SYSTÈME DE LA CORDE DORSALE
colonne osseuse : en considérant des embryons de différents âges on assiste à cette substitution progressive ; de même, en considérant des vertébrés plus ou moins élevés en organisation. Là où la colonne vertébrale atteint son maximum de développement chez Thomme et chez les mammifères, par exemple, la corde dorsale est réduite à tin mince filament comme celui que nous avons décrit, filament qui cesse d'exister lorsque l'animal atteint un âge assez avancé. Chez l'homme, la partie qui traverse Tapôphyse odontoîde de l'axis disparaît de la deuxième à ki sixième année ; vers neuf à douze ans, la partie du <;ordon qui traverse le sacrum s'atrophie complètement ; enfin les dilatations intervertébrales disparaissent à leur tour vers Tàge de soixante ans. La substance molle qui occupe le centre des disques intervertébraux est peu à peu envahie par du tissu fibreux, de telle sorte que sur les sujets très-âgés on ne trouve plus trace du tissu de la corde dorsale. Ainsi l'atrophie de cet organe commence au sacrum vers la douzième année et se poursuit jusque dans la vieillesse.
Mais il n'en est pas de même chez tous les animaux. Chez les poissons, la coixle dorsale conserve toute la vie des dimensions considérables, relativement à la colonne vertébrale osseuse ou cartilagineuse. Elle forme un cordon grisâtre très-facile à voir au travers du corps transparent de la vertèbre, et elle s'élargit dans l'espace intervertébral pour remplir toute la cavité que forment par leur accolement les deux cupules en forme de sablier que présente de part et d'autre chaque corps de vertèbre.
Enfin, chez les poissons les plus inférieurs, certains cyclostonies, la corde dorsale forme presque seule toute la tige de soutien du système nerveux central.
Développement de la corde dorsale. — La corde dorsale, d'après van Ueneden, provient du feuillet interne et sa formation est contemporaine de celle du névraxe. Elle ne résulte pas d'une involution de la couche de cellules endodermiques, mais d'une sorte de gemmation ou plutôt de bourgeonnement du feuillet interne se faisant de bas en haut et dans presque toute la longueur de l'embryon. Les cellules de formation nouvelle constituent ainsi un épaississement longitudinal, une sorte de cylindre tangent par sa surface supérieure à la partie la plus profonde de la gouttière médullaire et se continuant par une base étalée avec l'endoderme. Ainsi le mésoderme se trouve séparé en deux moitiés symétriques. Peu à peu le cylindre se resserre par la partie adhérente au feuillet interne et prend une forme circulaire.
Lorsque le cordon épithélial est ainsi isolé^ on voit apparaître à sa
Cadiat. Âiialomic (çéncralc. ^1