C. irapé
F.pyi
{CHARPY.l
NÉVROLOGIE.
strie ac.
N. dorsal
l(>s unes croisées, les autres directes, elles se recourbent et deviennent ascendantes, et se mêlent aux fibres trapézoïdales.
Nous avons indiqué et figuré (fig. 173et 178) le développement extrêmement variable des stries acoustiques; elles peuvent faire presque complètement défaut. Il en est de même chez le singe, tandis c[ue chez la plupart des animaux elles sont plus régulières, plus profondes et s'entre-croisent symétriquement <lans le raphé. Il y a du reste des opinions diverses sur le trajet des stries médullaires, que quelques auteurs, Bechterew entre autres, rattachent à la voie cérébelleuse.
La fusion des fibres trapézoïdales et des stries acoustiques donne naissance à un faisceau unique, le faisceau acoustique, ou ruban de Reil latéral ou inféi-ieur, appelé ainsi pour le distinguer du faisceau sensitif, ruban de Reil
médian ou supérieur. Il est très court, car il s'étend seulement de l'olive supérieure au tubercule quadrij. postérieur, c'est-à-dire qu'il occupe le tiers supérieur de la protubérance et une partie du pédoncule cérébral. Sa constitution n'est pas homogène ; il paraît renfermer, outre les fibres sensorielles, des fibres sensitives et des fibres descendantes, que nous nous bornons à mention-
Corps reslif.
Tub. ac.
—N. ac. ant.
N. cochl.
N. vest.
Olive snp.
F. 'pyi'. Reil
FiG. 349. — Les stries acoustiques.
ner.
Le faisceau acoustique au moment de sa forma-
Les stries et le corps trapézoïde en bleu. — Coupe transversale de la tjoil Contient des fibres 611 lirotubérance. — Figure schématique.
grande partie croisées, en petite partie directes; c'est un chiasma acoustique analogue au chiasma optique. Il monte dans la calotte protubérantielle, en dehors du ruban de Reil sensitif. Sur la face externe du pédoncule cérébral, il devient superficiel et sa coupe est falciforme (fig. 299) ; une partie de ses fibres est représentée sous l'aspect d'un triangle qui, émergeant du sillon latéral de l'isthme, s'applique sur le pédoncule cérébelleux supérieur et s'engage par sa pointe sous les tubercules quadrijumeaux. Nous avons mentionné cette couche superficielle, plus ou moins nette suivant les sujets, sous le nom de faisceau triangulaire de l'isthme (p. 236 et fig. 182). Le ruban acoustique se termine dans le tubercule quadrijumeau postérieur et dans les corps genouillés internes, soit par des fibres directes, soit par des fibres qui s'étendent de ce tubercule au corps genouillé. Directes ou non, les fibres destinées à ce dernier ganglion suivent le bras du tubercule quadrijumeau postérieur. Un certain nombre de cylindre-axes vont, d'après Held, jusqu'aux tubercules quadrijumeaux antérieurs, centres de réflexes auditifs. Enfin on admet, sans démonstration suffi-
santé, que des fibres, dites corticales directes, traversent les ganglions sans s'y arrêter et se rendent à l'écorce temporale.
B. Segment antérieur de la voie centrale. — Les fibres qui constituent cette deuxième portion de la voie auditive émanent des tubercules
T. quad.