V. vert
FiG. 501. — Rapports du pneumo-gastrique au niveau de l'orifice supérieur du thorax.
gastrique droit descend sur le flanc droit de la trachée, en arrière du tronc brachio-céphalique et de la veine cave supérieure, — Le pneumogastrique gauche croise la face antérieure et gauche de la crosse aortique ; il est recouvert en avant par la plèvre médiastine gauche. Il émet à ce niveau le nerf récurrent qui s'enroule autour de la face inférieure de la crosse aortique.
3) Au niveau de la bifurcation de la trachée, les deux pneumogastriques se dissocient en un véritable plexus à mailles irrégulières. Ces deux plexus sont appliqués sur la face postérieure de la bronche correspondante ; en arrière ils sont recouverts, le droit par la partie terminale de l'azygos, le gauche par la partie initiale de l'aorte descendante. Au niveau du bord supérieur des deux bronches, les nerfs vagues sont en contact immédiat avec les ganglions
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intertrachéo-bronchiques droits et gauches. Meunier' a récemment montré l'intérêt de ce rapport, pour expliquer certains accidents pulmonaires, survenant au cours de l'adénopathie trachéo-bronchique.
4) Au-dessous de la bifurcation de la trachée, les deux pneumogastriques s'appliquent sur l'œsophage. Le droit se place sur la face postérieure de ce conduit, dont le gauche occupe la face antérieure. Les deux nerfs sont souvent dissociés en plusieurs cordons parallèles, anastomosés entre eux, entourant l'œsophage d'un véritable réseau.
V. Portion abdominale. — Dans l'abdomen les deux pneumogastriques ont un trajet absolument différent :
Le pneumogastrique gauche descend en avant de la portion abdominale de l'œsophage et, arrivé sur la face antérieure de l'estomac, se termine en formant un plexus que nous décrirons plus loin sous le nom de plexus gastrique antérieur.
Le pneumogastrique droit est d'abord appliqué sur cette portion de la face postérieure de l'estomac, qui avoisine le cardia et qui est dépourvue de péritoine. Il se porte ensuite à droite et chemine sous le feuillet postérieur de l'arrièrecavité des épiploons, en avant de l'aorte abdominale, pour gagner l'angle interne du ganglion semi-lunaire droit, dans lequel il se termine (Voy. fig. 502). On verra plus loin que le grand splanchnique droit aboutit à l'angle externe de ce ganglion. Pneumogastrique et grand splanchnique forment une anse connue sous le nom à'anse mémorable de Wrisberg.
Anomalies du tronc du vague. — Le pneumogastrique peut se dédoubler, dans sa portion cervicale, en deux cordons parallèles (Andersh, Henle). — Il peut cheminer en avant des g-ros vaisseaux (Dubreuil, Cruveilhier, Malgaigne, etc., etc.). — Il peut s'accoler au cordon du sympathique cervical. Longet l'a vu adhérer d'une façon intime au ganglion cervical supérieur. Il n'est pas sans intérêt de rappeler, à ce propos, que, chez certains animaux, comme le chien, cette pseudo-fusion du sympathique cervical et du pneumogastrique constitue la disposition normale.
Distribution. — Le pneumogastrique fournit un grand nombre de branches que l'on peut diviser, d'après leur point d'origine, en branches cervicales, branches thoraciques et branches abdominales.