi une sorte de cylindre creux embrassant les noyaux. Les fibres peuvent donc êtrt^ considérées coiiime des produits intra-cellulaires.

Sur certains faisceaux, ce cylindre de fibrilles striées n'est pas circulaire, il a la forme d'une simple gouttière. Il est facile de constater ces dispositions, aussi bien sur des faisceaux dissociés que sur des coupes perpendiculaires aux fibres. Dans ces dernières préparations, on voit une série de points, représentant la coupe des fibrilles et enveloppant le noyau comme une couronne.

Lorsque se passent les phénomènes que nous venons de décrire, on n'aperçoit pas encore de paroi propre autour des faisceaux de nouvelle rormation.

Vormation da ■■^•leinaie. — Le rayolemme se développe plus ou moins tût suivant l'espèce animale. On peut en démontrer l'existence sur les grenouilles quelque temps après la formation des stries. (Il apparaît comme une pellicule hyaline, très-mince, qui, dès son origine, résiste aux divers réaclifs que nous avons énumérés, lorsque nous avons donné sa description.

Il est de formation secondaire, et ne dérive pas, d'après ce que nous I , venons de dire, des parois des cellules qui ont

'^ 'il/. engendré le faisceau strié.

Foriiiatl*n de» fïil«eca«x atrite en ciEnr. — Ce sont des cellules, semblables à celles des chevrons musculaires des batraciens, qui leur donnent naissance. Le cœur se contracte, alors que leur soudure n'est pas complète, et que sur les batraciens les granules graisseux et vitellins per- . .sistent encore. A aucune époque on ne peut apercevoir de myolemme.

Les muscles du cœur se présentent d'abord

sous la forme de noyaux ovoïdes, portant à cha-

' cunede leurs extrémités une petite masse fusiforme

. de substance, qui se décompose rapidement en

fibrilles par les progrès du développement.

Iniij-; b. •ppartliur |H<cl rniironuc; f. j

i. pLm loi^A fl pliu fonc

cl quo loa Kiitrci qiiani k l>

ÉLÉMENTS lICSniAinES. — ^llinES t,l5>KS il'.l

Il oRl facile de voir sur des embnons humains de 4 à •'» millimètres

(Robin) de véritables paquets de iibrilles attenant nu noyau; on peut

donc dire que le noyau est le rentre de générnlion des Tascicules de

libi'tlles.

l'eu II peu les fibrilles croissent en longueur et épaisseur : elles vont

rejoindra les fasricules voisins, constitunnl de In sorte les nnnstonioses

des Hiisceiiux strit'-s du cœur.

FJnnr.s siusnfi..MRKs de i..\ vie vwiktativf..

g 09. Ces fibres sont de deux espèces : les unes très-allongées, aplaties, nisir<iri)ies, avec un ou deux noyaux étroits et longs ; les autres, larges et courtes, avec un noyau couH aussi. Les premières se i-encoiitrent dans l'intestin, la vessie, les grosses veines ; les secondes dans l'ulérus et les artères. Dans l'utérus ou trouve les deux variétés. La longueur des premières varie de O'jOâO à 0",7 et leur largeur de

Les fibres tes plus longues et les plus larges se voient dans les couches externes de l'utérus, au huitième ou ni-nvièine mois de la grossesse. Elles ont 0"',(i de long sur t r,i 1 1 i de large. Dans la vessie des hiiiufs, des chevaux, on en voit de Or<J. Par contre, les fibres les plus petites se trouvent autour des culs-de-sac glandulaires des uretères. Dans les capillaires elles sont li-èscourtes.

{..es fibres courtes «nil la Toruie de lamelles, parfois |>olyg;oiiales ; quelques-unes sont ovales ; on en ren- ficlïs.— FibrpslUsf» contre avec celte forme dans l'utérus pendant la gi-os- ''<^ l'ariire priimiu ses.se et dans les corps libroux. simmiril l'ïiO,

Souvent dans l'ulérus et la vessie les fibres sont bifides. Dans l'ampoule des embryons de mollusques gastéropodes, daus celle des hirudinées (Itobin), dans les couches sous-cuinnées de ces animaux, on trouve des fibres cellules qui ont une forme étoilée avec: cinq ou six branches.

Sur les coupes, les fibres lisses ont la forme de polygones il cinq ou six pans: elles sont bipyrnmidales et non rubanées; souvent leurs bords sont dentelés (chez le fœtus et dans l'utérus). Elles sont molles, peu résistantes, fragiles à de faibles tractions, peu élastiques, pfties, tri'stmusparrntes. Quelquefois elles présentent des renfiements sous forme

"Hi) TRMTK n'vNVTOMIK CHNÉHALK.

(l'une ligne transversale, claire, de 0'""',00i à 0""",003 d'épaisseur, lirailée

par une partie plus foncée.

L*cau n'attaque pas les (ibres-cellules, Tacide acétique les gonfle, ks

rend transparentes et les ramollit. L'acide nitrique les durcit et permet de les isoler racilement. Li^ carmin ne colore fortement que leur noyau.

Utracture. — La fibre-cellule renfenne un ou deux noyaux, quel<|uefois pas du tout. Autour du noyau se trouvent des granulations. Pendant la grossesse, à partir du deuxième mois, on voit des granulations graisseuses non-seulement autour du noyau, mais dans toute l'épaisseur de la fibre. Les fibres qui en renferment le plus sont les fibres larges entraînées souvent avec la caduque.

Le noyau, unique la plupart du temps, est situé dans la partie la plus large de la fibre. Sa direction (»st celle (lu grand axe de Télément. 11 est long cl étroit. Sa longueur est (*n mpport avec celle de la film;; sa forme est coWo d'un petit bàtoiniot arrondi ., , ,, ^, , à ses exlrémiU's. Souvent il (*st courbé en ai*c «»u

ni;. 151. — Fihros nmsrulaires i\o l'utérus en S.

.runevachcîpnéiaido ç^^^ uoxaiw sont résistants, (élastiques, inatta-

quables par l'acide «acétique.

Ils renferment quelques granulations, quelquefois un nucléole (dans l'utérus).

Certaines fibres paraissent striées en long; ce qui a fait croire à quelques auteurs qu'il existait une transition entre les fibres striées proprement dites et les fibres-cellules. Mais nulle part on ne voit, soit à la lumière ordinaire, soit à la lumière polarisée, celte alternance de parties diversement réfrangibles des muscles de la vie «inimale; de plus, l'acide acétique qui dissout les fais(*eaux striés en les gonflant, rend seulement un peu plus transparentes les fibres-cellules. A la surface des fibres-cellules, on ne trouve aucune enveloppe analogue au myolemme. Enfin, là où les éléments des deux espèces sont mélangés comme dans la tunique d<» l'œsophage ou autour de Turèthre, rien n'indi(|ue entre eux la moindre transition.

Les fibres lisses dérivent directement des cellules du feuillet moyen, dans la couche de mésoderme appliquée sur le feuillet interne, qui va former l(*s hmiquesde Tinleslin. Ces cellules, sans paroi propre, s'allongent et sVf-

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