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V. oec. hit. V. de Galien

FiG. 393. — Les veines cérébrales internes et la grande veine de Galien.

Toile choroïdienne et plexus choroïdes des ventricules latéraux et du ventricule moyen.

sphère en un tronc unique; quelquefois les deux branches ne se fusionnent pas, mais sont enveloppées d'une gaine commune et s'ouvrent par deux orifices dans le sinus. Ce tronc, simple ou double, long de i à 4 cm., est jeté comme un pont de l'hémisphère au sinus dans l'espace sous-arachnoïdien, oii il est libre, revêtu seulement d'un manchon endothélial arachnoidien signalé par Bichat. L'ensemble de ces veines tendues des hémisphères à la faux constitue, pour Leuret, un ligament suspenseur, qui attache le cerveau en haut du crâne. Dans ce trajet, les veines cérébrales communiquent souvent avec les lacs sanguins I»ar des orifices creusés dans leurs parois, ordinairement sur leur face supérieure qui passe sous le lit de ces espaces veineux.

Les veines antérieures, c'est-à-dire du tiers antérieur du sinus, au nombre de trois ou <[uatre, sont petites ; elles viennent du lobe frontal. Les postérieures, qui appartiennent aux circonvolutions rolandiques, sont volumineuses; celles des circonvolutions pariétales et occipitales sont de nouveau petites. Entre le groupe antérieur et le groupe postérieur, comme aussi entre celui-ci et le pressoir d'Hérophile, existe un espace libre de 4 à 3 cm. que ne traverse aucune veine.

Le mode d'abouchement des veines dans le sinus long, supérieur est remarquable. Les antérieures s'y rendent à angle droit et s'ouvrent sur sa face supérieure ou sur sa face latérale par un orifice à l'emporte-pièce; les plus antérieures même peuvent se diriger obliquement en haut et en arrière et s'aboucher dans le sens du courant sanguin, comme c'est le cas des ramifications veineuses en général. Mais dès le tiers moyen du cerveau, les veines tendent à obliquer en sens inverse, et cette disposition s'accentue dans la partie postérieure; c'est-à-dire que, quittant le bord supérieur de l'hémisphère qu'elles ont

\CIIARPY.]

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aboriK' tnuisversalement, elles se dirigent en linut et en avant, décrivant une courbe h concavité antérieure, s'accolent à la paroi du sinus qu'elles peuvent longer sur 1 ou 2 cm. (l'étendue, et s'ouvrent sur la face inl'érieure du sinus à angle très aigu. Plus rarement elles se redressent à angle droit dans leur débouché même. De cette insertion à angle aigu, presque parallèle au sinus, résulte la formation d'une valvule ou plutôt d'un éperon ou repli valvuloïde, que Bichat comparait à là valvule vésicale des uretères. Ce repli n'empéclic pas le reflux du sang du sinus dans les veines, puisqu'il n'arrête pas les injections, ou tout au moins il ne peut être qu'une fermeture imparfaite.

La majeure partie des veines cérébrales débouche donc à contre-courant dans le sinus, fait qui à depuis longtemps intrigué les anatomistes. Browning a fait observer que ce n'est point dans le cerveau un cas isolé, puisque les veines de Galien s'ouvrent dans le sinus droit en sens opposé au cours du sang, et de même le sinus pétreux inférieur dans le sinus latéral. Il a montré, en outre, comme l'avait entrevu Krause, que c'était probablement une disposition acquise, produite par le grand développement du cerveau humain en arrière, pro"-ressant plus vite que le sinus longitudinal, car chez le fœtus humain et chez beaucoup d'animaux les veines sont bien moins obliques que chez l'homme adulte. Le type primitif semble être un type penniforme régulier à courant concordant, transformé par élongation en rameaux discordants.

Toutes les veines supérieures aboutissent au sinus long, supérieur; quelques-unes, pourtant, d'après Langer, vont directement aux veines durâtes et établissent une anastomose importante avec les veines méningées et les veines extérieures. Le sinus reçoit aussi les veines de la face interne qui sont au-dessus de la scissure calloso-marginale ou sousfrontale; celles qui sont au-dessous vont aux veines du corps calleux. Quelques petites veines se rendent à la partie antérieure du sinus long, inférieur.

2° Veines cérébrales inférieures. — Ces veines montrent une disposition moins régulière et leurs débouchés sont variés; elles sont en effet tributaires des sinus de la base, à peu d'exceptions près. Celles du lobe frontal se rendent tout à fait en avant au sinus lon- "itudinal inférieur; la très grande majorité, aux veines sylviennes, et pour la partie interne du lobule orbitaire, aux veines basilaires. Les veines de la région temporo-pariétale sont représentées surtout par les veines sylviennes, qu'il faut distinguer en profonde et superficielle.

La veme sylvienne profonde (veine île l'insula, Ilédon), double quelquefois dans sa portion supérieure, occupe le fond de la scissure de Sylvius avec l'artère cérébrale moyenne et reçoit par de nombreux rameaux le sang des circonvolutions marginales et de l'insula de Reil. Elle reçoit aussi quelques veines de l'espace perforé. Sa terminaison a lieu dans les sylviennes superficielles et par elles dans le sinus sphéno-pariétal, ou bien le plus souvent dans la veine basilaire. La veine ophtalmo-méningée de Hyrtl n'est parfois qu'une sylvienne volumineuse, à trajet postéro-antérieur, aboutissant au système des veines ophtalmiques. — La veine sylvienne superficielle, que l'on voit sous l'arachnoïde, dans la direction de la scissure, est surtout une veine anastomotique entre les territoires supérieur et inférieur de la convexité; nous la décrirons un peu plus loin.

Les veines de la face externe du lobe occipital et de la partie reculée des lobes temporal et pariétal se dirigent d'avant en arrière, se réunissent en un ou deux gros troncs (veine occipitale externe ou latérale) qui traversent la tente du cervelet où elles se fusionnent avec les A'eines cérébelleuses, communiquent parfois dans l'épaisseur de la tente avec des lacs sanguins qui y sont creusés et se jettent dans la partie horizontale du sinus latéral, à angle droit, par conséquent dans un sens défavorable au cours du sang.

Veines anastomotiques. — Les deux territoires veineux que nous venons de décrire et qui ressortissent des sinus de la voûte et de la base sont loin d'être indépendants; le réseau veineux est partout continu et c'est plutôt d'après l'accroissement progressif de volume et leur terminaison que l'on peut distinguer les veines supérieures d'avec les inférieures. C'est sur la partie saillante et large de la face externe, au niveau de la partie initiale de la scissure de Sylvius, que se fait le point de partage des veines ; de là les unes rayonnent vers le bord sagittal, les autres vers la base, surtout vers la fin de la scissure de Sylvius. C'est aussi dans ce point de partage que les anastomoses entre les deux territoires sont les plus grosses et les plus nombreuses. Les deux plus remarquables ont été décrites par Trolard et par Laljbé.

1" Veine de Trolard ou Grande anastomotique. — ,Cruveilbier a décrit sous

le nom de grande veine rérébrale supérieure (identique à la cérébrale moyenne de Browning) une grosse veine qui part du tronc de la sylvienne superficielle ou d'une de ses branches principales, remonte sur la face externe de riiémisphère, en haut et en arrière, tantôt dans la scissure de Rolando, et alors elle divise l'hémisphère en deux moitiés égales, tantôt dans le sillon pariétal, atteint le bord sagittal et, décrivant une courbe à concavité antérieure, s'accole au sinus long, supérieur; puis elle chemine danssa paroi sur un longtrajet et s'ouvre à contre-courant. Elle est quelquefois double, et représente la deuxième ou troisième paire avant-dernière des veines cérébrales postérieures. Elle s'unit latéralement avec les veines de la convexité.

La grande veine cérébrale supérieure est donc non seulement un tronc collecteur, mais surtout une anastomose entre le territoire sylvien et le territoire supérieur. Elle est en outre souvent reliée par des branches importantes avec les veines occipitales externes ou latérales. D'un autre côté la veine sylvienne superficielle, ou les veines superficielles, après avoir reçu cette anastomose et recueilli le sang des circonvolutions voisines de la scissure, suit cette dépi'ession, arrive à la base du crâne, et s'engage dans l'épaisseur de la dure-mère, qui lui donne un caractère sinusien. Elle va se jeter à fréquence égale tantôt dans le sinus caverneux, en passant par le sinus sphéno-pariétal, tantôt dans la partie moyenne du sinus pétreux supérieur, auquel cas elle traverse d'avant en arrière toute la fosse sphéno-temporale de la base du crâne.

On appelle veine de Trolard ou grande anastoniotique la réunion de la grande veine cérébrale supérieure et de la veine sylvienne superficielle, consi- <lérées comme un tronc continu allant du sinus long, supérieur aux sinus de la base. Dans certains cas la continuité n'est pas reconnaissable ; dans d'autres au contraire, qui toutefois ne paraissent pas être la règle, un tronc unique coupe obliquement toute la face externe de l'hémisphère et justifie la description de Trolard; encore voit-on toujours, même dans ces cas, un segment plus mince dans la partie moyenne où se fait le raccord.

2° Veine de Labbé ou Petite anastomotique. — Les veines sylviennes sont également unies au sinus latéral par des branches constantes, qui descendent obliquement d'avant en arrière slir les lobes temporal et occipital pour aboutir au sinus. Il convient de réserver le nom de petite anastomotique., ou veine de. Labbé, à une veine, inconstante d'ailleurs, qui n'existe même pas dans la moitié des cas, et que Labbé a signalée en arrière de la veine de Trolard. Elle va du sinus long, supérieur au sinus latéral, en décrivant une courbe à convexité antérieure.

B. — VEINES CÉRÉBRALES PROFONDES ou VENTRICULAIRES VEINE DE GALIEN

Aux artères ventriculaires représentées par d'assez grosses branches latérales dans le plexus et de très petites branches médianes dans la toile choroïdienne„ correspondent des veines à disposition renversée, en ce sens que les veines latérales sont accessoires et que ce sont les veines médianes qui sont les troncs collecteurs. En outre, par une de leurs branches collatérales, ce sont aussi des veines de la base.

Ce système, ou système de la veine de Galien, se compose de deux gros vais-

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soaux voiiicLix, appelés veines cérébrales internes ou petites veines de Galien, et du tronc commun qui les réunit, grande veine de Galien. Elles sont situées dans le ventricule moyen, mais plongent dans les ventricules latéraux par leurs racines, et débouchent dans le sinus droit derrière le corps calleux.

Veines cérébrales internes ou petites veines de Galien. — Les deux veines cérébrales internes, droite et gauche, sont situées entre les deux feuillets de la toile choroïdienne, dans la voûte du ventricule moyen. Elles se dirigent e'avant en arrière, du trou de Monro aux tubercules quadrijumeaux. Leur volume qui va croissant atteint en arrière 3 mm. On leur distingue deux portions : une antérieure, partie droite, qui s'étend de l'extrémité antérieure do la couche optique à la glande pinéale ; les deux veines sont accolées, parallèles ou même superposées; — une postérieure, partie courbe, qui va jusqu'au tronc commun; les deux veines s'écartent de S à 10 mm. pour circonscrire un îlot central. Browning insiste sur cette distinction, à cause de l'origine des collatérales.

Les veines cérébrales internes reçoivent des branches d'origine et des branches collatérales.

Branches d'origine. — Suivant la manière d'interpréter des dispositions lui peu variables, on admet deux ou trois veines d'origine, ou même un plus grand nombre. En général, on considère que la veine est formée par la réunion de trois branches qui convergent au niveau du trou de Monro, au sommet de la toile choroïdienne : la veine choroïdienne, la veine du corps strié et la veine du septum lucidum.

Branches collatérales. — Ces branches très nombreuses comprennent : la veine de la corne d'Ammon, les veines jumelles, la veine postérieure du corps calleux, la veine basilaire, les veines occipitales internes et la veine cérébelleuse supérieure. La veine basilaire, qui est de beaucoup la plus importante, a poiu' origine principale la veine sylvienne profonde, au niveau de l'espace perforé antérieur; elle suit la fente de Bichat et contourne le pédoncule cérébral pour se jeter dans la veine cérébrale interne. Son territoire comprend toute la partie centrale de la base du cerveau.

Branches d'origine. — l" Veine choroïdienne. Considérée par quelques auteurs, (Cruveilhier, Browning), comme la source directe de la veine cérébrale interne, elle commence à la jonction des cornes temporale et frontale du ventricule, se dirige d'arrière en avant sur le plancher du ventricule latéral, dans le plexus choroïde dont elle occupe le bord externe, en décrivant des sinuosités, et s'abouche dans la cérébrale interne en dehors des piliers de la voûte, au niveau du trou de Monro. Elle communique en arrière avec la branche choroïdienne de la veine basilaire et reçoit des rameaux soit du plexus choroïde, soit de la couche optique.

2° Veine du corps strié. — Les uns la considèrent comme la continuation même de la veine cérébrale interne, les autres soutiennent qu'elle est habituellement très courte et de faible volume. Dans son complet développement, elle commence à l'extrémité postérieure de la corne frontale du ventricule et marche d'arrière en avant dans le sillon optico-strié, sur la bandelette demi-circulaire et sous la lame cornée, à peu près parallèle à la veine choroïdienne; puis, contournant l'extrémité antérieure de la couche optique, elle traverse le trou de Monro pour se jeter dans le tronc principal. On l'a appelée aussi venu lateralis, vena terminalis. Le petit canal qu'elle occupe est, comme la cavité du septum lucidum, une portion séquestrée de la surface externe primitive de l'hémisphère (His). Elle reçoit quelques veines de la couche optique, d'autres du centre ovale et de la capsule interne: mais ses affluents principaux sont les veines striées supérieures qui lui viennent, les longues du noyau lenticulaire, les courtes du noyau caudé. Ces veines striées, veines gan-

glionnaires comme les branches perforantes de la veine basilaire, débouchent isolément, ou par une ou deux branches principales.

.3° Veine du septiun lucidum, — Dirigée d'avant en arrière le long- de la face externe du septum, elle amène à la veine cérébrale interne le sang de la cloison transparente, du genou du corps calleux, de la tête du noyau caudé et des parties blanches voisines. Assez souvent ce n'est qu'une veine petite et courte, suppléée par des rameaux isolés.

Outre ces trois branches d'origine, Browning décrit encore quatre autres veines : veines latérales postérieures, latérales antérieures, médullaires supérieures, veines de la corne antérieure.

Branches collatérales. — Les collatérales vont les unes à la partie droite, les autres

-- V. call. mit.

-~ V. syiv. prof.

•V. perf.

-- V. anasl.

- V. bas'iL

-- V. veniric.

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