A. — SYSTÈME D'ASSOCIATION
Ce système comprend les fibres intérieures qui unissent entre elles les différentes parties du cervelet, pour en faire un organe solidaire, homogène. Elles sont de deux ordres, les fibres d'association proprement dites ou unilatérales, et les fibres commissurales.
1° Les fibres propres d' association' unissent deux régions d'une même moitié du cervelet. Elles sont représentées par les fibres arquées ou fibres en guirlande, qui courent à la base de l'écorce en faisceaux assez épais (0 mm. 3 à 0 mm. 5), se moulant sur les sillons interlamellaires et interlobulaires. Elles relient les lamelles entre elles dans un même lobule ou d'un lobule à l'autre. Leurs cellules d'origine sont inconnues.
Les dégénérations révèlent en outre l'existence de fibres isolées qui, dans chaque hémisphère, relient les parties supérieure et inférieure, externe ou interne, quelquefois sur un long parcours, et de même dans le vermis (Déjerine).
Il est juste de ranger dans ce système, et à titre de fibres d'association intracorticales, celles qui, sous des formes diverses, s'étendent dans l'épaisseur de
,.. T'. de Vieiissens l'écorce. Ainsi, les cel-
lules de Purkinje sont reliées entre elles par leurs propres collatérales, par les cylindreaxes des petites cellules isolées, par les fibres parallèles des grains. Ces relations comprennent tous les degrés en espace dans une même lamelle ; les unes sont rapprochées, limitées à trois cellules contiguës, les autres sont éloignées et se prolongent d'un bout d'une circonvolution à l'autre.
2° Les fibres commis- >^urales unissent deux moitiés symétriques ou non d'un centre. Elles sont puissamment développées dans le cerveau (corps calleux). Mais il faut observer que
du toit
dentelé
Fibres arqu.
{en guirl.)
FiG. 308. — Fibres d'association et commissures du cervelet.
Commissure antérieure de Stilling et fibres arquées ou en guirlande, schématisées sur une coupe horizontale. — Côté droit.
'le cervelet n'est pas formé de deux moitiés séparées; bien au contraire, il se développe par un lobe médian, le vermis, auquel s'adjoignent ou non des masses latérales, les hémisphères. En tous cas, les fibres commissurales paraissent faire défaut ou être rares, car l'atrophie et l'extirpation d'une moitié de l'organe ne fait pas dégénérer l'autre moitié. L'union d'un côté à l'autre se fait par la continuité même de l'écorce ; il semble que les vermis du lobe médian soient le centre de l'organe et le véritable lien entre les deux hémisphères,
Stilling a le premier décrit dans la substance blanche du vermis deux commissures ou croisements transversaux de fibres, séparées l'une de l'autre par le noyau du toit :
La co')nmissure antérieure, plus grande, dont l'épaisseur peut atteindre 1 millimètre ; elle est située en avant et au-dessus du corps dentelé et du noyau du toit, à la base de la lingula et du lobule central; — la commissure jjostérieure, plus petite, qui occupe la base de la branche horizontale dans le noyau blanc.
On considère aujourd'hui que ces commissures ne sont que des lieux de croisement pour les faisceaux pédonculaires.