‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 264 sur 368 · I., , , . V ^5 interrompent dans · texte numérisé non relu

I., , , . V ^5 interrompent dans

Muqueuse du voile du palais et des/ |g o-ano-lion fosses nasales i ° ° Glande sous-maxillaire et muqueuse ] ^^ ^ linguale (corde du tympan). . . ./

Fibres sensitives pour la muqueuse nasale et la l Ne s'interrompent pas mutiueuse du voile \ dans le ganglion.

GANGLION OTIQUE.

Syn. : Ganglion d'Arnold.

Le ganglion otique a été découvert par Arnold en 1826. 11 affecte la forme rd'un petit nodule aplati, appliqué contre la face interne du nerf maxillaire inférieur immédiatement à sa sortie du trou ovale. Son diamètre est d'environ 4 millimètres. Par sa face externe, le ganglion otique répond au tronc du maxillaire inférieur ; sa face interne est immédiatement appliquée contre la portion cartilagineuse de la trompe ; à un ou deux millimètres du pôle postérieur du ganglion monte l'artère méningée moyenne.

Le ganglion otiqiie présente à considérer des rameaux afférents ou racines et des rameaux efferents.

Rameaux afférents ou racines. — Les rameaux afférents du ganglion olique sont au nombre de quatre ; ce sont: 1° le petit nerf pétreux superficiel, 2" le petit nerf pétreux profond, 3» des filets émanés du maxillaire inférieur et 4° un filet sympathique, issu du plexus qui entoure l'artère méningée moyenne.

1° Le petit nerf pétreux superficiel se détache du genou du facial, à côté du grand nerf pétreux superficiel; il chemine dans un canalicule osseux parallèle à celui qui contient le grand nerf pétreux et débouche sur la face endocrânienne antérieure du rocher, à un ou deux millimètres en dehors du grand nerf pétreux

superficiel. Il se réunit à ce niveau au petit nerf pétreux profond, puis sort du crâne en passant tantôt par la su-

■°P^' -iÇT'^ .;-;-' jjp, N rccurr. ^^^^ sphéiio-pétreuse, tantôt

N. max. sup. ....,^^^__^ /^^^^ ^- '"• '"'• "^"'''- par un canalicule spécial placé

Fii.dumax.mf. __ iLi ^#;*===^=^ "' ' ' ' en arrière et en dedans du

.1. mon. moy.

,, ,. . , /x,B>s^\-.ffl^ trou ovale (Canaliculus inno-

.....iV. auric. temp. miiiatus) ; il se termine au

N.périst.ext / / [/|/ --f - -.—Corde tymp. niveau du pôle postérieur du

A^. dent. inf. ganglion otique.

2° Le petit nerf pétreux

profond est une des six bran- FiG. 528. — Le san"lion otique et ses branches i , • i i ci

vus par leur face interne. «hes terminales du nerf de

Comparez avec la figure 465. Jacobson. Il sort de la caisse

du tympan par un conduit

ciui l'amène dans le crâne à côté du nerf précédent avec lequel il se fusionne

pour gagner avec lui le ganglion d'Arnold.

3° Les filets fournis par le nerf maxillaire inférieur sont ordinairement au nombre de deux; très courts et très grêles, ils réunissent le bord supérieur du ganglion à la face interne du maxillaire inférieur.

4° Le filet sympathique, fourni par le plexus qui entoure l'artère méningée moyenne, se détache de ce plexus un peu au-dessous du ganglion ; il aboutit au pôle postérieur de celui-ci. Il importe de remarquer que l'existence de ce filet sympathique n'est pas admise par tous les auteurs. Rauber, notamment, prétend que le filet en question n'est en réalité qu'une fine artériole que la méningée moyenne envoie au ganglion otique.

Rameaux efferents. — Le ganglion otique émet plusieurs rameaux efîérents qui vont se jeter dans les nerfs voisins du ganglion. Ce sont :

1° Des filets anastomotiques pour les deux racines du nerf auriculo-temporal ;

2" Un ou deux filets qui aboutissent à la corde du tympan.

3° Une anastomose pour le rameau méningé du maxillaire inférieur ;

4° Un filet qui va se jeter dans le nerf buccal (Rauber).

3° Enfin trois ramuscules très grêles qui vont aboutir aux nerfs du ptéry-

NERFS CRANIENS. 921

goïdien interne, du péristaphylin externe et du muscle interne du marteau que nous avons décrit comme naissant par un tronc commun du nerf maxillaire inférieur.

On décrit souvent ces nerfs du ptérygoïdien interne, du péristaphylin externe et du muscle interne du marteau comme émanant du ganglion otique. Les dissections déjà anciennes de ;\Iuller et de Schlemm, confirmées par celles plus récentes de Rauber ont fait justice de cette opinion. Comme le montre bien la figure 528 qui représente un ganglion otique isolé et légèrement grossi, ces trois rameaux moteurs ne présentent avec le ganglion otique que des rapports de contiguïté. Celui-ci se borne ù envoyer à chacun de ces nerfs un filet de renforcement très grêle.

Variétés. — Le ganglion otique peut manquer et être remplacé par des amas cellulaires placés sur le trajet des nerfs qui entrent en connexion avec le ganglion normal. (Ch. Weigner. Le ganglion otiqjje, Bibliogr. anat., 1898, 6°fascic., p. 302.)

Branches anormales du ganglion otique. — Du ganglion otique peuvent partir anormalement :

1° Un rameau qui pénètre dans un canalicule osseux qui famène dans le canal vidien ; il se divise là en deux filets dont l'un suit dans le nerf vidien un trajet récurrent et aboutit au ganglion géniculé (?) et dont l'autre gagne le ganglion sphéno-palatin. Ce rameau constitue le nervus sphenoïdalis internus de Krause.

2" Un rameau qui pénètre dans le crâne par le trou petit rond et se termine dans le ganglion de Casser d'après Krause, dans le nerf récurrent du maxillaire inférieur d'après Rauber. Krause donne à ce rameau le nom de nervus sphenoïdalis externus.

3° Un filet pour les cellules sphénoïdales (Fœsebeck).

4" Des filets pour la portion cartilagineuse de la trompe (Rauber).

Systématisation. (Résumé.) — La signification physiologique des libres qui aboutissent au ganglion otique ou émanent de ce ganglion est encore mal connue. Cependant, on s'accorde généralement à admettre, depuis les recherches de Vulpian, qu'il est le lieu de passage des fibres sécrétoires de la parotide. Ces fibres auraient le trajet suivaut : facial, petit nerf pétreux superficiel, ganglion otique, nerf auri- ^"^" ''- . ^chema culo-temporal; bien entendu, les libres émanées du facial se termine- J'u trajet suivi par raient dans le ganglion et seraient prolongées jusqu'à la glande par les hbres secretoires un deuxième neurone. ^I"'^ ^^ ^^".^^ •5"^°^*'

Il est intéressant de remarquer à ce propos que c'est le nerf facial ''' parotide, qui apporte aux différents ganglions du sympathique céphalique leurs

libres sécrétoires. Nous avons vu qu'il fournissait au ganglion sphéno-palatin, par l'intermédiaire du nerf vidien, les fibres sécrétoires de la glande lacrymale et des glandes nasales et palatines. De même il donne au ganglion otique les fibres sécrétoires de la parotide et peut-être celles des glandes delà joue; celles-ci quitteraient le ganglion par l'intermédiaire de l'anastomose qu'il fournit au nerf buccal. Enfin, c'est encore le facial qui fournit aux ganglions sous-maxillaire et sublingual les fibres sécrétoires des deux glandes correspondantes (Voir plus loin).

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