‹ Traite d'anatomie generale appliquee a la medicineChapitre 83 sur 101 · ITne lame slrifie remplie rte noyaux · texte numérisé non relu

ITne lame slrifie remplie rte noyaux

c. l'n réseau élastique.

'/. La couche épilhélîale est constituée par des cellules plates qui ne diffèrent de colles des artères que par leur Tonne. Les cellules épithélialet< artérielles sont allongées dans le sens de l'axe du vaisseau ; celles des veines sont plus régulièi-es et à peu près égales dans toutes leurs dimensions. A pari cela, ces deux sortes d'éléments sont identiques (voy. Art^irs).

b. Ln couche striée est Torniée d'une substance homogène, transparente, {Hirsemée de noyaux et de cellules fusiTornies irrégulières, qui, pour Kolliker, seraient musculaires ; enfin, de fibres élastiques très-fines.

c. La couche éloftique occupe la situation de la lame hyaline que nous avons décrite dans les artères ; elle est composée de libres très-fines et Irè-tnombreuses, formant un réseau serré sur la Tace adhérente de la tunir[ue interne.

Helte tunique interne des veines peut, comme celle des artères, se séparer par simple dissection comme une pellicule hyaline plus ou moins épaisse; elle parait plus élastique que celle des artères. Sur la coupe perpendiculaire, à l'axe du vaisseau, on ne la voit pas en eiïet former des plis ou des festons, c^omme ceux que nous avons vus sur la tunique correspondante des artères.

Les vaisseaux sanguins (rusa vasomm) viennent jusque sous la face «adhérente de cette tunique : c'est là le caractère dilTérenliel le plus important, car c'est h cette disposition que les veines doivent de n'éti-e p,g ,33 È„i||,4|jum point atteintes par l'alhérome. Par contre, elles de la tunique intmic peuvent s'enflammer comme tout tissu vasculaire. " "inei. Dans ce cas, la membrane interne se dépolit et le sang se coagule ji sa surfnce, en formant des thromboses.

i° Tunique moyenne i/es veines. — Cette tunique est d'une épaisseur Irèsvariahle, suivant les vaisseaux que l'on considère. Klle est réduite à des proportions très-faibles sur certaines veines (veines sus-hépatiques, coronaires, utérines). Son l'tpaisscur est, en général, en raison inverse du nombre des faisceaux musculaires qui lui sont superposés et qui appartiennent à la tunique adventice.

Elle est formée principalement de substance élastique disposée, comme dans les parois artérielles, en réseaux ou en lames continues, et perfo-

Mi TRAITÉ D ANATOMIE GÉMÉRALE.

rées de distance en distance. Entre ces lames passent des faisceaux circulaires de fibres musculaires lisses.

Les vaisseaux sanguins, ainsi que nous l'avons remarqué précédemment, traversent complètement cette tunique.

3« Tu)}ique adventice, — La tunique adventice est formée, comme celle des artères, de fibres lamineuses et de fibres élastiques très-multipliées, surtout à la surface de la tunique moyenne. Nous avons vu sur les artères qu'il existait aussi, au même niveau, quelques faisceaux isolés de fibres musculaires couchées suivant l'axe du vaisseau.

Sur les veines, ces faisceaux sont très-multipliés, au point que sur certaines d'entre elles (veine porte), ils forment une couche plus épaisse que la tunique moyenne.

C'est à tort que l'on considère ces faisceaux longitudinaux comme représentant une tunique spéciale. 11 est bien évident qu'ils appartiennent à la tunique adventice, qu'ils font corps avec elle, et c'est même une raison pour laquelle cette tunique ne se sépare pas par dissection comme celle des artères.

Structure de certaines veines en particulier, — Les veines de la piemère, de la dure-mère, des os, de la rétine, du placenta maternel, sont dépourvues de fibres musculaires.

Les sinus de la dure-mère ont des parois formées d'abord par le tissu fibreux de la dure-mère, et ensuite par la tunique interne des veines, ou tunique de Bichat, qui se continue à la face interne de ces c^ivités et en tapisse toutes les inégalités. Ces sinus sont traversés par des tractus fibreux allant d'une paroi à l'autre, comme des sortes de colonnettes. La tunique interne des veines recouvre aussi ces trabécules.

¥alTaleA des Teines. — Les valvules des veines sont des replis demi-circulaires, attachés par l'arc de cercle qui les limite à la paroi interne de la veine. Le grand diamètre du cercle représente le bord libre de la valvule ; leur disposition, par conséquent, est la môme que celle des valvules sigmoïdes de l'aorte.

Il arrive souvent, d'après M. Sappey, que les bords libres des valves s'unissent entre eux dans une certaine étendue. Les valvules veineuses sont disposées deux à deux, dans la cavité du vaisseau qu'elles ferment par l'accolement de leurs bords, et de façon qu'il y a alternance entre celles qui sont situées à deux étages consécutifs. Elles siègent en général au-dessous do l'orifice d'une branche collatérale. Ainsi, le sang

SVSTÉME VEINEUX. 4-15

vei-iuj par celle branche ne peut aller que dans la diroclioii du courant principal.

Les valvules sont plus multipliées sur les veines des membres inférieurs, où le sang doit lutter contre l'action de la pesanteur; et,dans les veines des muscles, dont la contraction chasse ce liquide en avant, à condition qu'un obstacle empêche tout retour en arrière.

Elles sont rares au contraire dans les azygos, les thyroïdiennes, les veines spermatiques, jugulaires, hémorrhoTdales. Parmi les veines privées de valvules, il faut ranger la veine porte, les veines pulm la veine cardiaque, la veine cave supérieure, les troncs brachio-céphaliques, , les rénales, les utérines, les veines du \ cerveau, du rachis, etc. (Sappey).

Les valvules des veines ferment complètement ces vaisseaux dans les conditions de circulation normale ; mais dans les injections, on peut arriver à surmonter leur résistance en poussant le liquide avec assez de force pour dilater la veine et rendre alors les valvules insuffisantes.

Structure des valvules. — La tunique interne des veines manque sur la face supérieure de la valvule; elle s'arrête à 1 millimèlre environ au-dessus du bord adhérent. Par contre, elle tapisse entièrement la face inférieure. Il résulte de là que les replis valvulaires sont formés seulement de deux couches. Celle qui regarde le coeur est un simple prolongement de la tunique moyenne, qui passe pour ainsi dire au travers de la membrane de Bichat interrompue. La seconde couche est, comme nous l'avons dit, représentée par la tunique inlcme avec toutes ses parties, mais seulement un

peu amincie. Jusqu'au bord libre, on peut retrouver les trois couches de la tunique interne : la couche épithéliale, striée et le reseau élastique.

IG.IU4. — Coupé longiludlnale (l'une veine BU niiCBU d'une valvuKe. — a, couche liplinc ilc la tunique de Bichai; b, couclic ùlnElique de la même tunique ; c, couche muscutairedenbrestran»verMlcs;iI,flbrei longitudinale* de la lu-

lU) rUAlTÉ DANATOMIE GENÉHALE.

Ainsi les deux couches de la valvule sont formées : la supérieure, par la tunique moyenne prolongée ; l'inférieure, par la tunique de Bichat. Les éléments musculaires de la tunique moyenne au niveau de la valvule sont disposés d'une façon toute spéciale qui mérite d'être étudiée. Les faisceaux de fibres circulaires cessent au-dessus du bord adhérent de la valvule, un peu au-dessus du point où s'an^ête la tunique interne. Sur le bord adhérent lui-même se trouve un épaississement musculaire qui a été décrit par M. llouzé de 1 Aulnoit comme épaississement fibreux. Les fibres qui le composent sont circulaires et se continuent avec les fibres de même direction appartenant à la tunique moyenne au-dessous de la valvule.

Ces détails de structure des valvules veineuses ne sont pas indifférents ; car, si nous comparons les dispositions de la couche musculaire et de la membrane interne, avec celles des valvules auriculo-ventriculaires et de lendocarde, nous voyons qu'elles sont identiques, et par, consé- ({uent, on est autorisé à penser déjà que le cœur pourrait bien être assimilé à un renflement veineux.

De rendocarde et de» TalTale» du cœur. — L'endocarde est formé de trois couches comme la tuni([ue de Bichat (l) : 1" D'une couche épithéliale de cellules minces, polygonales, régulières,

à bords ondulés, et ayant 0'""',03 à 0""",05 de long sur 0'"™,0i^ à (h^jOîi de large :

^2" D'une couche à peu près homogène, hyaline, épaisse de 0""",05 à0"»™,08, identique sur le cœur droit et le cœur gauche, sauf une plus grande épaisseur* dans ce dernier :

c'est cette couche qui donne l'aspect poli de rendocarde:

3° D'une couche de fibres élastiques très-épaisse relativement. Tous ces éléments élastiques appartiennent aux deux premières variétés, des fibres fines et des fibres

(1) MM. Coruil et Ranvicr ont bien figuré la struclure de l'endocarde dans leur Manuel d'histologie pathologique, ils donnent à la couche sous-jacente à l'épi thélium une épaisseur de U'»«,CK)fl à 0™'»,01, mais c'est à tort qu'ils la considèrent comme formée de cellules aplaties, séparées par une substance fondamentale lamellaire. C*est donner à ces cellules une trop grande importance, alors qu'elles disparaissent presque entièrement dans la matière amorphe.

Kk;. 195. — Endocarde. — fl, couche hyaline; b. réseau élastique de fibres fines; c, réseau de fibres larges; rf, fibres musculaires avec des vaisseaux sanguins s'arrétant à la limite de l'endocarde.

SYiiTKlIE VEINELX. 147

(lai'toïqutis, mata surlout dus libres tines, Les plus superliciclli-s péiiêliviit dans la œuche hyaline. C'est celte couche élasliquii igui donne à l'endocarde sa teinte jaune; sur les coupes elle esl assez éftaisse et serrée pour s(î pi-ésen 1er comme une large ligne nuire. Elle correspond à la piirtie la plus proronde de la (unique de llichat. Sur l'endocarde de l'oreillette gaucheon voit, au-dessous deeelte couche à libres lines, une autre couche formée (le libres larges et trois ou quatre fois plus épaisse que la précédente.

Pour rendre l'analo^e plus complète entre la tunique interne des veines et' l'endocarde, disons encore que les vaisseaux sanguins ne pénètrent jamais dans ces couches élastiques. Ils s'arrêtent dans le tissu eonjonctir, ou dans les faisceaux musculaires sous-jacents à l'endocarde.

C'est donc exactement la disposition des parois veineuses qui se trouve reproduite ici.

L'endocarde est plus épais dans les oreillettes que dans les ventricules; il atteint son maximum d'épaisseur sur la paroi interne de l'oreillette gauche. L'endocarde du ventricule gauche est aussi plus épais que celui du ventricule droit.

Sur la face interne de l'oreillette, de ce «Ité, i'endoiarde offre un aspect des plus l'emarquahles: c'est une membrane ayant un mitliinétre d'épaisseur, de teinte jaune, résistante, élastique. On peut la séparer de la couche musculaire sous-jacente, tandis que sur les ventricules elle se déchire aussitôt qu'on veut en arracher un lambeau. Klle oiïi'e assez de solidité et en môme temps d'élasticité pour permettre à l'oreillette de servir de réservoir sanguin.

Sur des cœurs d'homme et d'animaux, dont tous les réseaux capillaires étaient iiuemenl injectés, il ne m'a pas été possilile de voir une seule maille vasculaîre dans les lambeaux d'endocarde de l'oreillelle et des ventricules, que j'ai pu séparer sur une étendue asseï grande.

L'endocarde, eu quelque point qu'on le considère, ne nrnrernie pa» Jii>[i

11^ lUB. — Cuiip^ li'uuc valvule auriculn-ïciilricuiairi'. — h, tiiuihi; liyaline de rcnilocardi; ; b, cauclir:

élniliqUK de l'endocarde ; c, Dlires miisculairi!! de l'oreilleUe ; d. Abrcs mutculairits de* «l'nlriniilcs; e, anrit^nux lllireux.

plus de lymphatiques. Les vaisseaux de cette iiatui^e que Ton peut injecter ou mettre en évidence avec le nitrate d*argent, appartiennent au muscle cardiaque. Sur les préparations mêmes de Belajeiï, qui décrit des lymphatiques dans les valvules, j'ai pu voir que ces vaisseaux appartenaient aux couches sous-jacentes.

Luschka décrit aussi des vaisseaux sanguins dans rendocarde, dans les piliers du cœur et même dans les cordages tendineux. Mais ses dessins ne sont pas dénionstratifs : et de mon côté j'ai cherché à injecter les vaisseaux des valvules sans y parvenir : par quelque procédé que ce soit, je n'ai jamais pu en mettre un seul en évidence.

11 me paraît démontré que Tendocarde ne possède pas de vaisseaux^ et ([ue dans la couche sous-jacente on ne rencontre absolument que les capillaires des faisceaux musculaires, et des cloisons de tissu conjonctif plus ou moins développées suivant les régions.

Au-dessous de Tendocarde se trouvent des nerfs très-nombreux, dispo* ses en faisceaux volumineux, et enveloppés de gaines de périnè\Te. Nous ne savons pas encore quel est le mode de terminaison de ces nerfs.

Certains d'entre eux peuvent être considérés comme sensitifs, d'après les expériences de Cyon.

L'endocarde des oi*eillettes se prolonge, ainsi que nous l'avons vu, sur la face supérieure des valvules auriculo-ventriculaires, en s'amincissant peu à peu, mais sans perdre ses caractères spéciaux. Il en résulte que la valvule auriculo-ventriculaire est formée, mais seulement au niveau de sa ligne d'insertion, c'est-à-dire sur l'anneau fibreux ventricuiaire, de trois couches : une supérieure épaisse, représentant la continuation de l'endocarde de l'oreillette; une intermédiaire de tissu conjonctif et une inférieure très-mince, continuant l'endocarde du ventricule.

Cette disposition des valvules auriculo-ventriculaires reproduit donc exactement celle des valvules veineuses. Si nous supposons, en effet, ces deux ordres de replis tournés dans le même sens, par rapport à la direction du courant sanguin, nous voyons, sur l'un et sur l'autre, la membrane interne ou de Bichat se continuer jusqu'au bord libre {du côté des capillaires. Tandis que sur lautre face elle n'existe pas et elle cesse un peu avant le bord adhérent de la valvule; les autres dispositions sont aussi les mêmes.

Enfin, les veines offrent, au niveau des valvules, un épaississement musculaire qu'il est permis d'assimiler au muscle cardiaque sans trop forcer les comparaisons.

Les vaisseaux de la valvule auriculo-ventriculaire ne s'avancent qu'à une très-petite dislance de la ligne d'insertion ; ils ne dépassent pas l'an-

âYSTÈME V£L\KL'X. -UU

iieau fibreux. Tout le resle de la valvule, y compris les cordages tendineux jusqu'aux piliei's, est donc dépourvu de vaisseaux sanguins.

Ainsi le cœur dans son ensemble reproduit amplifiées les dispositions de ces renflements qui correspondent à chaque valvule veineuse. Il y a donc lieu de penser déjà, d*après la stmclure de la membrane interne du cœur et la structure des valvules, que cet organe est une dépendance du système veineux. En étudiant son développement, nous verrons encore qu'il se présente tout d'abord comme un renflement des veines omphalomésentériques, auquel s'ajoute plus tard le bulbe aortique. L'anatomie comparée, de son côté, vient à l'appui de cette opinion ; car le cœur est exclusivement veineux chez les poissons. Il commence à devenir artériel chez les reptiles, et enfin, chez les vertébrés à san^; chaud, le cloisonnement des ventricules établit une séparation morphologique, mais qui ne se poursuit pas dans les caractères de structure.

En suivant la série animale, on voit donc que le cœur donne peu à peu des parties artérielles, exactement comme dans le perfectionnement embryogénique. Nous verrons, à propos de la pathologie, quelles déductions nous pouiTons tii*er des données de l'anatomie.

§ 00. On divise le système veineux en système veineux général et sNstème de la veine porte. D'après ce que nous avons dit plus haut, il faudrait encore ajouter le cœur au système veineux.

Le système veineux général est représenté par des vaisseaux allant directement des capillaires au cœur ; et le système porte, par des vaisseaux dans lesquels le courant sanguin a la même direction qne dans les premiers, mais qui se trouvent interposés entre deux réseaux capillaires; de telle sorte que le sang qui les parcourt, sortant des capillaii*es, se répand une seconde fois dans des réseaux de même ordre. Telle est la disposition de la veine porte du foie.

Mais cette disposition n'est pas spéciale à cet organe, car chez les reptiles et les poissons, il existe des veines portes rénales, c'est-à-dire des veines qui reçoivent une partie du sang des membres inférieurs, des oviductes ou de la queue, et vont se jeter dans le réseau capillaire du rein.

La veine porte hépatique n'est pas non plus uniquement en rapport avec l'intestin, car chez les batraciens et les sauriens, elle reçoit des vaisseaux de la partie inférieure du corps.

Chez tous les animaux dont les reins présentent ces pelotons vascu-

Cadiat, Aiiatouie générale. âU

450 TRAiïH d'anatomie généualk.

laires connus sous ie nom de glomérules de Malpighi, le vaisseau efférent de ce glomérule doit être considéré comme une petite veine porte.

Pour comprendre ce qu'en physiologie générale un système porte peul représenter, il faut suivre le sang veineux dans toutes les modifications qu'il subit au milieu des tissus.

On voit, d'après cela, qu'en aucun point la composition de ce sang n'est la même. La veine rénale, par exemple, ramène un sang moins riche en sels organiques et inorganiques, en eau, urée, sucre, etc. Mais plus riche en principes coagulables, et la plasmine qu'elle contient ne donne pas de caillot. La veine sus-hépatique contient un sang plus chaud que celui de tous les autres vaisseaux, ce qui montre l'intensité des réactions chimiques qui se passent dans le foie. Entre autres principes encore indéterminés ce sang renferme du sucre. Celui de la veine splénique est plus riche en albumine, moins riche en globules rouges. De sorte que tous les affluents veineux du cœur droit apportent chacun un sang différent, l'un moins riche en certains sels, l'autre en sucre; autant de tissus différents, autant de modifications spéciales. Enfin, avant le poumon se fait le mélange, et tout le sang envoyé dans cet organe subit la dernière modification qui le rend capable de servir à la nutrition, et devient, en un mot» sang artériel. C'est donc par une série de transformations que le sang arrive à cet état.

La plus importante s'opère dans le poumon, car jusque-là il est si peu apte à nourrir les tissus, qu'il peut se charger des principes les plus toxiques, comme l'hydrogène sulfuré (Nysten, Bernard), sans qu'il en résulte aucun trouble pour l'organisme, ces principes volatils étant éli* minés au poumon.

Or, entre cette dernière transfonnation qu'il subit dans l'appareil respi' ratoire et celles qui s'opèrent dans certains tissus, alors qu'il reçoit d^ principes autres que de simples produits de désassimilation , il n'y a de différences que dans la nature de l'agent avec lequel il se met en contact et la disposition des organes. La circulation pulmonaire représente donc une circulation porte (Ch. Robin).

Di»po»Uioii du «^^AtèmeTeinenx général. — Le système veineux général offre une capacité bien plus considérable que le système artériel. Aussi les rameaux veineux sont plus nombreux que les arté> riels, et le diamètre des premiers est, en général, supérieur à celui des seconds.

Du ventricule gauche, le sang sort par un seul vaisseau, l'aorte; au contraire, le sang veineux revient, des parties inférieures du corps au

SYSTÈME VEhNEl'X. 451

cœur droit, par la veine cave inférieure, les azygos, les plexus i*achidiens.

Bichat avait remarqué ce fait, que la section de Tarière pulmonaire n'est pas à la somme des sections des veines caves dans le rapport de Taorte aux veines pulmonaires, et il en donnait pour raison que Tarière pulmonaire avait un trajet Irès-courl ; par conséquenl le sang pouvait y avoir un cours rapide, puisqu'il rencontrait peu de résistance.

Aux membres, à partir d'une certaine dislance, chacune des arlères possède deux veines collatérales ; elles commencent au-dessous de la poplilée pour le membre inférieur, et au-dessous de Taxillaire pour le membre supériem*. Mais indépendamment du tronc principal, qui esl unique à la racine des membres, se trouvent des veines sous-culanées nombreuses, * fonnanl un large réseau, et des troncs importants comme celui de la saphëne interne et la céphalique. Il y a donc aux membres deux ordres de veines, les superficielles et les profondes.

Le long des pelites artères, au voisinage des capillaires^ on ne trouve la plupart du temps qu'une seule veine collatérale; et lorsque les artères se terminent en réseau, on voit les deux réseaux artériel et veineux juxtaposés.

La capacité du système veineux est donc bien plus considérable que celle du système artériel ; ce qui pouvait se prévoir, car la vitesse du courant sanguin est beaucoup moindre dans le premier, et cependant le débit doit être équivalent de part et d'autre.

Dans le système veineux, la faible tension du sang, qui habituellement ne dépasse pas 1 millimètre de mercure dans la jugulaire et 1 1 dans la veine crurale, qui tombe à zéro et au-dessous de zéro au voisinage du thorax pendant l'inspiration, ne lui permet pas de surmonter les obstacles que les pressions extérieures ou les différents mouvements peuvent lui créer sur son parcours ; il en résulte que les anastomoses entre les veines sont beaucoup plus multipliées qu'entre les artères.

Ainsi, ces anastomoses dont nous avons parlé, entre les deux départements veineux des vaisseaux caves supérieurs et inférieurs, établis par Tinlermédiaire des azygos et des plexus rachidiens, permettent le retour du courant sanguin, alors même que Tun des deux troncs collecteurs principaux est oblitéré.

La circulation artérielle de Tencéphale est isolée ; au contraire, les Veines du cer>'eau, par les rapports que les sinus affectent avec les veines du diploé et les veines extra-crâniennes, possèdent des voies dérivatives très-nombreuses. Là où les artères forment des branches absolument

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