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II. — CAPILLAIRES ET VEINES

Les capillaires qui unissent les artères aux veines de la moelle forment des S3^stèmes simples que ne compliquent point des subdivisions et des réunions répétées. Leurs réseaux se modèlent sur les éléments nerveux qu'ils entourent.

La disposition des veines rappelle celle des artères dans ses traits fondamentaux, mais en diffère sur plusieurs points importants. Il y a bien des veines centrales et des veines périphériques; mais tandis que les artères centrales représentent la plus grosse part des vaisseaux afférents, situés ainsi sur la face ventrale, les veines centrales sont petites et la majeure partie du sang s'en va par les veines périphériques, surtout par celles de la face postérieure. En second lieu, sauf pour la veine médiane antérieure, les veines ne sont pas en général satellites des artères et appartiennent plutôt au type des veines solitaires, à trajet indépendant.

Le sang des capillaires sort de la moelle par le système transversal des veines centrales et des veines périphériques, qui le conduisent aux veines longitudinales péri-médullaires ; de là il est pris par les veines radiculaires antérieures et postérieures, et avec elles aboutit aux plexus extra-rachidiens des trous de conjugaison.

Nous distinguerons les veines en veines intra-médullaires, veines périmédulaires et veines radiculaires.

1" Veines intra-médullaires. — Elles comprennent, comme pour les artères, les veines centrales et les veines périphériques.

Les veines centrales ont la disposition des artères homonymes, mais elles sont deux fois plus nombreuses, et beaucoup plus petites, la somme de leur section égale à peine la moitié de celle des artères ; leur territoire est conséquemment plus restreint, malgré la richesse de leurs ramifications. Au fond du sillon antérieur, les troncs droit et gauche s'anastomosent et vont ensuite se jeter isolément dans la veine médiane antérieure.

Beaucoup d'auteurs décrivent sous le nom de veines centrales ou veines de Clarke deux gros vaisseaux longitudinaux qui suivent toute la longueur de la moelle, à côté du canal de l'épendyme, et finissent au cône terminal en se résolvant en un plexus veineux; Pour Kadyi ces veines n'existent pas ; non seulement toutes les coupes ne montrent pas la lumière de ces canaux, d'ailleurs vides, ou en montrent au contraire plusieurs ; mais les orifices que l'on voit ne sont que la section des branches ascendante et descendante de chaque artère centrale, et la paroi conjonctive qui les limite est la tunique adventice de ces vaisseaux.

Les veines périphériques sont moins nombreuses que les artères correspon-

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NÉVROLOGIE.

rAt. du sill. méd. post. Art. du sill. inlerm.

\ac. post.

. Spin. post.

Rad. post.

dantes, mais beaucoup plus grosses ; elles servent d'émissaires à la substance blanche et de plus à une partie notable de la substance grise où ne s'étendent pas les veines centrales. Elles partent de la substance grise, de sa zone périphérique et suivent, comme les artères, mais non à côté d'elles, les cloisons conjonctives irradiées.

Les veines intra-médullaires communiquent-elles entre elles, contrairement à leurs artères d'origine? Kadyi l'affirme et soutient que les artères seules sont terminales, les veines sont anastomo tiques, disposition qui prévient toute stagnation du sang dans la moelle. Mais il est bien invraisemblable que les veines de la moelle soient construites sur un autre type que celles du cerveau, lesquelles ne communiquent pas entre elles, tant qu'elles sont dans l'épaisseur de la substance nerveuse. Leur aspect est le même sur les coupes, et je n'ai jamais vu d'anastomoses entre deux branches. Sans être tout à fait affirmatif, car mes injections étaient peut-être imparfaites, je dirai : les veines de la moelle sont comme les artères médullaires et comme les veines du cerveau : anastomotiques à l'extérieur, terminales à l'intérieur.

Art.margm.

Radie, mit.

Art. cent. Spinale ant.

FiG. 370. — Artères et veines de la moelle.

Disposition des vaisseaux scliéraatisée sur une coupe transversale de la moelle thoracique.

Veines périméduUaires . — Les veines péri médullaires sont, comme les artères, contenues dans l'épaisseur de la pie-mère. Elles constituent des troncs longitudinaux et un réseau anastomotique. Parmi les troncs longitudinaux on distingue : la veine médiane antérieure, satellite de l'artère; la veine médiane postérieure qui suit le sillon correspondant, et les veines antérolatérales qui sont contiguës aux racines antérieures.

Veines radiculaires. — Du réseau de la pie-mère et des grosses veines médianes antérieure et postérieure, le sang passe dans les veines radiculaires homologues des artères, mais plus nombreuses c[u'elles, en moyenne 38 pour 60 nerfs, et quelquefois bien davantage.

Les veines radiculaires antérieures sont nombreuses, mais elles sont petites et n'emmènent que peu de sang, celui des troncs médians antérieurs et des réseaux. On trouve ordinairement une grosse veine radiculaire entre le onzième nerf dorsal et le troisième lombaire, et une fois sur deux un vaisseau assez

important au niveau du premier ou du deuxième nerf sacré. — Les veines radiculaives postérieures sont moins nombreuses, la région cervicale exceptée, mais volumineuses, contrairement aux artères homonymes ; c'est qu'elles emportent le sang de la partie postérieure, source principale du courant efîérent de la moelle, notamment du plexus périmédullaire postérieur. Une d'entre elles est quelquefois très développée vers le troisième nerf lombaire. La région lombaire a donc les plus grosses veines.

Les veines radiculaires ne sont pas valvulées, puisqu'on les injecte à contrecourant; il n'en est pas de même hors du sac durai, car l'injection poussée de dehors en dedans ne peut traverser la clure-mère, ce qui suppose des valvules. Les veines radiculaires antérieures et postérieures se réunissent ordinairement en une seule veine {veine, médullaire) qui perfore la dure-mère avec les racines, ou bien en un plexus qui peut sortir entre deux paires nerveuses. La veine médullaire se jette dans le gros plexus péri-ganglionnaire qui occupe le trou de conjugaison et par lui dans les veines intercostales ou leurs analogues.

Capillaires de la substance blanche. — Les capillaires distendus par l'injection ont un diamètre de Û mm. 007 à 0 mm. 01; leurs mailles très grandes s'étendent dans le sens vertical, le long- des faisceaux nerveux sur lesquels elles s'appliquent ou qu'elles contournent en spirale. Elles sont plus serrées dans le cordon de GoU et encore plus étroites dans la formation réticulaire, qui est d'ailleurs un mélange de substance grise et blanche. Leur direction est transversale seulement dans la commissure blanche, où elles naissent des réseaux de la pie-mère.

Capillaires de la substance grise. — Les capillaires y sont très fins (0 mm. 007) et laissent à peine passer un globule rouge. Leurs mailles serrées sont si irrégulières qu'il est difficile de leur assigner une forme ou une direction ; leur direction est toutefois plutôt longitudinale au niveau des colonnes cellulaires et leur étroitesse est d'autant plus grande que les cellules nerveuses sont plus agglomérées, comme dans la colonne de Clarke. Les capillaires passent autour des faisceaux nerveux ou des groupes cellulaires en trajets coudés et tortueux. Ainsi que GoU l'avait déjà remarqué, il n'y a aucun rapport de forme ou de grandeur entre le réseau capillaire et les cellules nerveuses; ce n'est qu'accidentellement qu'un élément nerveux semble reposer dans une couronne ou une maille vasculaire, pas plus qu'il n'est placé dans une maille de névroglie ; il peut être tout à fait au contact ou très éloigné du capillaire le plus voisin.

Adamkievvicz décrit dans la corne antérieure et dans la partie lombaire et sacrée de la corne postérieure un réseau capillaire à type carré; dans la corne postérieure des parties dorsale et cervicale un réseau serré à type conique, en buisson naissant du sommet des artères. 11 y a cinq ou sept de ces buissons sur un centimètre de hauteur. Cette disposition caractérise la tête et le col; à la base de la corne, le type carré reparaît.

Y a-t-il entre les artères et les veines d'autres communications que celles des capillaires? Un certain nombre d'anatomistes et d'histologistes ont décrit dans dilTérents organes, dans le cerveau notamment, des anastomoses directes entre ces deux genres de vaisseaux par des branches analogues aux canaux dérivatifs de Sucquet. On ne sait s'il en existe dans la moelle. Kadyi dit avoir rencontré, entre les artères et les veines, des vaisseaux d'union qu'il croit normaux, dont le diamètre dépassait trois ou quatre fois celui des capillaires ordinaires.

Veines intra-méduUaires périphériques. — Parmi les veines périphériques constantes, à disposition régulière, il faut citer :

1° Les veines du sillon médian postérieur, moins nombreuses mais plus grosses que les artères, plus longues aussi, car elles viennent de la commissure postérieure oîi elles avoisinent les branches des veines centrales. Elles se jettent dans la veine médiane postérieure.

2° Les veines du sillon intermédiaire postérieur ou interfuniculaires, qui offrent les mêmes particularités. Elles sont situées entre les faisceaux de GoU et de Burdach.

3° Les \)eines de la corne postérieure. Ces veines importantes, de 0 mm. 1, qui emmènent le sang de presque toute la corne postérieure y compris la colonne de Clarke et la formation réticulée, sont la voie efférente la plus considérable de la moelle. Dans la substance de Rolande, elles prennent une disposition en éventail verticalement déployé, et de là, mêlées aux racines, suivent le sillon collatéral postérieur pour arriver à la surface.

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560 NEVROLOGIE.

4" Les veines défi racines anlérieures, ég.ilemenl importantes, suivent les cloisons que parcourent dans la moelle les racines antérieures et leurs petites artères.

•V La veine du cordon latéral est assez constante et vient de la corne latérale, où elle se confond avec les rameaux extrêmes des veines centrales. Elle traverse un peu obliquement le cordon latéral.

Veines périmédullaires. — 1° La veine médiane antérieure, satellite de l'artère spinale antérieure. C'est bien une veine véritable à parois propres, et non comme on l'a dit un sinus creusé dans la pie-mère; car si sa coupe est triangulaire à l'état vide à cause de la forme en V des lèvres du sillon, elle est circulaire à l'état de plénitude. Unique à la région lombaire, le plus souvent double ou triple h la région cervicale et dorsale, et alors coupée d'anastomoses en échelons, elle ondule à l'entrée du sillon médian, placée derrière l'artère c'est-à-dire plus profondément, ou à ses côtés si elle est dédoublée. Elle recueille les veines centrales, les veines des parois du sillon médian et les veines du cordon antéro-latéral, et se déverse dans les radiculaires antérieures.

A la partie supérieure, la veine médiane antérieure se fond dans les plexus veineux du Pont de Varole. Elle finit en bas par la veine terminale, qui est sa continuation directe. La veifie terminale, de volume très variable, quelquefois large de 1 mm., longe le filum terminale dans lequel elle est plongée avec l'artère homonyme au milieu d'un tissu celluloadipeux qu'enveloppe la pie-mère, et perfore le cul-de-sac durai pour se perdre on ne sait où. Le sang- y suit un trajet descendant. Cette veine est sujette ù de nombreuses anomalies; elle peut faire défaut et être remplacée par un plexus, ou bien aller en s'amincissant, de sorte que le cours du sang y est alors probablement ascendant.

2° La veine médiane postérieure. Cette veine n'a pas d'artère homologue. Large de 1 à 2 mm., manquant rarement, bien qu'à la région dorsale elle puisse être remplacée par des réseaux, elle commence au cône terminal, suit le sillon médian postérieur et se jette au collet du bulbe dans la première veine radiculaire. Elle reçoit le sang du sillon médian postérieur et des cordons de Goll et le déverse par des branches transversales dans les veines radiculaires postérieures.

3° Les veines antéro-latérales. Ces veines longent la ligne postérieure d'insertion des racines antérieures; elles reçoivent le sang des veines comitantes des racines antérieures et des faces latérales, et se déchargent soit dans les radiculaires antérieures, soit dans la veine médiane. Adamkiewicz admet aussi des veines postéro-latérales en avant des racines postérieures. Ces chaînes latérales sont très irrégulières et discontinues.

4° Plexus de la pie-mère. Ce plexus est formé par les troncs longitudinaux des veines précédentes unis entre eux à l'aide de branches transversales, elles-mêmes ramifiées et subdivisées. Les plus riches réseaux sont ceux qui recouvrent les cordons postérieurs de la moelle et qui forment, avec la veine médiane postérieure et les veines latérales, un lacis vasculaire qui se déverse dans les radiculaires postérieures. Assez souvent les veines de la pie-mère sont variqueuses, chez les vieillards surtout.

l III. SYSTÈME LYMPHATIQUE DE LA MOELLE

Gaines lymphatiques périvasculaires. — Les vaisseaux lymphatiques de la moelle et des autres centres nerveux présentent une conformation particulière. Au lieu d'être des canaux indépendants comme dans les autres organes, ils sont disposés en manchon continu autour des vaisseaux, d'où leur nom de gaines lymphatiques périvasculaires; une disposition semblable existe dans les vaisseaux du mésentère de la grenouille. Virchow avait déjà observé que l'adventice des vaisseaux des centres nerveux présentait une forme spéciale et qu'elle se laissait distendre comme un sac par les infiltrations de sang ou de sérosité ; Robin reconnut sa disposition canaliculée et sa nature lymphatique. La gaine lymphatique enveloppe tous les vaisseaux, artères, veines et capillaires ; sur ces derniers elle semble appliquée sur la paroi même et sans espace vide ; elle est plus marquée sur les artères que sur les veines. Sa paroi externe est la tunique adventice, ce qui la fait désigner comme gaine lymphatique adventitielle, et sa paroi interne est la tunique musculaire du vaisseau ; les faces opposées de l'espace vide ainsi intercepté sont tapissées par l'endothélium festonné caractéristique, et dans l'espace lui-même circule de la

lymphe avec des globules blancs et des granulations. Le canalicule est continu, cloisonné par places par de petites travées conjonctives qui vont d'une face à l'autre et sont elles aussi à revêtement endothélial ; de là une certaine disposition spongieuse qui doit ralentir le cours de la lymphe. Ces gaines commencent et finissent dans l'espace sous-arachnoïdien, et sont facilement injectables par cet espace. Au moment oii une artériole s'enfonce dans la pie-mère, elle traverse la couche endothéliale interne de l'espace sous-arachnoïdien et entraîne avec elle un prolongement de cette couche qui va constituer sa gaine ; de même quand la veinule sort de la pie-mère, son revêtement lymphatique se fond dans l'endothélium de l'arachnoïde et l'espace péri-vasculaire s'ouvre par conséquent dans l'espace sous-arachnoïdien. Il ne débouche pas dans des ganglions, et on n'a pas réussi à injecter des troncs lymphatiques le long des racines nerveuses où ils devraient passer.

Espaces lymphatiques. — Outre les canaux intra-adventitiels, on a décrit dans les contres nerveux des espaces lymphatiques variés, dont l'existence est des plus contestables.

His a conclu d'injections faites par piqûre dans la substance de la moelle qu'il existait autour des vaisseaux, en dehors de leur gaine lymphatique et ne communiquant pas avec elle, un réseau de canalicules endothéliaux, ramifiés comme les vaisseaux qu'ils accompagnent, dilatés et flexueux par place, et constituant les espaces périvasculaires ou extraadventitîels ; à la surface ils débouchent dans un système lacunaire situé entre la piemère et la moelle, espace épispinal. Cet espace ne communiquant pas avec les vaisseaux de la pie-mère, la lymphe qu'il contient se déverserait par filtration dans le réservoir sousarachnoïdien ou bien remonterait jusque dans les espaces épicérébraux de l'encéphale qui sont en relation avec des lymphatiques de la méninge vasculaire. Bien que la question ne soit peut-être pas tranchée à fond, cependant beaucoup d'observateurs considèrent les espaces périvasculaires et épispinaux de His comme des productions artificielles. Les injections poussées dans les espaces réels, comme le sous-arachnoïdien, ne s'y engagent pas; et dans les œdèmes, les inflammations, les globules rouges ou blancs extravasés s'accumulent toujours dans la gaine lymphatique adventitielle, et non dans un espace en dehors d'elle. — Rauber en donne une autre interprétation. Il admet un système lymphatique primitif, existant chez l'embryon antérieurement aux véritables vaisseaux, et constitue par les fentes qui séparent les feuillets blastodermiques et leurs plissements. Quand apparaissent les vaisseaux du système lymphatique secondaire ou définitif, ces vaisseaux entourés de tissu conjonctif s'enfoncent dans les fentes lymphatiques primitives et les comblent plus ou moins, en sorte que les espaces libres qu'on peut rencontrer à la surface de la moelle ou à la surface des fissures intra-médullaires sont les restes de la disposition embryonnaire, complètement éclipsés par la disposition définitive (gaines lymphatiques intra-adventitielles), mais peut-être encore utiles au cours de la lymphe.

D'Abundo (Sulle via linfatiche del systema nervoso centrale. Annali cli NevroL, 1891 et 1890), en faisant pénétrer de l'encre de Chine dans la moelle de chiens vivants, l'a vue se répandre au bout de plusieurs jours dans des directions définies, grâce aux globules blancs qui transportent les granulations soit entre les éléments de la moelle soit dans la gaine péri vasculaire. Ces expériences démontrent la circulation de la lymphe, mais ne nous font pas connaître les voies interstitielles. Celles de Guillain {Revue neiiroL, 1899) sont semblables, comme technique et comme résultat, aux observations de l'auteur italien.

Kadyi a vu une fois l'injection poussée par les veines pénétrer dans un système de canaux ramifiés, placés verticalement à côté du canal de l'épendyme. Il présume qu'il s'agit là de canaux lymphatiques, mais sans l'affirmer, le cas étant isolé et l'injection pouvant s'être frayé une voie artificielle.

Enfin il ne faut pas oublier que le canal de l'épendyme remplit peut-être les fonctions d'une voie lymphatique.

En résumé, la circulation lymphatique est étroitement unie à la circulation sanguine, au double point de vue du mécanisme de la progression des liquides et des échanges nutritifs; on peut supposer que cette disposition engainante régularise la tension et protège les éléments nerveux contre les chocs ou les variations de pression des vaisseaux sanguins. La lymphe exsudée de la gaine péri-artérielle se répand dans les espaces conjonctifs, à travers les cellules et les prolongements névrogliques ; une certaine partie doit même passer directement par osmose le long des fibres névrogliques qui sont fixées aux parois

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vasculaircs; elle baip:ne les éléments nerveux et elle est reprise par la tunique lymphali(jue des veines. Ces conditions sont du reste les mômes pour le cerveau.

Bibliographie. — 11 existe sur les vaisseaux de la moelle de l'homme deux travaux étendus: 1° celui d'Adamkiewicz, Die Blulgefàsse des menschlichen Rûckenmarkes, in C. R. Académie des sciences de Vienne, 1882; il repose sur l'étude de douze moelles injectées; — 2" celui de Kadyi, qui a injecté vingt-neuf moelles, Ueber die Blutgefasse des menschlichen Rûckenmarkes, Lemberg, 1889. Ce dernier travail diffère de celui d'Adamkiewicz sur plusieurs points importants. On trouvera dans ces auteurs l'indication détaillée de la technique à suivre.

Sur la circulation de la moelle chez les animaux, et spécialement chez le chien et le lapin, voy. : Hoche, Zeitschr. f. MorphoL, 1899.

Chez le lapin, la ligature de l'aorte abdominale, au-dessous des artères rénales, prolongée pendant une heure, entraîne la paralysie définitive des membres postérieurs {expérience de Stcnson, 1067). Cette paralysie est due à l'anémie aiguë de la moelle lombo-sacrée dont la substance giise, et par conséquent les cellules motrices qu'elle contient, est rapidement nécrosée sans pouvoir se réparer; la substance blanche, plus résistante, reste intacte. Cette expérience, employée aujourd'hui pour détruire la substance grise de la moelle, prouve que les anastomoses artérielles sont insuffisantes pour rétablir immédiatement la circulation. Elle ne réussit pas ordinairement chez le chien. Hoche a montré que la moelle de cet animal possède des anastomoses suffisantes entre les branches spinales : une injection modérée poussée dans une artère intercostale s'étend dans le système vasculaire antérieur de la moelle jusqu'aux extrémités de celle-ci.

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