‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 146 sur 368 · I. — VOIES PÉRIPHÉRiaUES. — NERF OLFACTIF. — !■- paire · texte numérisé non relu

I. — VOIES PÉRIPHÉRiaUES. — NERF OLFACTIF. — !■- paire

Les nerfs olfactifs, nerfs de la première paire, sont les nerfs sensoriels de l'olfaction. Seuls ils constituent une émanation du cerveau lui-même, et non du tronc cérébral ou des prolongements de la substance grise de la moelle.

Ces nerfs naissent dans la muqueuse spéciale qui revêt la partie supérieure des cornets et de la cloison et traversent les trous de la lame criblée ethmoïdale, pour pénétrer dans le bulbe olfactif par sa face inférieure. Comme les fibres rétiniennes et les fibres acoustiques, les fibres olfactives ont pour origine des cellules nerveuses bipolaires situées à la périphérie de l'organe sensoriel. Ces cellules olfactives sont intercalées entre les cellules éplthéliales qui leur servent de soutien et d'isolateur. Leur prolongement périphérique protoplasmique très court se divise en deux ou trois cils, qui flottent librement à la surface de la muqueuse ; leur prolongement central cylindraxile descend dans les couches profondes de la muqueuse, puis se coude pour remonter vers la voûte des fosses nasales et se terminer dans le bulbe. C'est ce prolongement central qui, enveloppé d'une gaine de Schwann, sans myéline, à l'état par conséquent de fibre de Remak, constitue, en s'unissant à d'autres semblables, les nerfs olfactifs (fila olfactoria) qu'on voit ramper entre la muqueuse et la paroi osseuse (Névrologie, p. 775).

'L'origine des nerfs olfactifs est donc dans la muqueuse, oh sont placées leurs

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cellules sensitives, et ces nerfs sont assimilables à une racine postérieure. Les nerfs optique et acoustique présentent une disposition analogue ; mais les nei"fs olfactifs se distinguent par ce fait que leurs cellules d'origine ne sont pas groupées en couches ou en ganglions (couches nerveuses rétiniennes, gano-lion de Scarpa), elles sont disséminées, et de plus elles sont tout à fait périphériques, en contact avec l'air extérieur, comme les cellules cutanées sensitives d'un grand nombre d'invertébrés.

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