Faisceaux secondaires (ibid
portant de beaucoup en importance sur les éléments névrogliques, nous occuperont tout d'abord.
a) Charpente conjonctive. — La charpente conjonctive peut être regardée comme une dépendance de la gaine méningée la plus interne, c'est-à-dire de la gaine piale de la deuxième paire, sur laquelle nous reviendrons dans un instant. Elle forme une série de gaines cylindriques qui isolent les faisceaux constituants du nerf optique. Le nombre des faisceaux ainsi délimités varie de 800(Scbwalbe)' à 1200 (Deyl)^ Sur les coupes transversales (Voy. fig. 426), l'appareil conjonctif se présente sous forme d'anneaux souvent incomplets, ce qui rend parfois difficile la délimitation exacte de certains faisceaux. Sur les coupes longitudinales, il apparaît sous forme de bandes longitudinales qui courent parallèlement à l'axe du nerf et que réunissent des bandes transversales qui correspondent aux sections tangentielles.
Ces gaines conjonctives sont essentiellement formées de faisceaux parallèles à l'axe du nerf optique, faisceaux entre lesquels sont interposées des cellules conjonctives. Mais nous ne voyons pas ici ces faisceaux s'agencer en lamelles concentriques, ni les cellules former sur les deux faces de ces lamelles un revêtement endothélial continu, ainsi que cela se passe pour le périnèvre des nerfs périphériques.
b) Charpente névroglique^. — L'appareil de soutien névroglique est essentiellement constitué par des cellules névrogliques et par un réticulum que l'on s'accorde généralement aujourd'hui à regarder comme une dépendance de ces cellules. Ces éléments s'accumulent au-dessous de la gaine piale, formant là un manchon bien visible sur la figure 427, manchon qui sépare les faisceaux périphériques du nerf de la pie-mère optique. C'est Fuchs qui a le premier donné une bonne description et de bonnes figures de cette gaine névroglique sous-piale. Il la considère comme résultant de l'atrophie des faisceaux nerveux périphériques, dont la charpente névroglique aurait seule persisté. Les recherches ultérieures n'ont pas mis jusqu'ici en évidence cette régression des faisceaux périphériques de l'optique, admise théoriquement par Fuchs.
De plus au niveau de chaque faisceau, la névroglie s'interpose entre les tubes nerveux et leur enveloppe conjonctive, formant ainsi une gaine névroglique, concentrique à la gaine mésenchymateuse. Comme on le voit, l'appareil névroglique s'interpose partout entre la charpente conjonctive et les éléments nerveux. Ce n'est pas tout : des gaines qui entourent chaque faisceau partent des prolongements qui divisent ces faisceaux en fascicules. Ainsi, alors que la division en faisceaux est le fait de la disposition de l'appareil conjonctif, la division en fascicules est produite par l'agencement de la névroglie.
Gaines et espaces pérîoptiques^. — Prolongement de l'encéphale, le nerf optique est entouré comme toute partie constituante des centres nerveux, de trois membranes qui ont la même valeur que les méninges dont elles sont