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CIRCULATION ARTÉRIELLE DU CERVELET

Le cervelet reçoit de chaque côté les trois cérébelleuses, en. tout six artères; quatre proviennent du tronc basilaire et deux des vertébrales (voy. p. 563).

Autant les cérébelleuses supérieures sont fixes comme volume et comme position, autant les cérébelleuses inférieures et les moyennes sont inconstantes; elles peuvent manquer par paires, ou bien d'un seul côté, être petites ou volumineuses d'un ou des deux côtés, naître à des hauteurs variables. Les cérébelleuses inférieures naissent assez souvent du tronc basilaire, comme c'est le cas normal chez le cheval et la brebis; elles sont parfois côtoyées par une collatérale accessoire, que Lautard a vue oblitérée ainsi que l'artère principale.

[CHARPV.]

NÈVROLOGIE.

Cérébell. sup. Chnr. post.

- — Ccrcbr. p.

Basil.

Ccréb. moy.

dans un cas de ramollissement tuberculeux du cervelet. Il suit de ces variations (|u'une embolie ou une Uirombose soit des artères vertébrales, soit du tronc basiJaire produiront dans le cervelet une zone de ramollissement d'étendue très diverse.

Les artères cérébelleuses sont toutes anastomosées entre elles par leurs branches de division, qui dessinent à la surface un grand réseau vasculaire; elles le sont d'un côté à l'autre, comme aussi avec les artères du cerveau, par les cérébrales postérieures, et avec les artères du bulbe par la cérébelleuse inférieure. Duret dit que ces anastomoses sont rares et n'ont lieu que par des branches de 1/4 de mm., comme pour le cerveau ; mais tous les auteurs sont d'accord pour considérer le système artériel du cervelet comme formant un tout continu, grâce à de nombreuses voies d'union ; la ligature du tronc basilaire total n'empêche pas les injections de remplir toutes les artères cérébelleuses.

C'est pour cette raison que les foyers de ramollissement sont très rares dans le

cervelet et, quand ils se présentent, ils sont ordinairement mal limités.

Pour la même raison il est difficile de reconnaître des territoires vasculaires définis. Tout ce que l'on peut dire, c'est que la cérébelleuse supérieure se distribue surtout à la face supérieure de l'organe, la moyenne à la face antérieure et à la grande circonférence ; l'inférieure, à la face inférieure. Le lobe médian, avec ses vermis supérieur et inférieur et la valvule de Vieussens, reçoit les branches internes des cérébelleuses supérieure et inférieure. La cérébelleuse moyenne, à son défaut la supérieure, fournit une grosse branche, Vartère du corps dentelé ou artère rhomboïdale, qui pénètre dans cet organe par soji bile et s'y distribue en rameaux irradiés. C'est à la rupture de ce vaisseau que sont dues les grosses hémorragies intra-cérébelleuses.

Les grosses artères rampent à la surface des circonvolutions sans pénétrer dans les sillons où la pie-mère n'est pas dédoublée.' Elles se résolvent en un réseau qui occupe la face externe de la pie-mère, et c'est de ce réseau pie-mérien, prolongé dans les sillons de diverses grandeurs, que pai-tent les artères nourricières de l'écorcè, dirigées perpendiculairement à la surface. Les capillaires qu'elles émettent dans la substance blanche ont leurs mailles larges, allongées dans le sens des fibres nerveuses ; ceux de la substance grise, et surtout ceux qui entourent les grandes cellules de Purkinje, forment un réseau serré, à mailles ovalaires, dont le grand axe est disposé radiairement (Obersteiner). Les artères du bulbe, de la protubérance et du cervelet sont-elles du type

bel inf.

FiG. 374.

Vertébr.

■Artères du cervelet (d'après Hirschfeld),

Vue latérale.

terminal ou du type anastomotique ? Duret le premier a déjà montré que ce sont des artères terminales, à territoire indépendant, mais il a soutenu à tort qu'il en était de même pour les gros troncs et les ramifications extérieures. La disposition est en effet la même pour tous les centres nerveux, pour la moelle comme pour le cerveau. Le système ai'tériel de la surface est parfaitement anastomotique, soit par la réunion de ses branches, soit par l'interposition d'un réservoir commun, le réseau vasculaire de la pie-mère. Au contraire, le système profond est terminal; ou pour mieux dire, dès qu'une artère, gi-osse ou petite, est devenue pénétrante, intra-bulbaire ou intra-protubérantielle, elle ne conamunique plus avec ses voisines, et son territoire est fermé, indépendant. Aussi l'oblitération des artères centrales, consécutive à l'obstruction d'une vertébrale ou du tronc basilaire, prive-t-elle de sang les noyaux nerveux correspondants, complètement s'ils n'ont qu'une artère nourricière, incomplètement s'ils ont une vascularisation accessoire par les artères périphériques ou les radiculaires. La forme du foyer de ramollissement est un cône à sommet antérieur et médian, à base ventriculaire.

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