‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 145 sur 368 · VOIES OLFACTIVES OU RHINENCÉPHALE · texte numérisé non relu

VOIES OLFACTIVES OU RHINENCÉPHALE

Nerf olfactif . — Centres primaires. — Centre olfactif cortical.

Broca le premier avait reconnu dans rhémisphère cérébral et décrit sous le nom de grand lobe limbique une région olfactive, en forme d'anneau ou de raquette, composée du bulbe olfactif, de son pédoncule et du lobe limbique (p. 329). Turner lui donna le nom de rhinencéphale. His montra que l'embryologie confirmait pleinement cette conception fournie par l'anatomie comparée, le rhinencéphale commençant dès le 2« mois embryonnaire à se séparer du cerveau hémisphérique. On distingue donc dans l'hémisphère (cerveau terminal ou antérieur, télencéphale) deux parties : le manteau ou pallium et le rhinencéphale ou cerveau olfactif, qui n'est au fond qu'un pallium basai, séparé du premier par la scissure limbique ou rhinique.

Le rhinencéphale est la partie du cerveau la plus anciennement différenciée et ses circonvolutions sont les premières qui se dessinent dans la série animale. Les centres olfactifs devancent les autres dans leur apparition corticale ; l'écorce primitive, qui se montre avec les amphibiens, reçoit seulement les irradiations des nerfs olfactifs. C'est le sens de l'odorat c[ui a été l'initiateur du développement de l'écorce cérébrale et par elle de l'activité psychique supérieure (Edinger).

Chez les animaux dont l'odorat est bien développé (osmatiques de Broca, macrosmatiques de Turner), le rhinencéphale a des limites anatomiques précises (fig. 228). Son anneau est continu et la scissure limbique le sépare nettement des autres circonvolutions. Mais chez ceux dont l'odorat est faible, anosmatiques ou microsmatiques des auteurs précédents, c'est-à-dire chez les cétacés, chez les singes et chez l'homme, il n'en est plus de même. Non seulement tout cet appareil est atrophié, mais encore il est discontinu et la plus grande partie est certainement affectée à d'autres fonctions. Aussi les auteurs ne sont-

[C II A RPV.]

NEVROLOGIE.

ils pas d'accord sur ce qu'il faut entendre par rhinencéphale chez l'homme ou plutôt sur les formations nerveuses, centres et faisceaux, qui doivent lui être rapportées. La partie périphérique, bulbe olfactif, pédoncule et racines, est seule bien distincte.

Nous distinguerons dans le cerveau olfactif une partie extra-cérébrale ou aatérieure, comprenant les centres primaires où se font les premiers relais de la conduction olfactive, et une partie intra-cérébrale ou postérieure, composée des centres corticaux supérieurs. Cette disposition offre la plus grande analogie avec celle des voies optiques.

Ces deux portions réunies représentent les voies centrales olfactives; les voies périphériques sont les nerfs olfactifs qui se rendent de la muqueuse nasale au bulbe ethmoïdal; ce dernier est le point de jonction des deux voies.

Voies périphériques : Nerfs olfactifs.

Centres primaires..

Voies centrales ou Rhinencéphale.

Centres corticaux

Système commissural .

Système d'association

Système de projection.

Bulbe olfactif. ^ r , ,,. ■■,■

n-j , ,(. ..„ / Lobe oUacli . Pédoncule olfactif. \ rp ■ ,„ ,.„ ( propr. dit.

Trigone olfactif. ) ^ ^

Substance perforée antér.

Racines olfactives.

Lobule de l'hippocampe.

Corne d'Ammon.

Corps godronné.

^ Commissure blanche antérieure.

l Lyre du trigone.

i Faisceau olfactif du trigone.

< Nerfs de Lancisi.

( Bandelette demi-circulaire.

( Trigone et sj'Stème mamillaire.

( Tœnia thalami et système habénulairc.

Page 1