NERF ACOUSTIQUE
n ,1 I • C llamulus recessus utriculœ.
Ramus vcsliljulans, 1 „ , „ ■ . .,, ,.
\ llamuliis ampullœ superioris s. sasittalis. superior s. posleridr. > „ , ,, ' u • . i-
' ( Ramulus aini)ulkc extern;e s. horizontalis.
, ( n , ■ s Ramulus sacculi.
Ramus cochlearis. R. poslerior s. s. ^ jj.^^^^^j,,^ ampullœ poslerioris s. fronlalis.
inferior s, anlerior.
R. médius. 1 Ramulus basilarit
Comme on le voit, Retzius fusionne en un tronc unique, qu'il décrit sous le nom de ramux cochlearis, la branche inférieure du nerf veslibulaire et le nerf cochléaire des auteurs français. Nous avons vu que ces deux rameaux placés cote à C(Me étaient intimement unis et, au point de vue anatomique, le mode de description de Retzius est parfaitement, justifié. Mais il y a plus; en considérant le rameau basilaire non comme une branche terminale de premier ordre, mais comme un rameau secondaire, Retzius facilite l'homologation du nerf auditif des vertébrés supérieurs avec celui des vertébrés inférieurs; nous verrons en effet dans un instant que, chez ces derniers, le nerf cochléaire, extrêmement réduit, n'a ([u'une importance très relative.
La description de Retzius n'est cependant pas sans offrir quel([ues inconvénients. Chez l'homme, comme d'ailleurs chez tous les vertébrés supérieurs, le nerf cochléaire et le nerf veslibulaire forment par leurs connexions centrales, leur distribution périphéri({ue et leur physiologie, deux systèmes si distincts ([u'il y a avantage, croyons-nous, ii les séparer, autant (pie faire se peut, dans la description macroscopique delà 8'" paire. C'est pour cela ([ue nous croyons préférable de ne pas adopter la nomenclature de Retzius.
- Anatomie comparée. — Chez certains poissons cartilagineux (ex. Cliunœra [Sélaciens], il n'existe pas trace de limaçon et le nerf vestibulaire forme à lui seul la 8"= paire. Chez la plupart des poissons osseux et chez les Dipneustes, le limaçon est représenté par une courte évagination du saccule, la lagena; à l'entrée de la lagena, se trouve une tache acoustique, à laquelle se distribue un filet très grêle, le ramulus lagenae. Mais ce rameau ne constitue pas, comme on pourrait le croire au premier abord, un nerf cochléaire rudimentaire. En effet, lorsifue la lagena commence à prendre une importance plus considérable (Amphibiens), au ramulus lagenœ vient s'adjoindre un deuxième nerf, le ramulus hasilarls; seul ce dernier répond au nerf cochléaire des vertébrés supérieurs, R. basilariset R. lagenœ coexistent chez la plupart des reptiles et des oiseaux ; mais, au fur et à mesure ({ue le premier prend plus d'importance, le second se réduit d'autant et, chez la plupart des mammifères, il fait toujours complètement défaut. Aussi est-ce à tort que certains auteurs décrivent et figurent comme une branche normale du nerf acoustique de l'homme, un filet allant aboutir à la portion initiale du canal cochléaire et qui serait l'homologue du R. lagenœ.
Le R. lagenœ n'est d'ailleurs pas la seule branche de l'acoustique qui disparaisse ainsi au cours du développement phylogénique. Chez les vertébrés inférieurs, il existe, d'après Retzius, un rameau allant se distribuer à une tache acoustique (macula neglecta) placé dans la cloison utriculo-sacculaire; c'est le ramulus neglccius. Mais, en dépit des assertions de llenle et do Reichert, ce ramulus neglectus n'existe pas chez l'homme (Retzius, Schwalbe, Cannieù'.)
Anastomoses. — Comme nous l'avons vu en étudiant le facial, la T^ et la S'' paire s'unissent par deux anastomoses, vestiges de l'union intime que présentent le facial et l'acoustique chez les vertébrés inférieurs.
Origines réelles et connexions centrales (Résumé). — Voy. p. 493 et 331. — Nous étudierons séparément les origines réelles et les connexions centrales du nerf cochléaire et du nerf vestibulaire.
I. — Nerf cochléaire. — A. Origine réelle. — L'origine réelle des fibres du nerf cochléaire se -trouve dans le ganglion spiral ou ganglion de Corti. Ce ganglion, qui sera plus longuement étudié avec l'oreille interne, est essentiellement formé de cellules bipolaires. Le prolongement protoplasmique ou cellulipéte de ces cellules vient de l'organe de
1. Canniku. Recherches sur le nerf audilil', ses rameaux et ses ganglions (Lille, 1896).
Corti. f>e prolon^-eiiionl ctMilnil forme avec ses conyénèies le nerf cochléuire. La liipolarilé des cellules de son ganglion d'origine, la situation périphérique de ce ganglion, donnent au nerf cochléaire, comme d'ailleurs au nerl' vestihulaire, une physionomie spéciale (jui rapproche ces deux nerfs de l'olfactif et les distingue au contraire des autres nerfs cérébrospinaux.
B. Connexions cknïrai.ks. — Le nerf cochléaire se dirige vers les centres. Il forme la racine externe ou inférieure du nerf acoustique. Il se termine dans deux noyaux : le iioi/iin icoustiqiie anlérieiir oX le tubercule arotistiqïie; ce sont les iwtjaux sensilifs terminaux du nerf cochléaire. — Chez certains animaux comme le chat, le noyau antérieur envoie un prolongement qui accompagne le nerf acoustique jus(|ue dans le conduit interne. Il ne s'agit pas là d'un ganglion assimilahle au ganglion de Scarpa, comme l'a dit autrefois le J^'' Coyne, mais d'une dépendance des noyaux sensitifs terminaux.
De ces noyaux parlent les fibres de la voie acoustique centrale. Ces fibres se groupent en deux faisceaux, l'un antérieur, l'autre postérieur. Le faisceau antérieur passe en avant du pédoncule cérébelleux inférieur et se dirige Iraiisversalement en dedans pour former le corps trapézoïde. Le faisceau postérieur passe en dehors, puis en arriére du pédoncule cérébelleux et arrive ainsi sous le plancher du 4" ventricule où il forme les stries acousti((ues. Ces deux faisceaux passent dans la moitié opposée de la protubérance et se réunissent eu un faisceau unique : le ruban de Heil externe. Celui-ci, verticalement ascendant, va aboutir à la sphère acoustique du cerveau, c'est-à-dirè aux circonvolutions du lobe temporal (Fleschig), Mais, chemin faisant, il abandonne de nombreuses libres à une série de noyaux, (|ui jouent le nMe de centres réflexes; ce sont : l'olive supérieure homolatérale, l'olive supérieure controlatérale, le tubercule latéral, les noyaux gris des tubercules (juadrijumeaux postérieurs. — De ces noyaux ainsi échelonnés le long de la voie acoustique centrale, parten vraisemblablement des fibres qui se mettent en rapport avec les noyaux d'origine de nerfs moteurs ; mais on ne connaît bien que celles qui émanent des tubercules quadrijumeaux postérieurs; elles font partie de cette remarquable voie d'association réflexe qui a été décrite sous le nom de faisceau longitudinal postérieur; elles se mettent surtout eu relation avec les noyaux des nerfs de l'œil (Voy. p. 7!)0).
II. — Nerf vestihulaire. — A. Oiugink hkki.i.k. — Les fibres du nerf vestihulaire ont Icu origine dans les cellules d'un ganglion placé au foiul du conduit auditif interne, le ganglion de Scarpa.
11 importe de remarquer que la plupart des auteurs admettent (lue chacune des deux branches du nerf vestihulaire possède un ganglion spécial; ils réservent le nom de ga)iglion de Scarpa au ganglion de la branche supérieure ; ils désignent sous le nom de ganglion de Bœtlcher le ganglion interposé sur le trajet de la branche inférieure *. En étudiant le nerf acoustique sur des coupes sériées, M. Cannieu (loc. cit.) est arrivé à démmitrer que le ganglion de Scarpa et le ganglion de lîtettcber n'étaient en réalité (ju'un seul et même ganglion.
Comme le ganglion spiral, le ganglion vestihulaire est formé par des cellules bipolaires, le prolongement i)rotoplasnii(|ue de ces cellules vient des taclies ou crêtes acousli(iues du saccule, de l'utricule et des trois canaux semi-circulaires; leur prolongement cylimlraxile constitue le nerf vestihulaire.
B. Connexions centrales. — Le nerf veslibulaire forme la racine supérieure ou externe du nerf acousticfue. Il conlourne la face externe et le bord postérieur du pédoncule cérébelleux inférieur et arrive ainsi sous le planclier du 4" ventricule. Chacune de ses flbres se divise alors en deux branches : l'une, courte et boiizonlale, l'autre longue et verticale. Les Ijranches horizontales se terminent ilans le noyau postérieur c[ \enoyau de Deitcrs. Les branches verticales forment un faisceau descendant (racine ascendante de Hollei', racine descendante de Cbarpy) qui se termine dans une colonne de substance grise (nogaa de la racine descendante). — De ces trois noyaux sensitifs terminaux dn nerf vestihulaire, i)artent des fibres qui franchissent la ligne médiane et vont se réunir à la voie sensitive centrale du côté opposé. Le point de l'écorce oii elles vont aboutir n'est pas encore exactement connu. — Le nerf vestihulaire présente également d'importantes connexions avec le cervelet. Mais ces connexions sont-elles directes, ou, en d'autres termes, certaines fibres du nerf vestihulaire passent-elles directement dans le pédoncule cérébelleux inférieur ? Sontelles au contraire indirectes, c'est-à-dire établies par des fibres émanées des noyaux sensitifs terminaux du nerf veslibulaire? La question n'est pas encore tranchée,
1. Testut donne le nom de ganglion de l^d'llrhci' ;i uni' inlniiii'sciMice uangliunnaii'c placée sur un Tzlol qui irait aboutir à la portion vestibulah-e du canal iKchli-aiir ( \'oy. 'r('>;liil, Aiuil. Ji'un., V éilil. t. Ifl, p. Il7'i et lig. 9'20).NoLis avons vu que la plupart desauleiirs adun'iicnt tli'iinis lii^lziiis qur ce lilet fait dérautoliozl'hDmme.
Neuvième paire : NERF GLOSSO-PHARYNGIEN
Si/)i. : Portio iiiinor s. n. lingualis pnris oct;ivi.
Définition. — Le glosso-pharyngien, ou nerf de la 0" paire, est un nerf mixte, moteur et sensitif. Nerf moteur, le glosso-pharyngien intervient dans l'innervation des muscles du pharynx, des muscles du voile du palais et de certains muscles de la langue. Nerf sensitif, il prend part à l'innervation de la muqueuse du pharynx et surtout de la muqueuse linguale, à laquelle il donne à la fois la sensibilité générale et la sensibilité gustative.
Origines réelles et connexions centrales (Résumé) (Voy. p. 490). — Le glosso-pharyiifiicn conlient des fibres motrices et des fibres sensitives, qu'il nous faul étudier sépnréiiieul, au point de vue de leur origine réelle et de leurs connexions centrales.
I. Fibres motrices. A) Origine réelle. — Les fibres motrices sont formées par le prolongement cylindraxile des cellules de la partie supérieure du nucleus ambiguus. On sait <|ue ce noyau, situé dans l'épaisseur de la l'ormation réticulée du bulbe, en arrière de l'olive, est commun aux 9°, 10'= et W' paires et qu'il prolonge vers l'encéphale le groupe cellulaire antéio-externe des cornes antérieures de la moelle. Parties de ce noyau, les fibres radiculaires motrices du glosso-pbaryngien, dont quefijucs-unes ont une origine croisée (dajal), se portent en arrière pour se joindre aux fibres sensitives'.
H) (loNXExiONs CENTRALES, — Le Centre rortlcal de la portion motrice de la !)'• paire est encore mal connu. La voie rortlro-bulhaire suit la voie pyramidale et aboutit après décussation au noyau bulbaire.
II. Fibres sensitives. A) Origine réelle. — Les fibres sensitives du glosso-pharyngien ont, comme toutes les fibres sensitives, leur cellule d'origine hors des centres. Ces cellules se groupent en deux amas ganglionnaires, le ganglion d'Andersch et le ganglion d'Ehrenritter, (|ue nous décrirons plus loin au point de vue macroscopi([ue. (Jes cellules sont des cellules unipolaires avec prolongemeni unique bifurqué en T. Une des branches, prolongement cellulipète ou protoplasmique, se dirige vers la périphérie et aboutit au territoire muijueux du glosso-pharyngien. L'autre, prolongement cellulifugeou cylindraxile, se dirige vers les centres.
B) Connexions centrales. — En arrivant dans le bulbe, chai(ue prolongement cylindraxile. émané des cellules des ganglions du glosso-pharyngien, se divise en deux branches : l'une horizontale, courte, qui aboutit à la partie supérieure du noyau de V aile grise -^ l'autre verticale, (jui descend pour constituer avec ses congénères le faisceau solitaire et se distribue à la partie supérieure de la colonne grise annexée à ce noyau. De ces noyaux {noyaux sensilifs lertiiina-Kx), partent des fibres qui, après décussation, se joignent à la voie sensitive centrale et se terminent en une région de l'écorce encore indéterminée.
Origine apparente. ■ — Le glosso-pharyngien naît du sillon collatéral postérieur du bul])e ou sillon des nerfs mixtes; à ce niveau, il émerge par cinq ou six lîlets, assez lâchement unis entre etix et séparés par une veinule des faisceaux du pneumogastrique qui s'étagent immédiatement au-dessous.
Trajet. — Les filets d'origine du glosso-pharyngien ne tardent pas à se fusionner en un tronc unique. Celui-ci se dirige presque horizontalement en avant et en dehors vers le trou déchiré postérieur. Il s'engage dans la partie la plus interne de ce trou et arrive ainsi hors du crâne. Il devient alors vertical, puis oblique en bas et en avant, décrivant dans son ensemble une courbe assez régulière, à concavité regardant en avant et en haut (Voy. fig. 494). Il arrive à la base de la langue où il s'épanouit en filets terminaux.
1. Van Geliuctiten a récemment publié, dans le .Journal de Neurologie, une série de recherches qui modifient les idées généralement admises sur les origines des libres motrices du nerf glosso-pharyngien. D'après V. G. : 1° Le nucleus ambiguus appartiendrait exclusivement au pneumogastrique et les fibres de la 9' paire viendraient d'un amas cellulaire placé au-dessus et en dedans de ce noyau ; — • 2° le noyau de l'aile grise serait un noyau moteur commun aux 9° et 10° paires. Le gl. ph. n'aurait donc qu'un seul noyau sensitif terminal : le noyau du faisceau solitaire. (Voy. Journal de Neurologie de 1898 et 1899).
Ganglions. — Sur le trajet du ylosso-pharyngien se trouvent deux ganglions : Tua principal, le (janglton trAndersc/i, l'autre accessoire, \e (janglion (fEhrenrilter.
a) Le ganglion d' Andcrsch (ganglion principal, ganglion inférieur, ganglion pétreux), est placé au niveau du point où le glosso-pharyngien traverse le trou déchiré postérieur. Tantôt ferme, arrondi, bien limité, tantôt au contraire plus mou, plus diffus et d'aspect plexiforme, il a ordinairement une coloration
Cl. n. pair. Slip, fin III. luU: ' ■: .,
G. si^lu'ii. palat.
P. 11. pc'tr. prof
(r 11 pttt pi 0/
h Lttiot tymp.
Cr. f.ij.rv. sup. -
Cdrol. cxl. .
'S' n. cerv. -
l'ucumog
Fie. 494. — Nerf glosso-ph.nyngioii. — D'après llirsi-lil'eld.
grisâtre. 11 coiffe le léger coude saillant en avant que forme le glosso-pliaryngien au moment où il sort du crâne. Tl est en grande partie logé dans une j)elite fossette, la fossette pyramidale. On avu (Ostéologie, p. 458) que celle-ci était creusée sur la face inférieure de la pyramide pétreuse, en dedans delà fosse jugulaire, en arrière de l'orifice inférieur du canal carotidien et qu'au njveau de son sommet venait déboucher l'aqueduc du limaçon.
b) Le ganglion d'Ehrenritter est situé à 2 ou 3 millimètres au-dessus du ganglion d'Andersch. Encore appelé ganglion supérieur, ganglion accessoire, ganglion de Muller, ce renflement ganglionnaire a été pour la première fois décrit par Ehrenritter • . De forme ovoïde, de coloration rougeâtre, il est notablement plus petit que le ganglion d'Andersch.
Souvent indépendant de ce dernier, il lui est quelquefois uni par une
1. EiiuENRiTTER. Salzhurgnr mccViz. cliirurij . XciluiiQ , 1799, t. V, p. 3l9-3'20.
NERFS CRANIENS.
Irainée ganglionnaire plus ou moins nette. Comme nous l'avons vu, l'un et l'autre ont la même signification morphologique et sont formés par des cellules à fibres en T, neurones d'origine des fibres sensitives du glosso-pharyngien.
Rapports. — Nous étudierons successivement les rapports du glosso-pha-
Cnrnet inf. ,
Ptcryg. inl Périsi. exl
Pcrisl. int Carol. int
N. glos. phnryn
M. dr. mil N. gr. hypogl
N. spin
N. facial
A. verlébr
Condy. nccîp
Bulbe
Cervelet
P. dr. post G. dr. posi
FiG. 495. — Coupe transversale de la têle passant par un peu au-dessus de la pointe de l'apophyse mastoïde (segment inférieur de la coupe). Ce, schéma a été dessiné d'après une coupe exécutée sur un sujet congelé; la coupe interesse la partie supérieure de l'espace latéro-pharvngien.
lyngién dans le crâne, dans le trou déchiré postérieur et hors de la cavité crânienne.
1" Dans, le crâne, le glosso-pharyngien est en rapport : en avant, avec le tubercule occipital placé à la jonction du corps de l'occipital et des masses latérales; en arrière, avec le lobule du pneumogastrique ou flocculus; on bas, il est adjacent au pneumogastrique ; en haut, un espace angulaire à sommet bulbaire le sépare du faisceau formé par le facial, l'intermédiaire de Wrisberg et l'acoustique (Voy. fig. 512, p. 896).
A sa sortie de l'encéphale, le glosso-pharyngien traverse successivement ; la pie-mère, le tissu sous-arachnoïdien et enfin l'arachnoïde, qui lui constitue
LES NEHFS.
un manchon séreux qui oonlient en inème temps le pneumogastrique et le spinal (Voy. fig. 476). La pie-mère se réfléchit sur le nerl' pour former son névrilème ; le tissu sous-arachnoïdien et le manchon arachnoïdien se prolongent jusqu'au trou déchiré postérieur. Au fond de la fossette pyramidale, l'espace sous-arachnoïdien et peut-être la cavité arachnoïdienne communiquent avec les espaces périlymphatiques de l'oreille interne par l'aqueduc du limaçon.
2° Aie niveau du trou déddrê postérieur, le nerf glosso-pharyngien occupe l'extrémité antéro-interne de cette fente. Un petit pont fibreux le sépare du pneumogastrique, du spinal et de la jugulaire interne qui occupe la partie externe de l'orifice. Le sinus pétreux inférieur sort ordinairement du crâne en
Langue.
M. gloss.staph.
Amygdale.
M. pharyngo.
slaph.
A. carol. int.
M. g. dr. ant.
N. pneumog.
G. cervic. sup.
yl. verlébr.
Masséler.
N dent. inf.
M pléryg. int.
M 'ityl. glos.
M styl.pharyng.
1 carot. exl.
N qr. hyp.
1/ 'ilyl. hyoïd.
Jiig. int.
M digaslr.
1/ stem. cl.
mast.
M scaléncs.
l Mc<iJcv
Fio. 490. — Cou])e transversale de la tète passant par l'amygdale.
(Segment inférieur de la coupe.)
Ci'tle coupe a été exécutée sur le même sujet que la précédente et, comme elle, légèrement schématisée. — La jugul. externe intra-parotidienne et le glosso-pharyngien, placé sur le côté externe de la carotide interne n'ont pas été désignés par un trait.
dedans du glosso-pharyngien, auquel il est immédiatement adjacent; au-dessous du trou déchiré, il prend les caractères d'une veine et croise perpendiculairement la face antérieure du glosso-pharyngien, ainsi que celle du pneumogastrique et du spinal avant de se jeter dans le golfe de la veine jugulaire.
3° Dans sa portion extra -crânienne, le glosso-pharyngien décrit une courbe dont la concavité regarde en haut et en avant. On peut, au point de vue des rapports, considérer cette portion extra-crànienne comme formée de deux segments, l'un vertical, l'autre horizontal.
a) Le segment vertical est contenu dans l'espace latéro-'pharyngien postérieur.
Je crois utile de rappeler ici brièvement la constitution de cet espace dans lequel cheminent sur une étendue plus ou moins longue, à leur sortie du crâne, les (juatre dernières paires crâniennes. Encore appelé espace sous-parotidien postérieur, il est limité de la façon suivante : en arrière, par les apophyses transverses des vertèbres cervicales supérieures doublées par les muscles prévertébraux; en avant, par un plan musculaire, formé
NERFS CRANIENS. 869
par le digastrique elles trois muscles slyliens, et prolongé jusqu'au pharynx par un feuillet aponévrotique qui comble l'espace angulaire qui existe entre le stylo-pharyngien et la paroi pharyngée; en dedans, l'espace est limité par le pharynx; en dehors, il se prolonge derrière le plan des muscles styliens et le digastrique jusqu'à la face profonde du sterno-cléidomastoidien; en haut, il répond à la zone pétreuse de la base du crâne; en bas, enfin il communique largement avec la région carotidienne (Voy. i\g. 495 et 49G).
Dans cet espace, le nerf glosso-pharyngien est d'abord situé en arrière de la carotide interne; mais il ne tarde pas à gagner la face externe de cette artère qu'il croise à angle très aigu. Le pneumogastrique, verticalement descendant et appliqué contre la face postéro-interne de la jugulaire interne, verticale comme lui, est en dehors de la 0*' paire. Le grand li3'poglosse est à ce niveau nettement postérieur. Le spinal, d'abord voisin du glosso-pharyngien dont le sépare le pneumogastrique, s'écarte de ces deux nerfs à angle aigu pour gagner la face profonde du sterno-mastoïdien. Le ganglion cervical supérieur du sympathique, en contact avec la paroi postérieure de l'espace, est séparé de la 9*^ paire par une étendue de plusieurs millimètres; par contre, la plupart des fdets afférents du plexus carotidien interne croisent la face interne du glosso-pharj^ngien. — Nous ne faisons que signaler pour mémoire les rapports avec d'autres organes moins importants de l'espace sous-parotidien postérieur : l'artère pharyngienne ascendante et de nombreux ganglions lymphatiques.
b) Le segment horizontal, après avoir croisé la carotide interne, en passant en dehors d'elle, coupe oblic[uement la face externe du muscle stylo-pharyngien et arrive à la base de la langue en suivant la face profonde du muscle stylo-glosse.
Distribution. — Le nerf glosso-pharyngien fournit de nombreuses branches que l'on peut diviser en branches collatérales et branches terminales.