A. — VEINES CÉRÉBRALES SUPERFICIELLES
Ces veines représentent les artères corticales.
Leurs veines d'origine ou parenchymateuses sont situées dans la substance blanche du centre ovale et dans la substance grise de l'écorce; elles naissent des réseaux capillaires de forme variée que nous avons décrits ' v--"^', ,.
plus haut. ''" /^ ; '0 . 1 r ■ ■■ -' . /'~""' -I Les veines de la substance , ---"'■' \ t/ssm".
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blanche ou veines médul- J;
l aires sont très longues. On ' -
en voit de six à huit sur une ..',-- ;^
coupe ordinaire de circonvolution, dont une ou deux sur 3 ^ la crête et quatre à six sur les
faces latérales. Elles sont trois
,. . 1 , , , FiG. 391 . — Artères et veines dans les sillons.
lois plus grosses que les arte- , ,,.,..,. ^., ^. ^ . „.,
^ " ^ Coupe sur la partie convexe Je 1 hemispliere. — D apre= natine.
res correspondantes que d'ailleurs elles n'accompagnent pas; ce sont elles surtout qui, sur les cerveaux coupoirier ET CHARPY. — m. -^-^
[CIIARPy.]
Aracli. vise.
NEVROLOGIE.
ocstioniiés, donnent au centre ovale son piqueté caractéristique. Après avoir recueilli le sang de la substance blanche et une partie du sang de la substance grise par le réseau de transition qui est aux confins des deux substances, elles traversent l'écorce grise qui ne leur fournit que de rares collatérales et arrivent au plexus veineux de la pie-mère (Duret),
Les veines de la substance grise, plus volumineuses et moins nombreuses que les artères nourricières, naissent des trois réseaux capillaires de l'écorce, mais en grande majorité du réseau de transition.
Toutes ces veines d'origine, du centre ovale et de l'écorce grise,^sont, comme
V cérébr. ant
S long sup
Gr V anast (Trolard)
l J^titict^
Sylv. superf. V. occip. ext. S. lalér.
FiG. 392. — Veines de la face externe du cerveau, en partie d'après Poirier.
leurs artères, des veines terminales, c'est-à-dire qu'elles ne s'anastomosent pas entre elles et qu'elles forment avec leur artère afférente un système fermé, indépendant; c'est du moins ce qu'affirme Browning. Toutes se rendent dans un réseau veineux, à mailles partout communicantes, le réseau delà pie-mère; les veines striées ou optiques qui passent par les espaces perforés font seules exception et se rendent directement dans les gros troncs de la base.
Le réseau veineux de la pie-mère, réservoir commun auquel aboutissent toutes les veines isolées de l'écorce, est appliqué à la surface de la pie-mère par des lamelles de tissu sous-arachnoïdien. Il est sur un plan plus superficiel que le réseau artériel. A son tour il se déverse dans les sinus du crâne par un grand nombre de branches qui sont les veines cérébrales superficielles proprement dites. Celles-ci, disposées d'abord sans orientation fixe, tantôt au fond des sillons, tantôt sur les crêtes, occupent l'espace sous-arachnoïdien, baignées par le liquide qui leur transmet les pulsations artérielles. Elles s'unissent en troncs volumineux, qui sont situés de préférence sur l'arête des circonvolutions alors que les artères sont plutôt dans les sillons, et qui affectent une direction déterminée, vers les sinus qui doivent les recevoir.
Les unes vont au sinus de la voûte, les autres aux sinus de la base. Une ligne horizontale, passant sur la face externe par la partie supérieure de la scissure de Sylvius, et la scissure sous-frontale sur la face interne limitent les deux territoires de la voûte et de la base. De là la division des veines superficielles en supérieures et inférieures.
1° Veines cérébrales supérieures. — Tributaires du sinus long', supérieur, on en compte douze à quinze de chaque côté, plus rarement six à huit et alors plus volumineuses, car elles sont formées par la fusion de deux veines ordinaires. Elles sont disposées par paires, sans être toujours symétriques de droite à gauche. Chaque veine comprend une branche qui vient de la face interne, une autre plus grosse qui vient de la convexité; ces deux branches, isolées chez le fœtus, s'unissent chez l'adulte sur le bord sagittal de l'hémi