‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 275 sur 368 · BRANCHES POSTÉRIEURES DES 4, 5% 6", T ET 8« NERFS CERVICAUX · texte numérisé non relu

BRANCHES POSTÉRIEURES DES 4, 5% 6", T ET 8« NERFS CERVICAUX

A partir du 4^ nerf cervical, le diamètre des branches postérieures devient ])eaucoup plus faible que celui des branches antérieures; il parait même diminuer graduellement jusqu'à la première dorsale, de telle sorte que les trois branches inférieures sont les plus grêles. Les branches postérieures se séparent du nerf rachidien correspondant à l'origine de la gouttière creusée sur la face supérieure des apophyses transverses cervicales. Tandis que les liranches antérieures se placent dans cette gouttière, les branches postérieures font un angle

presque droit avec le tronc qui leur a donné naissance, se dirigent brusquement en arrière et contournent, dans la rainure tracée à leur base, les apophyses articulaires supérieures de la vertèbre sur laquelle elles reposent. Elles apparaissent alors entre les tendons d'insertion aux apophyses transverses du grand complexus en dehors et du transversaire épineux en dedans, et parcourent, avec un trajet nettement descendant, d'avant en arrière et de dehors en dedans, l'interstice qui sépare ces deux muscles. C'est dans cet espace, et sur le côté externe du transversaire épineux, qu'elles se divisent en rameau externe et en rameau interne. Les Q", 7'= et 8'^ branches, avant de s'engager entre le grand complexus et le transversaire épineux, passent sous les chefs d'insertion de ce dernier muscle aux apophj'ses transverses cervicales. Voyons maintenant quelle est, en général, la distribution de chacun des deux rameaux d'une branche postérieure cervicale :

1" Rameau externe. — Exclusivement moteur, le rameau externe embrasse dans une courbe à concavité dirigée en dehors le grand complexus qu'il innerve, et se distribue en filets terminaux au petit complexus, au transversaire épineux et au splénius.

2° Rameau interne. — Ce rameau est musculo-cutané. Aussitôt après s'être séparé du précédent, il se dirige en dedans, perfore le splénius et le trapèze tout près du ligament cervical postérieur, et donne alors ses ramifications terminales qui sont caractérisées par leur trajet récurrent en dehors. Les filets moteurs naissent dans les interstices musculaires, et se rendent au transversaire épineux, au grand complexus, à l'interépineux et à l'épiépineux. Les filets sensitifs innei-vent les territoires cutanés postérieurs du cou. Ceux des 6*^, 7« et 8*= branches postérieures s'étendent vers la racine du membre supérieur jusqu'au voisinage de l'acromion, et se distribuent à la peau de la région située au-dessus de l'épine de l'omoplate. Nous avons toujours constaté, qu'au moment où le rameau interne traverse les boutonnières aponévrotiques du trapèze il fournit, en outre des filets sensitifs dont il vient d'être question, un ramuscule très grêle qui va se perdre dans les téguments qui recouvrent les apophyses épineuses. L'existence de ce petit filet cutané n'est pas signalée dans les traités classiques, et il n'est pas figuré dans les atlas d'Hirschfeld et de Bourgery.

Bibliographie. — Tuolaud. Branches postérieures des nerfs cervicaux. Journal de TAnatomie, J899, n° 1.

Page 1