ScHWALBE. Lehrbuch der Anal, des Anges, 1887, p
2. Rochon-Duvigneaud n'en compte même que 130 à 140. Il s'agit toujours, bien entendu, des faisceaux el non des fascicules.
3. Voy. De Berardinis. Ricerche sul nevroglio del nervo ottico. Monii. zool., 1895.
4. Voy. Axel Key et Retzius. Studien in der Analomie des Nervensystems -und des Bindegewebes. — ScHWALBE. loc. cit. — Pfitzner. Ueber Form u. Grosse des intervaginal. Raumes des Sehnerven im Bereich des Canalis opticus. Archiv. f. OjMhalm., t. XXXVI, 1890. — Rochon-Duvigneaud, loc. cit.
NERFS CRANIENS,
une émanation. Nous trouverons donc autour du nerf optique trois gaines : les gaines durale, arachnoïdienne et piale, et deux espaces : les espaces arachnoïdien et sous-arachnoïdien.
I. — Gaines du nerf optique. — La gaine durale (névrilème externe do Henle) ne revêt la deuxième paire qu'au moment où elle pénètre dans le canal optique. Epaisse et résistante, elle est formée de fibres longitudinales et de fibres circulaires entre lesquelles s'interposent çà et là des cellules aplaties. Micbel et Waldeyer ont vu qu'elle était facilement clivable en plusieurs couches;
Gaine durale.
Esp. arachn.
Tissu sous-arac.
Gaine piale.
Gaine nevrogl.
Art. cent. ret.
Fascicule.
FiG. 427. — Coupe transversale d'un nerf optique de nouveau-né (d'après Rochon-Duvigneaud).
Coloration par la méthode de Weigert ; la décoloration a été incomplète. Les prolongements intra-optiques de la pie-mère affectent la forme de figures stellaires noires. La névroglie est en blanc. Les champs noirs arrondis répondent chacun à la section d'un fascicule.
dans les couches externes on voit surtout des fibres longitudinales ; dans les couches internes, ce sont les fibres circulaires qui dominent (A. Key et Retzius). Sappey a signalé, dans l'épaisseur de cette gaine durale, des fibres nerveuses à myéline venues des nerfs ciliaires.
La gaine arachnoïdienne comprend deux feuillets : le feuillet pariétal n'est qu'un simple vernis endothélial, tapissant la face profonde de la gaine durale ; le feuillet viscéral forme une lame très mince constituée par un délicat réseau de fibres conjonctives et tapissée sur ses deux faces par un revêtement endothélial continu. C'est à ce feuillet seul que A. Key et Retzius et avec eux la majorité des auteurs allemands réservent le nom de gaine arachnoïdienne.
La gaine piale, immédiatement appliquée sur le nerf, dont la sépare cepen-
dant le manchon névroglique de Fuchs, déjà décrit, est essentiellement formée par des fibres circulaires ou obliques. Très vasculaire, elle est recouverte sur sa face externe par un endothélium continu avec (?elui qui revêt les travées de l'espace sous-araclinoïdien. De sa face profonde se détachent, comme nous l'avons vu, de nombreux prolongements qui vont cloisonner le nerf optique.
II. — Espaces périoptiques. — Les espaces périoptiques sont au nombre de deux : l'un externe, l'espace arachnoïdien, l'autre interne, l'espace sous-arachnoïdien.
L'espace arachnoïdien est regardé par les anatomistes français comme com-
Vesi. art.
hyal.
FiG. 528. — Coupe horizontale de la région papillairede Tœil, montrant la portion bulbaire du nerf optique (d'après une préparation de F. Terrien).
Enfant de 1 1 mois. Sur cette coupe on voit le vestige de l'artère hyaloïdienne normal pendant les premiers mois de la vie extra-utérine.
pris entre les deux feuillets de l'arachnoïde. Les Allemands, qui ne donnent point de feuillet pariétal à l'arachnoïde, décrivent cet espace comme placé entre cette membrane et la dure-mère et l'appellent espace subdural (Voy. p. L37). Quoi qu'il en soit, l'espace arachnoïdi en périoptique n'est pas libre comme l'espace correspondant péricérébral, il est cloisonné par des travées conjonctives courtes, mais épaisses, riches en fibres élastiques qui, parties de la face profonde de la dure-mère, vont se lixer sur le feuillet viscéral de l'arachnoïde
NERFS CRANIENS.
R,'tin<
Scléi'oliquc
(Voy. fig. 428). Dans leur traversée de l'espace subdural ces travées sont tapissées par un endothélium.
U espace sous-arachnoïdien, cloisonné à l'infini par des trabécules réunissant le feuillet viscéral de l'arachnoïde à la pie-mère, rappelle en tous points l'espace sous-arachnoïdien qui entoure les centres.
Il y a continuité directe entre les espaces périoptiques et les espaces homologues péricérébraux. Une injection, poussée dans l'espace subdural ou l'espace sous-arachnoïdien en un point quelconque du crâne ou même du canal vertébral, remplit l'espace correspondant périoptique.
Jamais, sauf dans les cas d'injections forcées, l'injection ne franchit la frêle barrière que lui oppose le feuillet viscéral de l'arachnoïde. (Yoy. fig. 430 et4.31.)
Gaine pialc.
Terminaison antérieure du nerf optique.
(Voy. fig. 428.) — Nous étudierons successivement le mode de terminaison des gaines périoptiques, les modifications des membranes de l'oeil au niveau de l'entrée du nerf, et enfin le mode de terminaison du nerf lui-même.
I. — La gaine durale, arrivée au niveau du globe oculaire, s'infléchit en dehors sous un angle fortement obtus et se continue avec les deux tiers externes de la sclérotique. Le feuillet viscéral de l'arachnoïde (gaine arachnoïdienne de Key et
de Retzius) se continue également avec les Faisceaux scléroticaux. Quant à la gaine piale, elle se continue en partie avec le tiers interne de la sclérotique, en partie avec la choroïde. — L'espace subdural finit au niveau du point où le feuillet viscéral de l'arachnoïde se réfléchit pour se continuer avec la sclérotique, c'est-à-dire à la jonction des 2 tiers externes et du tiers interne de cette membrane. L'espace sous-arachnoïdien se prolonge quelque peu en avant.
IL — Les gaines du nerf optique, se continuant avec les membranes fibreuses de l'oeil, on pourrait croire au premier abord que le nerf n'a pas à traverser ces membranes. Cependant il n'en est rien : certes, dans les deux tiers posté-
Espare sous-arachn. Espace arachn.
Fig. 429. — Schéma de la coupe piécédenle.
(Les espaces arachnoïdie et sous-arachnoïdien sont en bleu)
FiG. 430 et 431. — Injection des espaces arachnoidien (à gauche) et sous-arachnoïdien (à droite) péri-optiques (d'après A. Key et Retzius).
rieurs de sa portion bulbaire, le nerf optique, comme le montre bien la figure 4 28, est isolé de la sclérotique par sa gaine durale et par les deux espaces périoptiques. Mais, au niveau du tiers interne de la sclérotique et au niveau de la choroïde, la pie-mère qui existe encore à ce niveau ne suffit plus à isoler le nerf optique; celui-ci doit traverser, pour arriver à la rétine, la partie profonde de la membrane externe de l'œil et toute l'épaisseur de sa membrane moyenne. La portion de la sclérotique et de la choroïde que perfore le nerf optique constitue
Fibres nerv.
Fie. 4-32. — Espaces l)mphatiques du nerf optique injectes au bleu de Prusse (d'après A Key et Retzius).
la lame criblée. Celle-ci présente donc deux zones : une zone postérieure sclérale, une zone antérieure choroïdienne. Elle est essentiellement formée par des travées perpendiculaires à l'axe du nerf optique et continues avec les faisceaux de la sclérotique et de la choroïde. Ces travées limitent une série d'orifices; chacun de ceux-ci paraît correspondre à un faisceau constituant du nerf.
D'après Sattler, (Kurze Mitteil. liber die elastischen Fasern des Sehnerven und seiner Scheiden. Deuisc/ie med. Wochenschr., 1897. Vereinsbeilag-e, n'>22, p. 112-163), la sclérotique présenterait tout autour de la lame criblée un faisceau circulaire de fibres élastiques. II existerait un faisceau analogue autour des vaisseaux centraux. Enfin, ces deux cercles élastiques seraient reliés par des fibres radiées venant renforcer les travées conjonctives de la lame criblée.
III. — Connaissant le mode de continuité des gaines du nerf optique et les modifications que subissent les membranes de l'œil au niveau de la pénétration de ce nerf, nous pouvons voir quelles sont les modifications que présente le nerf lui-même.
A son entrée dans la sclérotique, le nerf optique ne subit d'abord qu'une très légère diminution de volume. Mais, à la jonction des deux tiers externes et du tiers interne de la sclérotique, cette diminution s'accentue brusquement. Le rétrécissement du nerf atteint son maximum au niveau de la choroïde où le nerf optique n'a plus que la moitié du calibre qu'il a dans sa portion orbitaire. Au delà de la choroïde, le nerf augmente de nouveau de volume et ses fibres, jusqu'à présent sagittales, s'infléchissent latéralement et s'épanouissent en éventail pour prendre part à la constitution de la rétine. Le point où le nerf se dis-
NERFS CRANIENS. 789
socie pour passer dans la rétine porte \e nom de papille (Voy. Organes des sens). Il faut nous demander maintenant à quoi tient la diminution de calibre que ])résente le nerf à son entrée dans la sclérotique. La légère réduction initiale -semble dépendre d'une réduction des tissus de soutien névroglique et conjonctif. La diminution beaucoup plus importante que l'on constate au niveau de la lame criblée est due surtout à ce que les fibres du nerf optique perdent leur myéline à ce niveau. Mais elle paraît tenir aussi à ce que le système des gaines névrogliques périfasciculaires est beaucoup moins développé en ce point. « Les gaines névrogliques étant très probablement le siège d'une circulation interstitielle active, la région qui nous occupe doit se trouver dans des conditions circulatoires relativement défectueuses et peut-être faut-il voir là la raison d'un certain nombre de localisations pathologiques en ce point. » (Rochon-Duvigneaud).
Dans l'œil normal, le nerf optique arrive à peu près directement sur le globe oculaire et !e traverse perpendiculairement. Il n'en est pas de même dans certains yeux pathologiques, comme dans les cas de myopie axile forte. « Le nerf optique aborde alors le globe non plus directement, mais suivant une direction oblique en dehors et en avant. Le canal scierai devient oblique dans le même sens. » (Rochon-Duvigneaud).
On peut signaler, à côté de ce mode d'entrée pathologique du nerf optique dans le globe, la disposition trouvée par Rejsek (Bibl. anat., 1893), chez certains animaux. Cet auteur a vu en effet que, dans quelques variétés de l'espèce Sciurinus (Rongeurs), le nerf optique, au lieu de traverser la sclérotique perpendiculairement, la franchissait par un trajet très oblique.
Vaisseaux du nerf optique. — Artères. — Dans sa portion intra-crûnienne, le nerf optique reçoit quelques fins rameaux de la cérébrale antérieure. Dans sa portion orbitaire, il est irrigué par de fines artérioles, émanées des artères ciliaires et de l'artère centrale de la rétine.
Cette artère, branche collatérale de l'ophtalmique, entre dans le nerf optique à 10 à 15 millimètres en arrière du globe oculaire. D'après Deyl* l'artère pénétrerait ordinairement dans le nerf par sa partie inféro-interne et non par sa partie externe, comme on le dit généralement. Un instant appliquée sous la gaine piale, elle s'enfonce ensuite entre les faisceaux nerveux et gagne le centre du nerf. Elle chemine là, à côté de la veine centrale de la rétine, qui est le plus souvent placée en dehors d'elle. Ces deux vaisseaux sont accompagnés d'un plexus sympathique improprement appelé nerf de Tiedemann. Ils sont entourés par une gaine conjonctive, dépendance de la gaine piale; cette gaine périvasculaire est isolée du nerf par un manchon névroglique.
Rappelons que, pendant la vie intra-utérine, l'artère centrale de la rétine émet une branche, l'artère hyaloïdienne, qui traverse le corps vitré pour aborder la face postérieure du cristallin. Nous signalons ici ce point qui sera plus longuement traité ailleurs (Voy. Organes des sens), parce que sur la préparation qui a servi de modèle à la figure 428 il reste un vestige de cette artère hyaloïdienne. (Sur les vestiges de l'artère hyaloïdienne, voyez Terrien, Archives d'ophtalmologie, 1898.)
Veines. ■ — Les veines du nerf optique sont tributaires de la veine centrale de la rétine et des veines ciliaires.
Lymphatiques. — Le nerf optique ne possède pas de véritables lymphatiques. Il présente cependant un riche système de canaux qui paraissent servir à la circulation interstitielle et que l'on peut considérer comme des voies lympha-
1. Deyl. Ueberden Eintritt der Arteria centralis Retinœ in don Sehnerven beim Menschen. .4)). Anz., BdXI, 1S90, p. 687-G92.
tiques. On les met facilement en évidence par le procédé des injections interstitielles. La masse forme une nappe sous-piale, mettant ainsi en évidence un espace que Key etRetzius comparent à l'espace épicérébral.Elle constitue aussi des anneaux qui s'étalent autour de chaque faisceau du nerf optique, entre les libres nerveuses et la gaine conjonctive; souvent même, quand l'injection est poussée avec quelque force, elle pénètre dans l'intérieur des faisceaux et dessine la division en fascicules (Voy. fîg. 432). Comme on le voit, la masse parait surtout se loger là où nous avons décrit du tissu névroglique. On est ainsi amené à faire jouer aux gaines névrogliques le rôle principal dans la constitution de ce réseau si particulier grâce auquel se fait la circulation interstitielle du nerf. Ajoutons que lorsque l'injection est poussée près du segment bulbaire de l'optique, elle peut fuser dans l'espace suprachoroïdal ou entre la rétine et la choroïde (Voy. Organes des sens).
Troisième paire : NERF MOTEUR OCULAIRE COMMUN
Définition. — Le moteur oculaire commun, nerf de la 3"^ paire, émerge des centres entre les deux pédoncules cérébraux. C'est un nerf du cerveau moyen ou mésencéphale. Il se distribue à tous les muscles de l'orbite, à l'exception du grand oblique et du droit externe.
Origine réelle et connexions centrales {résumé). — A. origine réellh'. Le moteur oculaire commun est formé par les prolongements cylindraxiles des cellules constituantes de cette longue série de noyaux qui s'étagent d'avant en arrière au-dessous de l'aqueduc de Sylvius (V^oy. p. 512). On a vu que ces noyaux, sur la topographie exacte desquels l'accord n'est pas encore fait, étaient les uns pairs et latéraux, les autres impairs et médians. Il est vraisemblable, encore qu'insuffisamment démontré, que, si les premiers constituent les centres moteurs des différents muscles innervés par la 3° paire, les noyaux impairs doivent plutôt être considérés comme des centres 'de mouvements associés (Brissaud). — Les fibres émanées de ces noyaux sont pour la plupart des fibres radicuîaires directes, c'est-à-dire vont au moteur commun du même côté; il existe cependant un certain nombre de fibres radicuîaires croisées.
B. CONNEXIONS CENTRALES. — Lcs ceutres pédonculaires de la 3' paire sont réunis d'une part au cortex {voie motrice centrale ou cortico-pécloncidaire), d'autre part, aux noyaux sensitifs des autres nerfs encéphalo-médullaires {voies des associations réflexes).
a) La voie motrice centrale est formée par les prolongements cylindraxiles des cellules du centre cortical moteur de la 3= paire. Ces prolongements cylindraxiles, après avoir franchi la ligne médiane, vont se terminer par des arborisations libres au niveau des cellules qui forment les noyaux pédonculaires. Le siège exact du centre cortical de la 3' paire est encore mal connu. Un fait semble cependant certain, c'est qu'il ne siège pas au niveau de la zone rolandique (sphère tactile de Flechsig). Des recherches récentes de Flechsig semblent montrer qu'il doit être situé au voisinage de la scissure calcarine, là où cet auteur place sa sphère visuelle (Voyez aussi Marinesco, Revue générale des Sciences pures et appliquées, 1898). Le trajet de la voie cortico-pédonculaire est non moins incertain; on peut pourtant considérer comme acquis qu'elle ne passe pas par la capsule interne. De plus, en raison de la situation haute des noyaux pédonculaires du moteur oculaire commun, la décussation de la voie motrice corticale de ce nerf s'accomplit bien au-dessus de la décussation de la voie corticale des autres nerfs encéphalo-médullaires, d'où la possibilité d'une paralysie alterne d'un moteur oculaire coïncidant avec une hémiplégie du côté opposé dans le cas de lésion pédonculaire (syndrome de Weber).
b) Deux des voies à' association réflexe sont bien connues : la voie opto-réflexe et la voie
1. Il \a de soi que je ne saurais indiquer ici en détail les origines réelles et les connexions centrales des noyaux du moteur oculaire commun. Le court résumé que j'en donnerai n'a pour but que de fournir un cadre destiné à être rempli par les notions plus complètes que l'on trouvera dans la première partie du tome III à laquelle il est indispensable de se reporter.
NERFS CRANIENS. 791
acoustico-réfiexe. L'une et rautre sont constituées par des fibres qui, issues des tui^ercules quadrijumeaux, font partie de cette importante voie d'association (jui porte le nom de faisceau longitudinal postérieur. Elles viennent se terminer par des arborisations libres dans les noyaux pédonculaires de la 3° paire. Les fibres de la voie opto-réflexe viennent des tubercules quadrijumeaux antérieurs où se terminent une partie des fibres de la voie optique centrale. Les fibres de la voie acoustico-réfiexe émanent des tubercules quadrijumeaux postérieurs, eux-mêmes en relation avec certaines fibres de la voie acoustique centrale (Voy. p. 51.^).
Origine apparente . — Les filets radiculaires du moteur moyen oculaire commun émergent dans la région interpédonculaire. Ils sont ordinairement distribués en deux groupes, l'un interne, l'autre externe (Vov. fig. 4.3.3).
1) Les filets du groupe interne,
groupe interpédonculaire, sor- , h -^-^^^^^m
tent immédiatement en avant de ^É^^^ m ^^^^H
la protubérance, au niveau d'un P^^^^^m^^wri*^^ ^ cârébr. jwsi.
sillon qui longe le bord interne du --/^iM^^^^^IlC^É^ Grouiye transi,.
pédoncule. Leur nombre varie de \ R. ^ % 0 v s '^
\ k - >^ ^J Groupeinterp.
0 a Ld ; les iilets antérieurs restent / ^^"^ -^^s^^Sn-r^ ~" ^, \
à environ 5 millimètres de la Jr^ " ^^^^Ê^' — ^%, ^^'°'^^-
ligne médiane; les filets posté- ^'
rieurs ne sont distants de celle-ci „ ,„„ „. .
Fig. 4.I.J. — Origine apparente
que de 2 millimètres seulement. du moteur oculaire commun (d'après Zander).
2) Les filets du groupe externe,
groupe transpédonculaire, dont le nombre est sensiblement égal à celui des filets du groupe précédent, sortent de l'épaisseur même du pédoncule. Leur surface d'implantation sur la face ventrale du pédoncule affecte la forme d'un sillon oblic[ue en avant et en dehors; l'extrémité postérieure de ce sillon atteint le bord interne du pédoncule au niveau des filets postérieurs du groupe interpédonculaire. Les lignes d'émergence des deux groupes dessinent ainsi un angle aigu ouvert en avant et en dehors (Voy. partie droite de la figure 453). Très fréquemment les filets du groupe transpédonculaire sont divisés en deux faisceaux, l'un antéro-externe plus petit, l'autre postéro-interne plus important, entre lesquels passe une artériole, émanée de l'artère cérébrale postérieure.
La plupart de nos classiques ne décrivent que les filets internes ou interpédonculaires. Les filets transpédonculaires ont pourtant été signalés depuis longtemps par Sœmmering- (1792), Meckel (1817), Valentin (1841) et enfin par Schwalbe (1881). Tout récemment R. Zander (Auat. Anz., Bd XII, 1890), et son élève Walter Symanski (Th. Konigsberg. 1896), les ont de nouveau décrits et en ont figuré les difTérentes modalités.
Varole, Vieussens et après eux Vulpian et Philippeaux ont décrit un entrecroisement des filets d'origine les plus internes du moteur oculaire commun. Cette décussation partielle des fibres radiculaires de la 3° paire existe; mais elle s'accomplit dans l'épaisseur même du pédonculç et non à l'extérieur des centres nerveux (Voy. ci-dessus : Origine réelle).
Trajet. — Aplati à son origine, le moteur oculaire commun prend rapidement la forme d'un cordon arrondi. Né un peu au-dessous d'un plan horizontal'passant par le bord supérieur de l'apophyse basilaire, il se porte d'abord en avant, en haut et en dehors. Parvenu au niveau de l'entre-croisement des deux circonférences de la tente du cervelet, il disparaît dans l'aire du triangle que limitent ces deux circonférences avec une ligne réunissant les deux apophyses clinoïdes antérieure et postérieure (Voy. fig. 434). Il s'engage là dans l'épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux. Il y chemine horizontalement d'avant en
arrière et, parvenu au niveau de la partie la plus interne de la fente sphénoïdale, il se divise en deux branches terminales.
N. opt. .. ^
Tige jAlnit.
N. mot. oc. coin.
-V. mol. oc. exl.
Carol. int.
,. Palhélique.
N. trijum.
N. recurr. Arn
- Bulbe.
. V. de Galion.
Sin. droit.
FiG. 434.
Orifices diiraux des nerfs de l'œil.
Rapports. — Le moteur oculaire commun occupe successivement l'étage jjostérieur du crâne, l'étage moyen, et enfin la fente sphénoïdale. Nous étudierons ses rapports au niveau de chacune de ces parties.
Aiù niveau de Vétage postérieur le moteur oculaire commun se glisse entre
Dure-mcre.
A. cérébr. post.
Cav. arachn.
N. mot. oc. com.
A.cérébel. sup.
Esp.sous-arach.
Pie-mbre.
FiG. 435. — Schéma de la traversée niéiiingée du moteur oculaire commun.
Tr. bai
A. vert
A. cérébr. ànt.
A. comm. ant.
" A. chor. ant.
A. comm. post.
N. mot. 00. com.
Br. a. cér. post.
A. cérebel. sup.
la face ventrale des pédoncules et le plan basilaire. Il traverse successivement la pie-mère qui se réfléchit sur lui pour former son névrilème, l'espace sousarachnoïdien et enfin l'arachnoïde qui lui constitue une gaine séreuse complète et autonome et forme môme un léger cul-de-saCj qui s'engage dans l'orilice durai dans lequel s'enfonce le mo
Triju.
A. cérébel. moy.
A. cérébel. inf, A. sp. ant.
FiG. 43G. — Rapports du moteur oculaire commun avec les artères de la base de l'encéphale.
NERFS CRANIENS.
leur oculaire commun (Voy. fig. 435). Au moment où il traverse l'espace sous araclinoïdien, le nerf passe entre l'artère cérébelleuse supérieure placée au dessous et l'artère cérébrale postérieure qui chemine au-dessus (Voy.
fig. 4.36 et fig. 437).
Au niveau de V étage moyen, le moteur oculaire commun chemine dans la paroi externe du sinus caverneux. Il est en rapport en dedans avec la carotide interne, le plexus sympathique péricarotidien et le nerf moteur oculaire externe qui baignent le plus souvent dans le sang du sinus. Le pathétique et l'ophtalmique sont placés comme la 3'- paire dans l'épaisseur de la paroi sinu-
N. pathéiiqiie frontal, nasal, lacrymal.